Trois grosses vagues avant les Jeux

Gabriel Beauchesne-Sévigny et son coéquipier Ben Russell devront... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Gabriel Beauchesne-Sévigny et son coéquipier Ben Russell devront gagner l'épreuve de C2 sur 1000 mètres afin d'éviter le couperet.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Son rêve olympique pourrait se retrouver à l'eau dès les prochains jours. Gabriel Beauchesne-Sévigny le sait trop bien.

Le canoéiste gatinois d'origine trifluvienne participera aux essais nationaux dès mercredi à Lake Lanier, en Géorgie. Son coéquipier Ben Russell et lui devront gagner l'épreuve de C2 sur 1000 mètres afin d'éviter le couperet.

«C'est la première de trois étapes à franchir pour se qualifier en vue des Jeux, explique-t-il au bout du fil.

L'équipage victorieux accédera ensuite aux sélections continentales, qui auront lieu au même bassin dans une quinzaine de jours. Encore là, Beauchesne-Sévigny et son ami néo-écossais devront terminer premiers.

Ce n'est pas tout.

Il restera deux étapes de la Coupe du monde en juin en République tchèque et au Portugal afin de gagner la faveur de la grosse gomme de Canoë-Kayak Canada.

«Ce n'est pas le meilleur scénario, avoue Beauchesne-Sévigny. Ça aurait été beaucoup mieux de se qualifier l'an dernier.»

Mais Russell et lui n'ont pu faire mieux qu'une neuvième place aux championnats du monde en Italie. Seulement les six premières paires obtenaient leur billet pour Rio.

«C'est notre dernière chance. Nous sommes mis au peid du mur. Il n'y a plus de place à l'erreur, reconnaît l'athlète âgé de 31 ans.

«Mais cela nous a motivés tout l'automne, l'hiver et ce printemps à l'entraînement. Oui, c'est stressant, mais j'ai appris à repousser mes limites. Je me sens bien. Je suis confiant. Nous avons amélioré notre technique, notre force physique et notre stratégie par rapport à l'an dernier.»

Et 2015 n'avait pas été une saison vilaine.

Le duo avait gagné notamment l'or aux Jeux panaméricains, à Toronto. Plus tôt dans l'été, le diplômé en ingénierie avait remporté quatre médailles sur le circuit de la Coupe du monde, en Europe.

Beauchesne-Sévigny a déjà indiqué qu'il s'agit de son dernier cycle olympique. Il a participé aux Jeux en 2008 à Pékin.

Il y a quatre ans, une présence à Londres lui avait glissé entre les mains.

«Je suis en paix avec moi. Je n'aurai aucun regret, peu importe ce qui arrive. J'ai fait de bons choix dans les dernières années. J'ai dédié ma vie à l'entraînement et je suis allé jusqu'au bout.»

Peut-être que dame nature lui donnera un coup de pouce cette semaine à Lake Lanier.

Les plus récentes prévisions météorologiques prévoient un front froid et du vent.

De quoi encourager Gabriel Beauchesne-Sévigny.

«Avec mon expérience, j'ai une coche au-dessus des autres pour gérer une course dans des conditions pas faciles comme ça.»

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