Le retour de l'enfant prodigue du golf

Pierre Charette a accepté un contrat d'un an... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Pierre Charette a accepté un contrat d'un an comme directeur général du club Outaouais de Clarence-Rockland.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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La vente du club Mont-Cascades et la fermeture - temporaire on l'espère - du club Montpellier sont deux des grosses nouvelles ce printemps dans le petit monde du golf de l'Outaouais.

Dans l'Est ontarien, il y en a aussi une assez grosse : le retour de l'enfant prodigue Pierre Charette au club Outaouais de Clarence-Rockland.

Le tout nouveau membre du Temple de la renommée du curling a accepté un contrat d'un an comme directeur général et professionnel en chef de ce club où il avait fait ses débuts dans l'industrie du golf. Il y avait travaillé pendant 15 ans, quittant en 1999 en raison d'une mésentente avec le conseil d'administration concernant un plan de remodelage du troisième neuf du club - l'ancien parcours Rouge.

« J'ai grandi à l'Outaouais, j'y ai eu mes enfants et je pensais bien rester là jusqu'à la fin de mes jours. Quand j'ai quitté en 1999 avec encore deux ans à mon contrat, c'était parce que je n'aimais pas la direction que le club avait pris. Finalement, ils ont fait la rénovation du Rouge (devenu le parcours Est) en 2003 et ça a coûté beaucoup plus cher que ce que j'avais suggéré quatre ans plus tôt. Depuis, le club se retrouve dans une situation financière précaire. J'y retourne sur un coup de coeur beaucoup plus qu'un coup de tête, afin de trouver une solution à long terme », confiait-il jeudi.

Même après son départ, Charette était demeuré impliqué dans le club en tant qu'actionnaire. Alors qu'il a travaillé successivement à l'Héritage de Notre-Dame-de-la-Paix et au Royal Papineau, puis au Château Cartier, dont il garde la gérance (il s'est aussi occupé du Vieux-Moulins l'an dernier), il se tenait toujours au courant des développements à l'Outaouais.

Face à l'endettement du club, une réunion spéciale a été convoquée l'été dernier et Charette a alors proposé la création d'un comité de gens d'affaires intéressés à trouver une solution.

Une fois que la saison sera lancée à l'Outaouais, probablement la semaine prochaine, Charette va s'atteler à la tâche de former une nouvelle entité qui achèterait le club de golf à la fin de l'été, permettant ainsi d'éliminer une dette qui s'élève à environ 3 millions $.

« Le but est de ramasser 4 millions $ auprès des actionnaires actuels, de membres qui ne sont pas actionnaires et de gens d'affaires du coin qui ont ce parcours à coeur, et il y en a beaucoup. Cela permettrait d'éliminer la dette et d'avoir ensuite 1 million $ en banque... C'est mon plus gros défi depuis que je suis dans le golf, et j'espère bien que ce sera mon dernier. Si je n'y croyais pas, je ne serais pas ici. Mais c'est tellement une belle place », dit le golfeur de 60 ans originaire de Masson.

Excellent potentiel

Pierre Charette pense que le potentiel du club vieux de 55 ans est encore excellent considérant que la compagnie EQ Homes, la même qui opère le club eQuinelle de Kemptville, est en voie de lancer un développement de 2000 maisons à moins d'un kilomètre du club.

Pour l'aider à gérer les opérations quotidiennes du club, Charette a rapatrié son ancien assistant Marc Lacombe, qui travaillait dans un GolfTown d'Ottawa, en plus d'embaucher Martin Bertrand, un ancien pro aux clubs Gatineau, Ottawa Hunt et Rivermead. Il a aussi donné plus de responsabilités au gestionnaire principal au Château Cartier, Alexandre Rousseau, en poste depuis une dizaine d'années à cet endroit.

Charette demeure aussi à la tête de la compagnie Golf Xtra, fusionnée récemment avec Corporate Golf pour devenir Golf Sélect.

Début de synergie entre le Tecumseh et le Mont-Cascades

N'allez pas dire à Pierre-Hugues Fortin que l'industrie du golf est en récession.

L'homme d'affaires gatinois est beaucoup trop occupé à installer une nouvelle synergie entre ses deux clubs, le Tecumseh de Gatineau acquis l'an dernier et le Mont-Cascades de Cantley dont il deviendra officiellement le propriétaire le 1er mai.

« Je crois au sport, je suis confiant et convaincu qu'il y a un avenir très prometteur pour le golf. Il suffit de le rendre accessible aux jeunes et aux jeunes familles. Il faut être innovateur », a-t-il raconté en marge d'un cinq à sept tenu pour informer les membres du Tecumseh des nouveautés pour la saison 2016.

Parmi celles-ci, il y aura la possibilité pour les membres des deux parcours du « Groupe Fortin Golf et Immobilier », compagnie nouvellement enregistrée, d'aller d'un club à l'autre à coûts réduits lorsque l'un ou l'autre accueillera des tournois.

 Il y a également un forfait pour être membre des deux clubs.

Innovation pour la prochaine saison, un enfant de moins de 17 ans pourra jouer gratuitement sept jours sur sept s'il est accompagné d'un adulte ayant acheté son droit de jeu.

« C'est un sport où il faut être capable d'offrir quelque chose qui va plaire aux clients. Autrement, on a vu plusieurs clubs fermer aux États-Unis. Si on peut offrir une journée en plein air à un prix comparable à aller au cinéma, c'est comme ça qu'on va arriver avec quelque chose de solide », ajoute Fortin.

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