Derrière la lentille d'Yves Lacroix

Ayant découvert le badminton sur le tard, Yves... (Courtoisie, Edwin Leung)

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Ayant découvert le badminton sur le tard, Yves Lacroix s'est tourné vers la photo pour grimper les échelons de son sport. Aujourd'hui, il multiplie les présences aux tournois prestigieux.

Courtoisie, Edwin Leung

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Gatineau sera représentée en badminton aux Jeux olympiques, à Rio. Mais Yves Lacroix n'aura pas une raquette à la main, mais plutôt une lentille.

L'homme âgé de 49 ans, qui a grandi dans le secteur Hull, a été choisi en tant que photographe officiel de la Fédération internationale de badminton (BWF). La nouvelle est tombée ces derniers jours alors que cet archiviste de carrière à la CSN se trouvait à Singapour pour une étape de la Super Série.

Les semaines précédentes, Lacroix les avait passées en Inde puis en Malaisie pour deux autres tournois majeurs du volant. Chaque fois à photographier l'élite mondiale.

«La foule à l'Omnium de l'Indonésie est débile. Tu n'entends pas les joueurs frapper le volant. Il y a tellement de bruit», a raconté Lacroix au bout du fil.

On le devine. Ce passionné de badminton et de photos s'avère heureux de revivre les Jeux. Il était de l'aventure en 2008 à Pékin, puis quatre ans plus tard à Londres.

L'agence française Badmintonphoto - pour laquelle il travaille durant ses vacances à la centrale syndicale - a soumis son nom pour Rio.

«Une belle grande marque de confiance, a avoué Lacroix, qui sait déjà ce qui l'attend en août au Brésil.

«Ce sont de longues et très intenses journées aux Jeux. Tu n'as pas beaucoup de pauses. C'est du matin au soir tous les jours. Il faut être bien préparé et solide.

«La différence avec les autres photographes qui vont couvrir les joueurs de leur pays, c'est que moi je dois tout couvrir. Donc grosso modo, je dois être à tous les matches, me promener constamment d'un terrain à l'autre. Je suis toujours en train de bouger.» 

Yves Lacroix est déménagé à Montréal en 1985 afin de poursuivre ses études universitaires. Quelques années plus tard, le badminton s'est invité dans son quotidien.

«J'ai commencé à jouer sur le tard», a-t-il dit.

À quel point a-t-il eu la piqûre de ce sport? Il s'est mis à commander des cassettes VHS de matches internationaux, absents du petit écran au Canada.

«En 1995, j'ai décidé d'aller assister à un tournoi international au Danemark. J'ai adoré ça. Ensuite en 1999, je suis allé en Asie.»

«Ce sont de longues et très intenses journées, aux Jeux.»

Yves Lacroix
photographe

Lacroix savait très bien qu'il ne pourrait faire carrière comme joueur. L'idée de prendre des photos afin d'être près de l'action, des joueurs, des entraîneurs et des officiels a germé dans son esprit.

«J'ai commencé à faire de la photo pour moi, puis quelques petits magazines.»

Le voilà à quelques mois d'une troisième présence aux Jeux olympiques. Ce qui lui ramènera de bons souvenirs de la finale du simple masculin en 2012. «Un match énorme. Tout le monde voulait voir ça. Tous les joueurs du tournoi olympique sont venus assister à ce match. Ça en dit long lorsque même les joueurs se déplacent.»

Yves Lacroix estime avoir immortalisé en photos plus de 10 000 matches internationaux. C'est sans compter les joutes provinciales ou nationales, dont cette étape du circuit canadien junior présentée à Gatineau, en janvier.

De quoi le rendre nostalgique.

«Quand j'habitais dans la région, il n'y avait rien ici. C'était un champ», avait-il dit plus tôt cette année au sujet du centre sportif de Gatineau, qui a accueilli ce tournoi.

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