Water-polo: «maintenant ou jamais» pour Aleksic et le Canada

Dusan Aleksic aura le sort de l'équipe nationale... (Water-Polo Canada)

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Dusan Aleksic aura le sort de l'équipe nationale entre ses mains. On l'enverra dans l'eau pour entamer le dernier tournoi de qualification olympique, qui se déroulera dès dimanche, en Italie.

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Il y a quatre ans, il se trouvait sur le bord de la piscine. Dusan Aleksic était le gardien substitut du Canada. Le Gatinois avait été témoin d'une défaite crève-coeur privant ses coéquipiers et lui d'une participation aux Jeux olympiques.

Cette fois-ci, l'athlète âgé de 24 ans aura le sort de l'équipe nationale entre ses mains. On l'enverra dans l'eau pour entamer le dernier tournoi de qualification olympique qui se déroulera dès dimanche en Italie.

Aleksic sera le gardien partant contre la Russie pour cette joute inaugurale.

«Oui, il y aura de la pression, mais il y en a toujours quand tu es gardien», souligne-t-il au bout du fil.

«J'ai plus d'expérience. Ça fait deux ans que je joue chez les professionnels en Europe. Je me sens prêt.»

Water Polo Canada juge aussi qu'il peut faire la différence. Le nouvel entraîneur de la formation masculine, Giuseppe Porzio, n'a pas mis de temps à le mettre à l'essai.

Ce vieux routier italien a envoyé Aleksic dans la mêlée en janvier lors d'un camp d'entraînement en Hongrie. Puis dans les dernières semaines en Grèce, il en a fait de même.

«J'ai travaillé fort pour gagner la confiance du nouvel entraîneur, note-t-il.

«Il y a quatre ans, je faisais de mon mieux pour encourager les joueurs. Mais ça me faisait mal de ne pas jouer. Je suis un gars compétitif. Je ne pouvais pas faire une différence.»

On le sent très bien dans son ton de voix.

Aleksic piaffe d'impatience d'attaquer ce tournoi «de la dernière chance». Douze pays y participent. Les quatre clubs à atteindre le carré d'as obtiendront leur billet pour Rio.

Le Canada se retrouve dans le groupe A aux côtés de la Russie, Hongrie, Slovaquie, Roumanie et la France.

«Toutes des grosses équipes européennes. Chaque rencontre sera très difficile. Ce sera encore plus difficile qu'il y a quatre ans quand il y avait quelques équipes de l'Amérique du Sud.»

Ajoutez à cela que chaque nation disputera un match par jour. Un horaire de fou.

«Aux championnats du monde, tu joues tous les deux jours.»

La bonne nouvelle?

La troupe canadienne s'est pointée en Italie en santé.

«Le repos sera très important, surtout quand nous allons attaquer les cinquième et sixième journées. Tu ne veux pas arriver brûlé à ces matches importants.»

La motivation ne fera pas défaut.

«C'est pas mal la même équipe qu'il y a quatre ans. Nous étions par contre six gars qui n'avaient que 20 ans à l'époque. Nous n'avions pas beaucoup d'expérience.»

Le Canada a raté une première occasion de se qualifier en vue des Jeux olympiques, l'été dernier, perdant en demi-finale contre les États-Unis aux Jeux panaméricains. Plus tard dans l'été, ils ont pris le neuvième rang aux championnats du monde.

«Nous allons tout donner. Surtout, nous n'avons plus d'excuses. C'est maintenant ou jamais... C'est notre dernière chance.»

En plus de Dusan Aleksic, deux autres joueurs locaux, David Lapins et John Conway, enfileront le maillot canadien en Italie.

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