Coupe Clarkson: Calgary championne, Montréal sous le choc

Les mines étaients basses du côté des Canadiennes... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

Les mines étaients basses du côté des Canadiennes de Montréal à la suite de leur cuisant revers contre l'Inferno de Calgary.

Martin Roy, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Une si belle saison ne devait pas se terminer comme ça.

Championnes de la saison régulière de la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF) avec une fiche de 20-3-1, les Canadiennes de Montréal n'ont jamais été dans le coup dans la finale de la Coupe Clarkson disputée devant 4082 spectateurs au Centre Canadian Tire d'Ottawa dimanche.

Propulsé par une prestation magistrale de sa gardienne Delayne Brian, l'Inferno de Calgary a mis la main sur le premier titre de son histoire grâce à une victoire de 8-3. Les Canadiennes ont dominé la finale 41-26 au chapitre des tirs au but, mais Brian vivait son moment de gloire en multipliant les arrêts pendant qu'à l'autre bout de la patinoire, Charline Labonté n'affichait pas sa forme habituelle.

Élue gardienne de l'année deux jours plus tôt, Labonté n'a pas mâché ses mots après l'amère défaite. «En tant que gardienne, tob job, c'est d'arrêter des rondelles. Je ne l'ai pas fait aujourd'hui. Dans une finale, je crois qu'un gardien peut faire la différence. Brian l'a fait pour Calgary. Je me sens mal pour l'équipe. Nous avons travaillé si fort pour nous rendre ici. Le résultat ne reflète pas la saison que nous avons connue. C'est difficile à digérer», a dit la membre de l'équipe nationale canadienne.

En saison régulière, les Canadiennes avaient gagné quatre matches sur six contre l'Inferno. Labonté avait blanchi Calgary à ses deux derniers matches. Toutefois, les Albertaines misaient sur 10 joueuses de l'équipe canadienne contre seulement trois pour l'équipe montréalaise. Les filles du programme canadien ont fait la différence pour l'Inferno.

Rebecca Johnston, Brianne Jenner et Blayre Turnbull ont notamment marqué deux buts chacunes. Hayley Wickenheiser a fourni deux passes pour ajouter à son palmarès de succès.

«Nous avons formé une bonne équipe toute la saison et nous avons connu un très bon dernier mois. Nous avons pris l'avance tôt dans le match et notre deuxième but a été chanceux. Nous avons continué à lancer au filet et les rondelles continuaient à rentrer. Ce n'était pas la soirée de Charline. C'était la nôtre. Nous l'avons emporté de façon décisive. Ça démontre tout le potentiel de notre équipe.»

Joueuse par excellence de la LCHF et meilleure compteuse des Canadiennes, Marie-Philip Poulin a inscrit un but et ajouté une mention d'aide dans la défaite, mais elle aurait aimé avoir un peu plus de chance de son côté.

«Nous savions que nous affrontions un bon club. Nous avons commencé le match en jouant sur nos talons. Chaque chance qu'il avait, l'Inferno comptait. Sur nos chances, Brian faisait les arrêts. 8-3. Nous sommes sous le choc. Nous nous attendions à un bon match serré.»

Kim Deschênes et Noémie Martin ont compté les autres buts des Canadiennes. Chaque fois, l'Inferno a trouvé le moyen de couper le momentum en comptant le but suivant.

Caroline Ouellette a participé à deux buts dans la défaite, mais elle a terminé le match avec un différentiel de moins-4. «C'est une saison parfaite qui se termine avec un cauchemar. Dans une finale d'un seul match, il aurait fallu que chacune d'entre nous soit meilleure. S'il y a une équipe qui peut combler un retard de trois buts, c'est bien la nôtre. Nous avons essayé, mais ce soir, ce n'était pas assez.»

Le mot de la fin revient à Charline Labonté qui aurait payé cher pour disputer une vraie série finale. «Je ne suis pas une partisane d'une finale d'un seul match. Je peux vous assurer que le résultat serait différent dans le prochain match. Je dirais même qu'on le gagnerait, mais aujourd'hui, Calgary a formé la meilleure équipe.»

Une équipe féminine à Ottawa?

Impressionnée par la présence de 4000 partisans à sa première finale présentée sur une patinoire d'une équipe de la LNH, la commissaire de la Ligue canadienne de hockey féminin aimerait bien ajouter Ottawa parmi les équipes de sa ligue dans un avenir rapproché.

Brenda Andress a abordé le sujet d'une expansion dans un point de presse avant le début de la finale entre les Canadiennes de Montréal et l'Inferno de Calgary dimanche. Cinq équipes composent la LCHF à l'heure actuelle. Quatre sont associées à des équipes de la LNH: Montréal, Toronto, Calgary et Boston.

«Nous avons créé un comité il y a quelques années pour explorer les possibilités d'expansion. Il faut se diriger vers les communautés où le hockey féminin a des racines solides. Nous sommes à Ottawa pour notre finale afin de présenter notre produit dans une autre région de l'Ontario. Nous sommes aussi près de Montréal. Je suis ravie de la réponse du public, surtout que nous n'avons eu que huit semaines pour nous y préparer.»

Ce sont les Sénateurs d'Ottawa qui ont approché la LCHF pour présenter la finale de la Coupe Clarkson en 2016 et 2017. Sonderaient-ils le terrain pour imiter certaines équipes de la LNH en s'associant à une équipe de hockey féminin?

«Ottawa était dans notre ligue il y a quelques années. Toutes les possibilités sont ouvertes. Il s'agit de ramener l'enthousiasme, trouver de nouveaux partenaires et de nouveaux commanditaires. Les Sénateurs sont la raison de notre présence ici aujourd'hui. C'est un bon premier pas.»

De son côté, la joueuse la plus décorée de l'histoire du hockey canadien, Hayley Wickenheiser, s'est dite encouragée par les 4000 partisans qui ont assisté à une finale en terrain neutre au Centre Canadian Tire.

«Je ne m'attendais pas à cela, mais Ottawa a toujours été un bon terroir pour le hockey féminin. Ça serait bien de voir un club ici.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer