Les «soeurs volantes» à Camp Fortune

Chloé, Justine et Maxime Dufour-Lapointe.... (Courtoisie Ski acrobatique Canada)

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Chloé, Justine et Maxime Dufour-Lapointe.

Courtoisie Ski acrobatique Canada

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Les Jeux olympiques de Sotchi nous ont permis de découvrir les soeurs Justine, Chloé et Maxime Dufour-Lapointe. Depuis le jour où deux des trois membres du clan ont grimpé sur les deux plus hautes marches du podium, en ski acrobatique, la famille a été lancée dans un véritable tourbillon. Les jeunes femmes sont sollicitées de toute part. La famille la plus en vue du sport amateur canadien complète une autre saison fort fructueuse en Outaouais, ce week-end. Justine et Maxime prendront part aux Championnats canadiens de leur discipline. La nouvelle détentrice du globe de cristal, Chloé, se contentera d'un rôle de spectatrice.

LeDroit : Vous étiez en Russie la fin de semaine dernière, pour participer à la dernière étape du circuit de la Coupe du monde. De quoi ont été faites les dernières journées?

Chloé : Nous sommes rentrées au pays dimanche soir. Nous avons pris le temps de célébrer un peu notre classement au niveau Coupe du monde, en famille. Nous avons même bu une petite coupe de champagne. Nous avons effectué une petite tournée des différents médias, mais nous sommes maintenant prêtes à prendre part aux Championnats canadiens seniors.

Maxime : Nous n'avons jamais eu la chance de skier à Camp Fortune. Ce sera donc une première pour nous trois. Nous sommes bien curieuses.

LD : Deux années ont passé depuis votre participation aux Jeux olympiques de Sotchi. Nous sommes toujours à deux ans de Pyeongchang. D'autres athlètes se plaignent d'un manque de visibilité entre les Jeux. Ça ne semble pas vous affecter.

Chloé : Honnêtement, pas vraiment... En fait, cette année, CBC a diffusé plusieurs étapes de la Coupe du monde. Nous avons aussi de bons partenaires qui nous apportent de la bonne visibilité. Au niveau du ski, moi, en tous cas, je ne vois pas de différence.

Maxime : Après Sotchi, nous avons quand même vécu un tourbillon sans précédent. Nous sommes toujours assez présentes dans les médias. Nous participons à différents événements pour soutenir des causes qui nous tiennent à coeur. Nous sommes juste arrivées à un point où nous comprenons que tout ça fait partie de nos vies maintenant. Cela dit, tout ce qu'on fait, on le fait en accord avec nos valeurs.

LD : Vous avez sans doute vécu une série d'événements mémorables durant les deux dernières années. Quels ont été vos moments forts?

Justine : Tout a été intéressant. Il est vrai qu'après Sotchi, nous avons vécu un véritable roller coaster. Pour moi, le highlight fut le podium sur lequel nous sommes toutes les trois montées lors de l'épreuve de la Coupe du monde à Val St-Côme. Là-bas, j'ai un peu retrouvé la fébrilité, l'énervement et l'excitation des Jeux. Faire partie de l'histoire avec mes deux soeurs, c'était super le fun.

LD : Et à l'extérieur des pistes? Il y a certainement eu des moments forts aussi...

Maxime : Participer au doublage pour la version québécoise du film Les Avions. Notre collaboration avec la marque Call It Spring. Nous avons un grand intérêt pour la mode. C'est vraiment intéressant de plonger dans ce monde, de voir ce qui se passe dans l'envers du décor. Nous sommes aussi très fières de notre mandat d'ambassadrices pour la marque Personnelle Cosmétique des pharmacies Jean Coutu. Nous sommes des athlètes, mais nous sommes aussi très féminines. Nous embrassons notre féminité. Tout ça nous ressemble. Ça nous permet de montrer un peu nos personnalités.

LD : Pourtant, vos résultats sur les pistes n'ont pas trop souffert. Comment peut-on garder sa concentration et continuer de performer malgré toutes les distractions?

Justine : C'est notre entourage qui fait en sorte qu'on reste bien groundées. Toutes nos victoires, tous nos exploits nous rendent juste plus forts. Il n'est quand même pas question de s'enfler la tête avec ça. Dans les échecs comme dans les réussites, nous voulons devenir meilleures, nous visons à nous épanouir en tant qu'athlètes. Nous le faisons pour les bonnes raisons. Nous le faisons pour nous, pas pour les autres. Le fait d'être bien entourées nous aide, aussi. Je suis avec mes soeurs quasiment 24 heures sur 24. Les gens qui me connaissent depuis longtemps savent que je n'ai pas changé. Je peux vous assurer que mes soeurs n'ont pas changé non plus.

Chloé : Nous avons quand même évolué depuis deux ans. Veux, veux pas, nous avons changé, mais changé d'un bon côté. Nous avons appris à gérer différentes situations.

LD : Après avoir passé l'année à vous promener partout sur la planète, sera-t-il facile ou difficile pour vous de vous motiver à prendre part à une compétition d'envergure nationale?

Maxime : Quand on était plus jeunes, les Championnats canadiens, c'était LE gros événement dans notre année. Ils nous donnaient l'occasion de voir et de côtoyer des athlètes qui compétitionnaient sur le circuit de la Coupe du monde. Ils nous donnaient l'opportunité de devenir meilleures. Aujourd'hui, c'est un peu l'inverse qui se produit. Ce sont nous, maintenant, les athlètes de la Coupe du monde. Les athlètes de la relève veulent se mesurer à nous. Nous nous devons de donner le meilleur de nous-mêmes.

LD : Donc, vous serez en quelque sorte les filles à battre ce week-end...

Maxime : Oui, exactement. On le sait. On a été jeunes aussi. On est passées par là. J'étais une fan de Jennifer Heil. Affronter des athlètes de la Coupe du monde, c'était pour moi une source de motivation. Je pense que la présence des athlètes de la relève, ce week-end, assurera un peu l'avenir de notre sport. Nous devons montrer l'exemple. Être accessibles. Offrir quelque chose.

LD : Les Championnats canadiens doivent aussi avoir une dimension plus intime, non? L'ambiance qui y règne doit être un peu plus conviviale...

Maxime : Nous n'avons jamais visité Camp Fortune, mais en général, les Championnats canadiens sont une célébration pour tout le monde. C'est la dernière grosse course pour les athlètes canadiens. Dans notre sport, les parents sont généralement très impliqués. Ils sont aussi bénévoles, ils sont passionnés. Toute la communauté du ski acrobatique se rassemble à l'occasion des championnats canadiens. L'esprit de compétition est là, mais ça reste une célébration pour toute la communauté. Sur le circuit de la Coupe du monde, on rajoute une couche d'intensité qui peut être intimidante.

LD : S'il s'agit de la dernière compétition de l'année, peut-on s'attendre à ce que vos prochains mois soient un peu plus calmes?

Justine : Ça n'existe pas vraiment, les saisons mortes. On s'entraîne vraiment 11 mois par année. Dans le prochain mois, nous allons quand même nous accorder un peu de temps pour des vacances... Le 3 avril, il y aura quand même le camp 3SDL qui est destiné à toutes les jeunes filles qui font du ski acrobatique dans une journée. Nous allons en profiter pour les rencontrer, leur offrir des prix, les faire participer à des conférences.

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