Le destin favorise le Manitoba à Ottawa

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Le skip Mike McEwen et ses coéquipiers de la troupe manitobaine ont à leur grand bonheur réussi à faire un pas de plus vers le célèbre trophée jeudi à la Place TD.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Il a passé toute sa vie au Manitoba, mais à coup sûr, tous les chemins mènent à Ottawa pour Mike McEwen.

Le capitaine du club de curling de Fort Rouge à Winnipeg a beau diriger l'une des meilleures équipes du circuit mondial depuis cinq ou six ans, il n'en demeure pas moins qu'il n'avait jamais réussi à se qualifier pour le Brier.

Le Manitoba demeure la province la plus titrée de la célèbre classique printanière canadienne avec 27 championnats et 55 médailles. Après cinq défaites consécutives en finale provinciale, l'athlète de 35 ans a finalement pu se défaire de ses redoutables adversaires et effacer des années de frustration en obtenant son billet du Brier en 2016.

Le synchronisme de Mike McEwen tombait pile. Après tout, c'est à Ottawa qu'il a rencontré son épouse, Dawn McEwen (Askin) à la fin des années '90. À titre de première joueuse de l'équipe de Jennifer Jones, elle est revenue des Jeux olympiques de Sotchi avec une médaille d'or accrochée au cou. Le curling est évidemment à l'origine de la rencontre entre les deux tourtereaux.

«À mes deux ou trois dernières années chez les juniors, j'avais participé au 'superspiel' de la vallée d'Ottawa et sa famille avait hébergé mon équipe. Tout a démarré ici», a expliqué celui qui a remporté une demi-douzaine de compétitions en Grand Chelem du curling.

Le destin a ramené McEwen dans la capitale nationale quand il a remporté son dernier match de qualification provinciale à l'aide de sa dernière pierre. À la Place TD, un contingent de partisans du Manitoba lui manifeste bruyamment son appui en scandant le nom de sa province pendant les matches du Brier. Sa belle-famille fait partie de ce groupe volubile.

Revers contre le Québec

Équipe Manitoba s'est assurée d'une place dans les éliminatoires du Brier jeudi soir en signant sa septième victoire en 11 matches contre le Québec de Jean-Michel Ménard. Mike McEwen avait aussi connu du succès dans la région en remportant le Challenge du Château Cartier, encore contre Ménard, la saison dernière.

La région lui porterait-elle chance, par hasard?

«Peut-être. Je n'y avais jamais pensé de cette façon. On m'a plutôt rapporté cette semaine que trois équipes de mon club de Fort Rouge avaient gagné le Brier dans une année bissextile! Si la chance est un facteur, elle viendra de là aussi!»

Pour la forme, Billy Walsh, en 1952 et 1956, ainsi que Orest Meleschuk en 1972, sont les autres membres de son club à avoir soulevé le «Tankard» pendant une année bissextile.

Longtemps coincé derrière les Kerry Burtnyk, Jeff Stoughton et même Vic Peters, de gros noms du curling au Manitoba, Mike McEwen a bien l'intention de profiter des 366 jours de l'année 2016 pour continuer son histoire d'amour à son premier Brier. Dans un monde idéal, dimanche, il embrasserait son épouse ottavienne en même temps que le Tankard, le trophée le plus convoité du curling.

Le Québec voit une autre victoire lui glisser entre les mains

Jean-Michel Ménard... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 3.0

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Jean-Michel Ménard

Patrick Woodbury, LeDroit

Avec son plateau encore plus relevé que celui du Championnat du monde, le Brier 2016 d'Ottawa connaît déjà ses quatre finalistes pour la ronde éliminatoire qui débutera vendredi soir à la Place TD.

Le Manitoba a mis fin au suspense qui restait à la poignée d'équipes qui s'accrochaient encore à leurs vies en revenant de l'arrière pour vaincre le Québec 8-5 jeudi soir. En avance 5-3 après sept bouts, la formation du capitaine Jean-Michel Ménard a manqué de magie au huitième bout où des erreurs ont pavé la voie à une manche de quatre points de la puissante équipe de Mike McEwen.

La formation manitobaine a été la dernière à assurer sa place dans le carré d'as. Plus tôt dans la journée, le Nord de l'Ontario (Brad Jacobs), Terre-Neuve/Labrador (Brad Gushue) et l'Alberta (Kevin Koe) avaient sécurisé leurs places dans les demi-finales. Brad Jacobs mène toujours le classement grâce à ses 10 victoires consécutives.

«On jouait notre meilleur match du championnat. Tout allait bien, mais le huitième bout nous a donné de la misère toute la semaine. Nous avons tout bousillé avec des pierres mal placées et des petites erreurs pendant que les Manitobains plaçaient toutes leurs pierres sur un 10 cents. En ratant ma triple sortie sur ma dernière pierre, ils ont pris quatre points au lieu de deux. Ça devient moins intéressant pour demain, mais nous voulons finir avec une fiche respectable», a lancé le capitaine Ménard, dépité.

L'Ontario éliminée

Le Québec (4-6) jouera contre les Territoires du Nord-Ouest (2-8) pour compléter son Brier. Plus tôt dans la journée, les Québécois avaient vaincu le Nouveau-Brunswick 9-7. D'autres puissances n'ont pas échappé à l'élimination jeudi comme l'Ontario, la Saskatchewan et l'équipe canadienne championne en titre.

La soirée de jeudi s'est avérée émotive pour les 5130 partisans dans les gradins de la Place TD. Au huitième bout, l'Ottavien Craig Savill s'est levé pour lancer les premières pierres de l'équipe de l'Ontario et même celles de l'équipe canadienne. Combattant un lymphome hodgkinien, cet ancien champion du monde avec les équipes de Glenn Howard, Savill a soulevé la foule qui l'a applaudi à tout rompre. Le fait saillant de la soirée.

Foules en baisse au Brier

La vente de billets va bon train pour le week-end final du Brier 2016, mais il sera difficile d'atteindre les excellentes marques établies en 1993 et 2001 lorsque le championnat canadien de curling masculin a été présenté à Ottawa. Après 16 des 22 séances de la compétition, 69 321 spectateurs ont franchi les tourniquets de la Place TD, soit une moyenne de 4332 amateurs par séance. À ce rythme, le Brier attirerait 95 000 spectateurs d'ici dimanche alors que 154 136 spectateurs avaient été témoins de l'édition de 2001. Ils avaient été 130 076 à assister à l'édition de 1993. Il paraît toutefois que tous les billets ont été écoulés pour la finale de dimanche et que la majorité des sièges seront occupés à partir de vendredi.

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