Pierre Charette entre au temple du curling canadien

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Sept fois champion du Québec, Pierre Charette participe au Brier à titre de cinquième joueur cette année, aux côtés de Jean-Michel Ménard.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Les murs du Temple de la renommée du curling canadien sont tapissés de visages légendaires.

Très peu proviennent du Québec. Depuis mercredi, ils sont 11, dont deux de Buckingham. Pierre Charette a rejoint sa concitoyenne Agnès Charette en pleine présentation du Brier à Ottawa cette semaine. Pour son implication en tant que joueur et bâtisseur, Charette a rejoint les immortels du curling canadien en compagnie de quatre autres personnes mercredi soir, dont Earle Morris, installé à Ottawa depuis 1983.

À titre de joueur, le côté futé et fonceur de Charette a contribué à la croissance du curling au Québec et même sur la scène nationale où il a notamment joué un rôle primordial dans la création de la tournée du Grand Chelem. Il a participé à sept Brier au cours de sa carrière. À ce jour, il demeure le seul joueur à y avoir participé aux quatre positions. Il a vécu ses meilleurs moments en 1998 et 1999 où il avait occupé le rôle de troisième joueur du flamboyant Guy Hemmings. Équipe Québec avait été finaliste pendant ces deux années. En 1999, il a même fait partie de la première équipe d'étoiles du championnat canadien.

Sept fois champion du Québec, il a été skip au Brier en 1989, 1993 et 2007. Son expertise l'a amené au Brier à six autres occasions à titre de cinquième joueur comme c'est le cas cette année avec l'équipe de Jean-Michel Ménard.

En curling mixte, il a gagné trois championnats québécois. Chez les seniors, il a ajouté deux autres titres provinciaux en 2010 et 2012.

Touché par la marque de reconnaissance de Curling Canada, Charette a livré un long discours lors de son intronisation dans un hôtel du centre-ville d'Ottawa mercredi soir.

«Je pensais avoir connu une carrière fabuleuse à titre de joueur, mais je n'ai jamais gagné le gros événement (Brier). J'ai pensé que ça allait nuire à mon admissibilité alors je me suis dit qu'il fallait que je fasse quelque chose de plus après ma carrière de joueur», a-t-il lancé à la blague.

Le tournoi inoubliable

Charette a rappelé son inoubliable expérience à son premier Brier à Saskatoon en 1989. «Le tournoi se déroulait à guichets fermés. Il y avait six champions du monde sur la glace. J'ai toujours pensé que ce tournoi avait été le premier des gros Brier. Il y a eu les années avec Guy Hemmings qui ont été incroyables. Je pense qu'elles ont inspiré beaucoup de joueurs au Québec, incluant ceux qui jouent ce soir à la Place TD», a-t-il dit en parlant de Jean-Michel Ménard et sa bande, qui s'est inclinée à deux reprises contre l'Alberta (Kevin Koe) et au 10e bout contre Terre-Neuve (Brad Gushue) mercredi.

Charette a remercié ses nombreux coéquipiers qui l'ont accompagné dans son aventure.

«Je n'ai pas toujours été un coéquipier facile. J'ai changé d'équipe souvent. [...] Mon moment le plus savoureux a sûrement été notre victoire dans un événement du Grand Chelem à Winnipeg.»

Après avoir laissé la compétition sur glace, Charette a entre autres été président de l'association mondiale des joueurs. Il a aussi aidé à la croissance du circuit du Grand Chelem qui sera constitué de sept événements l'an prochain, la majorité va inclure des équipes féminines.

Parfaitement bilingue, Earle Morris a la particularité d'avoir représenté trois provinces au Brier comme joueur. Il a même défendu les couleurs du Québec pendant qu'il travaillait au Collège militaire de St-Jean-sur-Richelieu. Entraîneur émérite au Ottawa curling club, il a dirigé plusieurs anciens champions du monde chez les juniors, dont son fils.

Bataille de l'Ontario: le Nord l'emporte 6-4

À l'arrière, Brad Jacobs, skip du Nord de... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 3.0

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À l'arrière, Brad Jacobs, skip du Nord de l'Ontario, et à l'avant, Glenn Howard, meneur d'Équipe Ontario

Patrick Woodbury, LeDroit

Seule province à pouvoir aligner deux équipes au Brier en raison de la densité de sa population, la Bataille de l'Ontario disputée sur la glace de la Place TD d'Ottawa a retenu l'attention mercredi après-midi.

Brad Jacobs, skip du Nord de l'Ontario, était le seul à ne pas avoir goûté à la défaite depuis le début du championnat national de curling. Glenn Howard, meneur d'Équipe Ontario, semblait être le premier à pouvoir mettre une tache à son dossier.

Avec une fiche de quatre victoires et quatre défaites, le skip de Penetanguishene luttait pour sa survie. Il devait y mettre toute la gomme, d'autant plus que son équipe ne souffrait d'aucun complexe d'infériorité. L'équipe du skip de 53 ans avait rencontré l'équipe de Jacobs à deux reprises sur le circuit mondial de curling. Les deux fois, Équipe Howard avait eu le dessus sur le champion olympique de Sotchi.

Quatre fois champion du monde, Glenn Howard avait le match à sa portée au moment de lancer sa dernière pierre. Or, celle-ci a bifurqué de sa trajectoire initiale. Au lieu d'inscrire les deux points de la victoire, Howard a vu Jacobs enregistrer un point pour signer un gain de 6-4.

«Ma dernière pierre semblait valoir de l'or. Soudainement, elle a sauté et le tir n'était plus là. Nous les avions à notre merci encore une fois. Nous les avons laissé s'échapper. Il faut un peu de chance pour l'emporter des fois. Nous ne l'avons pas eu aujourd'hui», a raconté Glenn Howard après avoir ajouté à son propre record en disputant son 205e match en carrière au Brier.

Avec cinq défaites, Howard ne croit plus en ses chances d'accéder à la ronde éliminatoire. Cette chance s'est envolée contre ses rivaux ontariens. «Nous avons toujours eu de bons duels contre le Nord de l'Ontario. Ils ont une des meilleures, sinon la meilleure équipe au monde. C'est toujours une bataille entre nous au Brier. J'adore cette tradition. J'aurais échangé mes victoires en tournois contre une victoire au Brier sans hésiter.»

Chez la formation de Sault Ste-Marie, le troisième Ryan Fry ne partageait pas la même passion qu'Howard sur le choc de l'Ontario. «Peu importe qui se retrouve devant nous au Brier, ce sont des personnes que vous devez battre et qui sont dans votre chemin pour arriver à votre but. Nous jouons tous pour gagner le Brier. Il faut aborder chaque match avec intensité. Un relâchement va courir à votre perte.»

Finaliste l'an dernier, le Nord de l'Ontario a ajouté une huitième victoire consécutive contre les Territoires du Nord-Ouest en fin de soirée.

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