Le champion en titre du Brier prêt pour un rude tournoi

Le capitaine d'Équipe Canada, Pat Simmons, lance les... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le capitaine d'Équipe Canada, Pat Simmons, lance les festivités entourant le Brier. Il est surveillé de près par ses coéquipiers Nolan Thiessen, Carter Rycroft et John Morris.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Il a beau porter l'étiquette de champion en titre, Pat Simmons ne se voit pas comme le favori lors de l'édition 2016 du Brier qui commencera samedi à Ottawa.

«C'est difficile de s'imaginer un peloton aussi relevé que ça. Nous pourrions très bien jouer et quand même perdre certaines parties», a soutenu le skip de Calgary lors d'une conférence de presse à l'ombre de la Place TD. Le capitaine d'Équipe Canada était flanqué de ses coéquipiers John Morris, Carter Rycroft et Nolan Thiessen.

Le tableau principal du championnat national de curling masculin comprend Brad Jacobs, ancien champion olympique et du Brier. À lui s'ajoute Brad Gushue qui a remporté l'or à Turin en 2006 en plus d'être le plus riche boursier sur le World Curling Tour cet hiver.

Kevin Koe, qui représente l'Alberta, a gagné deux fois le Brier. Quant à Glenn Howard, de l'Ontario, il compte quatre titres mondiaux.

C'est sans compter l'ancien vice-champion du monde et favori local, Jean-Michel Ménard, d'Aylmer, de même que Mike McEwen, du Manitoba, qui compte trois victoires cette saison, dont une épreuve du Grand Chelem.

«Tu as huit équipes qui peuvent gagner. Dans le passé, il n'y avait qu'une poignée de quatuor qui pouvait aspirer au titre, a dit Morris. Tu pourrais tenir ce tournoi huit fois avec ces huit équipes et tu obtiendrais huit champions différents. Ce ne sera pas comme une soirée au bingo. Tu n'auras pas une case gratuite sur ta carte. Il n'y aura pas de joutes faciles.»

Ça commencera avec le match inaugural du Brier. Il opposera Ménard aux champions en titre.

«Je connais bien Jean-Michel. Nous avons lancé des pierres ensemble quand j'habitais à Ottawa. Tu ne peux pas le sous-estimer. Tu sais qu'il sera au plus fort de la course.» 

John Morris, 38 ans, était le joueur le plus sollicité par les medias jeudi au sein d'Équipe Canada. Pourquoi? Plusieurs raisons.

Ce pompier, qui demeure en Alberta, est originaire d'Ottawa. Il a gagné deux fois le titre mondial junior.

Son père Earl sera intronisé au Temple de la renommée du curling canadien dans les prochains jours. Même chose pour le Gatinois Pierre Charette.

Puis, Morris s'est forgé au fil des ans diverses réputations. D'abord, celui de vilain garnement à ses débuts.

À sa première participation au Brier en 2002, il avait cassé sa brosse en guise de frustration. Il a aussi déchiré son maillot de compétiteur.

Ce dernier aimait aussi fêter lors des championnats canadiens. L'émission de télé anglophone Entertainment Tonight Canada l'a déjà identifié comme l'un des célibataires les plus sexy au pays.

C'était en 2010 lors des Jeux olympiques à Vancouver. Morris avait gagné l'or au sein du quatuor de Kevin Martin.

Mais il s'est assagi dans les dernières années.

«Plus jeune, je pouvais passer trois ou quatre soirées de suite au bar du Brier après nos matches. Je ne fais plus ça. Je surveille aussi ce que je mange. J'ai appris que tu ne peux pas prendre des raccourcis», a affirmé Morris, le seul joueur bilingue d'Équipe Canada.

Ce sera la première fois que le Brier se déroule à Ottawa depuis 2001. Ce sera aussi la première fois que Morris pourra jouer devant les siens. Déjà, il a dû dénicher une quarantaine de billets pour parents et amis en vue du premier match.

«Je ne crains pas les distractions. J'ai appris avec les années à dire non, à bien gérer mes émotions, a-t-il dit. Ce n'est pas mon premier gros tournoi. Je ne serai pas comme un chevreuil aveuglé par l'éclat des phares d'une auto durant le tournoi.»

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