Foule bruyante et colorée

La foule était là pour voir Alex Harvey,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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La foule était là pour voir Alex Harvey, mais c'est Sergey Ustiugov (3) qui s'est imposé mardi.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Une agitait le drapeau canadien. L'autre avait une feuille d'érable peinte sur une joue tandis que le dernier membre du trio avait maquillé en rouge les lettres Canada sur son visage.

Jennie Anderson, Anneke Winegarden et Ella Mawdsley ne passaient pas inaperçues dans l'impressionnante foule estimée à 5000 spectateurs par certaines personnes, 10 000 par d'autres. Les trois jeunes femmes de l'Outaouais, âgées dans la vingtaine, tenaient à voir de près l'élite mondiale du ski de fond.

«Les gens se maquillent tout le temps le visage pour encourager leur équipe favorite au hockey. Nous avons décidé de faire la même chose ce matin après avoir pris le café, a raconté Mawdsley.

«Il n'y a jamais eu de Coupe du monde auparavant dans la région. Il faut en profiter. C'est un événement qui aura lieu peut-être une seule fois durant notre vie, a ajouté Anderson.

«Nous avons tous skié à divers niveaux. Il était hors de question de manquer pareil événement», a soutenu pour sa part Winegarden.

Un peu plus loin, on trouvait des bénévoles qui remettaient des cartons format géant sur lesquels était imprimé le visage du favori canadien, Alex Harvey. Un article promotionnel qui s'est avéré très populaire, tout comme les clochettes bleues remises aux 2000 premiers spectateurs sur le site.

Jeff Strachan s'est pointé une heure avant la compétition, accompagnée de huit jeunes skieurs de sept et 13 ans du club Nakkertok, de Cantley. Ces derniers ont manqué une journée d'école à Ottawa afin de goûter à la Coupe du monde.

«C'est une journée très éducative pour eux. Ils voient comment ça se passe chez les meilleurs, a expliqué Strachan. Puis, ils ont eu la chance de skier sur le parcours samedi.»

Ajoutez à cela que des fondeurs européens se sont entraînés à leurs côtés sur les sentiers de Nakkertok, la semaine dernière. «Certaines jeunes ont réussi à dénicher plusieurs autographes», a souligné Strachan.

Gatineau veut revoir la Coupe du monde

Claude Laramée était un homme soulagé, une heure après la fin de la première étape du Ski Tour Canada. Ses amis bénévoles aussi.

«Tout le monde a un gros sourire. Moi aussi, même si j'ai les yeux cernés», a lancé a riant le président du comité organisateur de l'étape gatinoise.

Le verdict des quelque 150 skieurs provenant de 25 pays? Ils ont adoré leur séjour en Outaouais. Surtout l'abondance de neige naturelle.

Le propriétaire des droits de diffusion international a aussi donné une bonne note aux organisateurs. Il paraît que les images de la rivière des Outaouais et de la colline du Parlement en toile de fond étaient saisissantes.

 «On nous a dit que c'était excellent pour une première fois. Que nous n'avions pas avoir honte. Que nous avions bien fait les choses, a soutenu Laramée.

«Le parcours était dur et rapide pour les skieurs. Nous leur avons offert les meilleures conditions possible. Nous avons un sentiment de grande satisfaction.»

À quel point?

«Du début, on savait que nous étions capables d'organiser une Coupe du monde ici... Et on veut en faire d'autres.»

Honneur aux bénévoles

À plusieurs reprises durant l'entrevue, Laramée a vanté les 350 bénévoles «qui ont fait du très gros travail». Ils ont répondu présents à un moment crucial.

Lundi, des rafales ont endommagé le site de compétitions. Toutes les clôtures autour de la piste ont été projetées ailleurs au parc Jacques-Cartier.

«Des clôtures lourdes avec du bois et des bannières qui avaient fixé au sol des deux côtés afin de répondre aux normes internationales, a indiqué la vice-présidente du comité organisateur, Louise Poirier. Nous nous sommes mis sur le téléphone, à appeler nos bons bénévoles.»

Résultat, ils étaient une trentaine à se pointer sur le site à 6 h le matin, mardi, à quelques heures de la compétition afin de tout réparer. «Tout était beau, tout était comme ça devait être à temps», a soutenu Laramée.

Ces bénévoles ont eu droit à une visite-surprise du triple Olympien Pierre Harvey. Il avait dormi tout près du site dans sa roulotte.

«Il (Harvey) a pris une photo avec le groupe. Cela a remonté le moral de tout le monde», a mentionné Poirier.

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