Harvey débarque en héros à Gatineau

Sans surprise, tous les yeux seront rivés vers... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

Agrandir

Sans surprise, tous les yeux seront rivés vers Alex Harvey depuis son arrivée en terres gatinoises.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Un jeune skieur de fond a fait autographier un dossard de course. Deux adolescentes se sont fait prendre en photo avec lui.

Aucun autre membre de la délégation canadienne n'a eu droit à pareil traitement, dimanche soir, lors de la cérémonie d'ouverture du Ski Tour Canada au Musée canadien de l'histoire. Alex Harvey demeure toujours le favori de la foule.

Sans surprise, tous les yeux seront rivés vers le quadruple médaillé d'or de la Coupe du monde, mardi, au parc Jacques-Cartier. Le site accueillera l'épreuve des sprints de style classique de la Fédération internationale de ski (FIS).

«J'ai hâte. Je n'ai pas encore eu l'occasion d'essayer le parcours. Je suis arrivé tantôt de Québec. Mais j'ai vu des images. Ça semble très bien», a soutenu Harvey au Droit, l'unique journaliste sur place pour lui jaser.

Ce dernier va se pointer sur le site de compétitions lundi. Ce sera le temps des essais. De prendre des notes aussi.

«Je vais essayer de trouver des endroits clés pour dépasser. Un sprint, ce n'est tellement pas long. Tu veux aussi savoir à quel point du parcours tu peux rester le meneur sans risque d'être dépassé.»

Le tracé gatinois fait 800 m. Les quelque 150 skieurs inscrits au Ski Tour - et provenant de 25 pays - devront se taper deux boucles.

Harvey, qui occupe le 15e rang au classement de la Coupe du monde, a terminé septième, il y a deux semaines et demie, aux sprints de Stockholm, en Suède.

Mais à l'écouter, ça ne semble pas son épreuve favorite.

«Il y a toujours une part de chance avec les sprints. Il y a des chutes. Des fois, tu te fais bloquer. Tu es six et il n'y en a que deux dans ta vague qui passe (à la prochaine ronde). Si tu as un mauvais départ, tu es bloqué derrière les autres. C'est sûr que c'est important de bien faire, mais je ne contrôle pas toute ma performance comparativement à une course de distance.»

Harvey, 27 ans, a reconnu que le Ski Tour s'avère le «gros objectif» de la saison des skieurs canadiens. «L'accent a été mis là-dessus dès le mois de mai. Là, nous arrivons ici excités», a-t-il dit.

Du même souffle, le double Olympien sait que les attentes à son endroit seront élevées. Surtout lors des quatre premières étapes présentées dans sa province natale. Après Gatineau, l'élite mondiale se dirigera vers Montréal et Québec.

Les quatre dernières étapes auront lieu à Canmore, en Alberta.

«C'est sûr qu'il y a une petite pression, a reconnu Harvey. Je veux bien faire. Mais en même temps, il faut traiter ça comme n'importe quelle course. Tu te prépares de ton mieux et tu fais de ton mieux durant les courses. C'est la même recette.»

«Je me sens bien, a-t-il ajouté plus tard dans l'entrevue. J'ai hâte aux étapes à Canmore. Elles seront en altitude. Nous avons eu une préparation spécifique pour ça. Ce n'est pas le cas des autres pays parce que les compétitions en Scandinavie sont au niveau de la mer. Nous pourrions avoir un petit avantage dans la deuxième moitié du Tour.»

Quoi d'autre a-t-on appris en jasant avec lui?

Que la rumeur voulant qu'il soit débarqué à Gatineau avec 25 paires de skis se révèle fausse...

«J'en ai plus de 60 avec moi ici, a-t-il pris le soin de préciser. Je suis revenu de l'Europe avec 50 paires et Fischer (son fournisseur) en a amené une autre dizaine pour moi. Il y aura des skis en masse!»

De farteur à vainqueur de la Loppet

Le 51 km style libre à la Gatineau... (Martin Roy, LeDroit) - image 3.0

Agrandir

Le 51 km style libre à la Gatineau Loppet.

Martin Roy, LeDroit

Tao Quéméré est débarquée avant tout en Outaouais en vue de la Coupe du monde de ski de fond. Il s'avère un des farteurs de l'équipe de France.

Mais avant de passer aux choses sérieuses dans les prochaines heures, l'homme âgé de 25 ans s'est amusé dans le parc de la Gatineau. Il a remporté dimanche l'épreuve de 51 km de style libre de la 38édition de la Gatineau Loppet.

Tout ça pendant que d'autres flocons tombaient sur la région durant la course.

«Les conditions étaient lentes. Ce n'était pas facile. Il y avait beaucoup de neige fraîche sur la piste. C'était dur puisqu'il fallait toujours batailler avec ses skis, a soutenu Quéméré. Sinon, c'était très joli. Il y avait plein de petits valons. C'était super.»

Ce dernier a complété le parcours en deux heures, 25 minutes et 50 secondes. Ce qui rend son exploit remarquable? Il a pris le départ dans la seconde vague derrière tous les favoris.

Quéméré aura été deux minutes plus rapide que Petter Soleng Skinstad. Ce Norvégien parti dans la première vague croyait avoir gagné, ayant franchi le fil d'arrivée en premier.

Mais il a appris plus tard que son adversaire français avait signé un meilleur chrono, le reléguant au second rang. Le monsieur n'était pas content. Le Canadien Fraser Mills-Connery a terminé troisième. Ariane Carrier, de Jonquière, a remporté l'épreuve féminine.

La veille, le plus grand événement de ski de fond au Canada avait eu droit à une autre belle histoire. Celle de Scott Hill, un «enfant de la Loppet». Le Torontois de 21 ans avait été le plus rapide du 51 km de style classique disputé entre Wakefield et Hull.

«C'est un événement que je connais bien. J'ai déjà skié souvent ici quand j'étais enfant», a-t-il raconté.

Sa grand-maman Eleanor et son grand-papa Irwin Hayes habitent à Shawville, dans le Pontiac. Leur petit-fils a participé à toutes les courses au menu de la Loppet au fil des ans, dont la «mini» aux côtés de l'ancienne médaillée olympique, Beckie Scott.

Une de ses premières médailles a été gagnée au rendez-vous gatinois. Plus précisément du bronze au 5 km.

«Je l'ai encore quelque part chez nous. Je devais avoir six ou sept ans à l'époque.»

Aujourd'hui, Hill fait partie de l'élite au pays. Il s'entraîne au centre national à Thunder Bay. Et il revient tout juste de la Roumanie où il a défendu les couleurs du Canada aux championnats du monde des moins de 23 ans.

Sa dernière course en Europe était... jeudi.

Scott Hill ignorait si le réservoir d'énergie était assez plein pour gagner l'épreuve de 51 km disputée à travers quelques rafales.

«Même si ça ne paraissait pas en piste, j'étais fatigué», a-t-il dit

Plus de 2100 skieurs ont pris aux diverses courses de ski de fond, de raquettes et de vélo à neige au menu de la Gatineau Loppet.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer