Gymnastique: Zakutney peut rêver à Rio

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Le nom de Samuel Zakutney se trouve sur une liste d'espoirs compilée par Gymnastique Canada. Un document qui a été envoyé au Comité olympique canadien.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Il croyait que les Jeux olympiques étaient hors de portée pour lui en 2016 en raison de son jeune âge. Mais Samuel Zakutney s'est trompé.

Le nom de l'athlète franco-ontarien de 17 ans se trouve sur une liste d'espoirs compilée par Gymnastique Canada. Un document qui a été envoyé au Comité olympique canadien.

Reste à voir si Zakutney obtiendra un billet pour Rio dans les prochains mois. La réponse devrait être connue au printemps.

Le Canada saura s'il peut envoyer une équipe complète de cinq gymnastes ou s'il devra se contenter d'un seul représentant chez les hommes.

«Je suis plus motivé que jamais de pousser encore plus la note à l'entraînement en sachant que j'ai peut-être une chance», avoue l'étudiant de douzième année à l'école secondaire Franco-Cité, d'Ottawa.

Ce dernier ne cesse d'épater les dirigeants de l'équipe nationale. Il a collectionné les titres canadiens dans diverses catégories au fil des ans, que ce soit chez les argos, tyros ou juniors. À cela se sont ajoutées des victoires aux Jeux du Canada.

Puis le week-end dernier à Halifax, Zakutney a participé à sa première compétition senior. Il a gagné deux médailles, dont l'or aux barres parallèles, à Élite Canada.

Un résultat qui lui a ouvert des portes.

«Le directeur de Gymnastique Canada a décidé de me placer sur l'équipe nationale senior. Je dois partir vendredi vers Minneapolis en vue d'une compétition internationale», souligne-t-il fièrement.

On lui a aussi confirmé une autre affectation. Zakutney défendra l'unifolié en avril à Everett, dans l'état de Washington, qui accueillera le championnat Pacific Rim. Quatorze pays, dont la Chine, le Japon, la Russie et les États-Unis, se serviront de cette rencontre gymnique pour peaufiner leurs routines olympiques.

«Je suis pas mal surpris», confie le principal intéressé au sujet de ce vote de confiance.

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Samuel Zakutney

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Mais il reconnaît que des indices sont apparus ici et là dans la dernière année. En tant que membre de la formation canadienne junior, il avait pu côtoyer en août les membres de l'équipe nationale senior lors d'un camp d'entraînement à Calgary.

Une petite compétition interne avait été organisée entre plus jeunes et plus vieux.

Samuel Zakutney avait terminé parmi les premiers. «Je crois que ç'a ouvert les yeux du directeur», souligne-t-il.

Sa performance lui a valu une autre invitation, cette fois-ci à un camp d'entraînement à Cancún en décembre.

Avant de se pointer au Mexique, il s'est rendu au Japon à une compétition internationale junior, gagnant le bronze à la barre fixe.

Dire que le gymnaste ne s'était fixé que deux objectifs modestes en vue de son passage chez les seniors en 2016.

«Je voulais juste augmenter le niveau de difficulté de mes routines sur tous les appareils et ne pas subir trop de blessures», lance-t-il.

Côté santé, ça va bien.

«Aucune blessure majeure, note-t-il. Des fois, j'ai quelques douleurs au bas du dos. Aussi, un peu au genou et la cheville. Mais rien qu'un peu de glace ne peut pas aider!»

Jeux olympiques ou pas, le plus vieux des trois enfants de Lise Ferland et Timothy Zakutney sait déjà qu'une nouvelle aventure l'attendra l'automne prochain. Il poursuivra ses études et sa carrière sportive dans les rangs universitaires américains. Plus précisément à Penn State, qui l'a recruté.

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