Déjà en mode olympique à six mois des Jeux

Karine Thomas compte les jours avant le début... (Agence France-Presse)

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Karine Thomas compte les jours avant le début de la compétition olympique.

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Chaque matin qu'elle se pointe à la piscine du parc Olympique à Montréal, Karine Thomas jette un oeil sur le décompte en vue des prochains Jeux, à Rio.

«Il reste 198 jours», fait remarquer la capitaine de l'équipe canadienne de nage synchronisée au bout du fil.

L'entrevue se déroulait mercredi. On l'appelait afin de lui jaser de 2016, de cette année olympique.

Ça, et lui souhaiter au passage un joyeux anniversaire en retard. L'athlète de Hull a fêté ses 27 ans, la semaine dernière.

«Les filles de l'équipe ont fait une espèce de bricolage qui représente les anneaux olympiques. Elles l'ont accroché au mur. Chaque journée, on retire un morceau de panier qui dévoile un peu plus les couleurs des anneaux», raconte Thomas.

Il a beau rester plus de six mois avant les Jeux, la nageuse de l'Outaouais a l'impression que le temps file trop rapidement.

Pourquoi?

«Je veux offrir la performance de ma vie à ces Jeux. Je tiens à être prête. Tous les jours comptent afin d'y arriver.»

Thomas peut se compter chanceuse. Elle possède déjà son billet pour Rio, se qualifiant l'été dernier en gagnant l'or avec sa partenaire Jacqueline Simoneau en duo aux Jeux panaméricains.

«Ça enlève un certain stress de savoir que nous serons aux Jeux. C'est un soulagement. Mais tu as un autre stress, celui de vouloir être parfaite.»

Il y a quatre ans, Thomas avait terminé quatrième à Londres avec ses coéquipières à l'épreuve par équipe. Au Canada, on avait crié au vol, jugeant que les jeunes femmes méritaient une place sur le podium.

Ça explique peut-être l'attitude de Karine Thomas quand il est question des chances de Simoneau et elle de gagner une médaille à Rio.

«C'est dur d'y croire pour l'instant en raison de toute la politique... de la façon de juger, laisse-t-elle tomber.

«Tout est possible si tu as une performance incroyable, ajoute-t-elle. Ils (juges) n'auront pas le choix de te mettre sur le podium. Mais ce n'est pas dans nos pensées.

«Oui, tout le monde rêve d'une médaille olympique. Mais la magie des Jeux s'avère plus grande que toute autre chose.»

Ce qui a débouché sur une autre question. Est-ce que Rio sera la dernière saucette de Thomas? Imitera-t-elle plusieurs de ses amies déjà à la retraite?

De l'édition 2012 aux Jeux à Londres, elle s'avère la seule qui nage toujours pour l'unifolié.

«J'y pense. C'est définitivement dans ma tête, dit-elle au sujet de la retraite.

«Je ne me vois pas continuer pendant quatre autres années. Mais de là à dire que je vais arrêter après les Jeux, je ne peux pas répondre.»

Thomas tient à reprendre ses études universitaires. Ça, et guérir une multitude de bobos.

Mais avant de prendre une décision au sujet de son avenir, elle tient à aider ses jeunes coéquipières, qui tenteront de qualifier le Canada, le mois prochain, en vue de l'épreuve par équipe aux JO. Ces sélections se dérouleront justement à Rio.

L'Ukraine, la France et l'Espagne y seront tout comme les États-Unis et le Japon.

La compétition aura lieu dans une piscine extérieure dotée par contre d'un toit. La nature pourrait causer des maux de tête aux divers pays.

Ça ne semble pas énerver Thomas.

«J'ai participé à des camps d'entraînement un peu partout au monde. J'en ai vu de toutes les couleurs. Il a déjà plu, même grêlé sur nous. Il a fait chaud à une place, froid à une autre.»

De la grêle?

«Je vais toujours m'en souvenir. C'était en Espagne en avril 2011, commence-t-elle à dire à ce sujet.

«Je peux te dire que rien ne peut nous arrêter.»

Même pas les juges?

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