De Chelsea à la Coupe du monde de ski de fond

Katherine Stewart-Jones, 20 ans, participera samedi aux sprints individuels... (Courtoisie, Martin Kaiser)

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Katherine Stewart-Jones, 20 ans, participera samedi aux sprints individuels à Rogla, en Slovénie.

Courtoisie, Martin Kaiser

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Un vent de changement souffle sur l'équipe canadienne féminine de ski de fond. Plusieurs recrues obtiennent des essais en Coupe du monde depuis le début de la saison.

Dans quelques jours, ce sera le tour d'un espoir de l'Outaouais de tenter sa chance et se frotter aux grosses pointures européennes. Plus précisément une jeune femme de Chelsea, qui a grandi dans le parc de la Gatineau tout en étudiant au pavillon Gabrielle-Roy.

Katherine Stewart-Jones, 20 ans, participera samedi aux sprints individuels à Rogla, en Slovénie. Si tout va bien, elle pourrait prendre le départ de l'épreuve par équipe présentée le lendemain. «Ça va être le fun, surtout qu'il y a plus de gens qui s'intéressent au ski de fond ici», dit-elle au bout du fil.

Ce produit du club Nakkertok se trouvait en Italie au moment de l'entrevue. L'équipe nationale de développement s'y trouvait depuis quelques jours afin de profiter d'un beau tapis blanc naturel.

Car ailleurs, la neige se fait rare.

«Il n'y en a pas beaucoup en Europe. Nous étions en Slovénie avant de venir ici. Et le parcours de deux kilomètres était fait de neige artificielle. Nous faisions cinq boucles, raconte Stewart-Jones.

«C'est sûr que nous ne sommes pas habitués à ça au Canada. La neige est un peu différente. Je ne peux pas utiliser les mêmes skis ici. Mais ça ne me dérange pas trop puisque j'ai de bonnes paires de skis cette saison.»

Du succès chez les juniors

Stewart-Jones goûtera peut-être à sa première étape de la Coupe du monde, mais elle n'est pas étrangère aux compétitions internationales. Elle a participé aux championnats du monde juniors lors des trois années précédentes, terminant 16e en 2015 au Kazakhstan.

Puis le week-end dernier, ce fut ses débuts sur le circuit européen. Trois épreuves étaient au menu, dont une 22e position au 10 km libre.

«Cette dernière course, celle du dimanche, a été ma meilleure. Je retrouve la forme. Mon corps n'était pas prêt au début à faire ces courses.»

Stewart-Jones a retenu une leçon de cette aventure.

«L'écart est plus mince entre les skieuses. Si tu as une bonne course, tu vas peut-être finir dans le top-10. Mais si tu es mauvaise, c'est sûr que tu vas finir parmi les dernières.»

Pour l'instant, son seul but est d'acquérir de l'expérience en Coupe du monde. Ça, et montrer qu'elle mérite d'autres affectations.

Déjà, Ski de fond Canada l'a déjà assuré d'une présence à l'étape de Nova Mesto, en République tchèque, les 23 et 24 janvier.

«J'espère bien pouvoir participer aux épreuves de la Coupe du monde qui auront lieu au Canada en mars, dont celle à Gatineau», avoue Stewart-Jones, quadruple médaillée aux derniers Jeux du Canada.

Sophie Carrier-Laforte: un oeil sur le mercure, l'autre sur la piste

Sophie Carrier-Laforte... (Courtoisie) - image 3.0

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Sophie Carrier-Laforte

Courtoisie

Sophie Carrier-Laforte garde un oeil ces temps-ci sur le mercure à Thunder Bay. Il faisait -30 degrés Celsius en début de semaine dans cette ville ontarienne, qui accueillera les sélections en vue des championnats du monde juniors et des moins de 23 ans en ski de fond.

Les premières courses sont prévues jeudi. L'athlète du secteur Aylmer tentera de se qualifier pour les Mondiaux pour une troisième année de suite.

«[Les météorologues] prévoient une température de -15 degrés en fin de semaine. Même si je suis habituée au froid, ça reste que ce n'est pas chaud!» lance Carrier-Laforte en riant.

C'est pourquoi l'étoile du club Skinouk s'est pointée à Thunder Bay jeudi dernier. Ça lui permet de s'acclimater à son nouvel environnement. Ça, et apprivoiser les parcours.

«C'est ce que les meilleurs font. J'essaie donc de faire la même chose.»

Carrier-Laforte, 20 ans, se présentera sur le fil de départ en bonne santé. «Pas de bobos. Je touche du bois en ce moment», ajoute-t-elle en riant de nouveau.

Il reste à voir comment son corps réagira. Sa dernière course remonte au 19 décembre. «Ça fait longtemps, reconnaît Carrier-Laforte. Mais je ne suis pas inquiète tant que ça. J'ai participé à trois compétitions de suite en décembre. J'avais besoin d'un repos par la suite.»

Si tout va bien, elle aura retrouvé ses allures de championnes qui lui ont permis de rafler l'or à sa première sortie de la saison à Canmore. Elle avait gagné une épreuve de 5 km sur le circuit Nor-Am.

«Mon meilleur résultat à vie. Ensuite, ça s'est passé plus ou moins bien. Mais j'espère de reproduire cette semaine la même manière de skier que lors de cette première course.»

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