Les volleyeurs canadiens ont rendez-vous à Edmonton

Le tournoi de qualification olympique d'Edmonton est «le... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le tournoi de qualification olympique d'Edmonton est «le plus important» du plan quadriennal de l'équipe canadienne, selon l'entraîneur-chef gatinois Glenn Hoag.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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La veille de Noël, Glenn Hoag l'a passé sur un terrain de volley-ball en Turquie en compagnie de quatre joueurs de l'équipe canadienne.

L'entraîneur-chef gatinois dirige là-bas une formation professionnelle, l'Arkas Sports Club. Il prendra toutefois une pause de quelques semaines de son travail à Izmir, une ville portuaire, afin de rentrer au pays.

Un rendez-vous important l'attend. «Le plus important de notre plan quadriennal», précise Hoag.

Le Canada participera au tournoi de qualification olympique de la zone NORCECA, qui aura lieu du 8 au 10 janvier à Edmonton. Le Mexique, Cuba et Porto Rico seront également de la partie. Le pays gagnant obtiendra son billet pour Rio, au Brésil, en juillet.

«Ça fait un bout que notre équipe n'a pas participé aux Jeux olympiques», rappelle Glenn Hoag.

Plus précisément depuis 1992. Volleyball Canada l'a justement embauché, il y a neuf ans et demi, dans le but de ramener la formation nationale parmi l'élite mondiale.

L'année ciblée en vue du grand retour sur la scène olympique était justement 2016.

«Ce tournoi est l'aboutissement d'un long parcours, reconnaît Hoag. Il y a énormément de joueurs qui ont participé au programme au fil des ans, qui ont tout donné. Il y a eu beaucoup de travail et sacrifices de la part de tout le monde.

«Et si on ne se qualifie pas, la vie continuera. Nous avons monté un programme qui est maintenant reconnu et respecté partout à travers le monde. Mais je pense que nous pouvons faire une belle performance.»

Tous les experts abondent dans le même sens.

Livrer la marchandise

L'heure a sonné pour le Canada, qui n'a cessé de grimper au classement de la FIVB depuis l'arrivée de Hoag. Il a terminé septième l'an dernier aux championnats du monde.

La formation canadienne, qui s'entraîne à Gatineau depuis 2009, est considérée la favorite à ce tournoi de qualification. Une défaite sera perçue comme un échec.

«Je suis confiant. Nous arrivons à maturité. Nous possédons un bon fonds de jeu. Nous avons battu plusieurs bonnes équipes au fil des dernières années, dont la Bulgarie et Cuba.»

Et justement, une des puissances mondiales a invité la troupe à Hoag pour deux matches hors-concours en ce début de semaine. Le Canada a croisé le fer avec la Pologne lundi et mardi en Europe.

Retour des blessés

L'autre bonne nouvelle? Tous les blessés ont retrouvé la santé.

L'attaquant Gavin Schmitt a renoué avec l'action. Même chose pour un autre attaquant, Dallas Soonias, qui a manqué un an en raison d'une opération à un genou.

Quant au réceptionneur-attaquant Nicholas Hoag, il a été sur la touche ici et là dans les derniers mois. Son genou gauche lui a causé des problèmes.

Mais à l'aube du plus gros tournoi depuis une décennie pour le Canada, il semble prêt. Tout comme ses coéquipiers.

Hoag cédera sa place après Rio

Jeux olympiques ou pas, l'année 2016 marquera la fin de son règne. Glenn Hoag ne sera pas de retour l'automne prochain en tant qu'entraîneur-chef de l'équipe canadienne de volley-ball masculin. Il a confirmé la nouvelle au Droit.

La raison? «Il y a un certain essoufflement de ma part», note-t-il.

Hoag dirige deux équipes en même temps. D'un bord, il y a la formation nationale. Puis dans les ligues pros, il s'occupe de l'Arkas en Turquie, qui a atteint le carré d'as de la Ligue des champions en 2012.

«Je fais ça depuis six ou sept ans à longueur d'année. Je n'ai qu'une ou deux semaines de vacances. Je travaille du lundi au dimanche. J'ai peu de congés et je vieillis. J'aimerais bien avoir d'autres petits projets.»

Rester impliqué

Hoag vient de fêter ses 57 ans, au début du mois de décembre. L'année 2016 marquera aussi ses 10 ans à la barre du programme canadien.

Pas question par contre pour lui de couper totalement les liens avec l'équipe qu'il a construite. «Je ne mettrai pas un X dessus. J'ai mis trop de temps là-dedans pour partir complètement», dit-il.

Des discussions ont déjà été entamées entre la fédération nationale et lui au sujet du nouveau rôle qu'il pourrait camper.

«Nous voulons qu'il reste impliquer chez nous, que ce soit en tant que mentor ou dans d'autres fonctions, affirme le directeur général de Volleyball Canada, Mark Eckert. Sous les ordres de Glenn et son expertise technique, l'équipe a amélioré son jeu sur la scène internationale. Les pourparlers vont se poursuivre après la qualification olympique.»

Hoag ne semble pas inquiet. «Je vais rester proche de l'équipe. Elle me tient trop à coeur. Dans le passé, tu as souvent vu des effondrements après la fin d'un gros cycle. Je veux éviter ça.»

Gatineau perdra-t-elle l'équipe nationale?

Gatineau saura sous peu si elle demeurera le domicile de l'équipe canadienne de volley-ball masculin jusqu'en 2020.

«Une annonce sera effectuée lors de la deuxième semaine de janvier après le tournoi de qualification olympique», confirme le dg de Volleyball Canada, Mark Eckert.

Deux autres villes tentent de déraciner le centre d'entraînement de la formation nationale, qui se trouve en Outaouais depuis 2009. D'abord au centre communautaire Père-Arthur-Guertin puis au centre sportif de Gatineau.

Auparavant, l'équipe logeait à Winnipeg.

«Nous avions une quatrième candidate en lice, mais elle s'est retirée du processus, car elle ne pouvait pas construire l'infrastructure requise», indique Eckert.

Un appel d'offres de services a été lancé plus tôt durant l'année. Des visites dans chaque ville intéressée ont été effectuées.

Si Volleyball Canada a regardé ailleurs, ce n'est pas qu'elle est déçue de Gatineau. La fédération sportive n'a respecté que ses règles internes.

«La Ville de Gatineau a été bonne pour nous. Nous sommes satisfaits de la façon dont les choses se sont passées», assure Eckert.

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