Sur les traces de maman et papa

Catherine et Laurence Saumure se ressemblent et aiment... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Catherine et Laurence Saumure se ressemblent et aiment les mêmes choses, comme le basket-ball, passion qu'elles partagent aussi avec leurs parents.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Maman Nathalie a joué au sein de l'équipe de basket-ball féminin du Cégep de l'Outaouais. Papa Alain en a fait de même au sein de la formation masculine.

Presque trente ans plus tard, voilà que Catherine et Laurence Saumure imitent leurs parents.

Ces jumelles âgées de 17 ans ont effectué leurs débuts dans l'uniforme des Griffons lors des deux derniers mois.

Un moment spécial pour la famille d'Aylmer. Un moment qui demeure encore frais à la mémoire des deux recrues pendant cette période des Fêtes.

«Nos parents ont joué en même temps ici. C'est comme ça qu'ils se sont rencontrés. C'était notre but de nous rendre jusqu'ici, raconte Laurence.

«Laurence a le même numéro que nos parents portaient à l'époque, souligne quelques secondes plus tard Catherine.

Il n'y a pas eu de chicane afin d'obtenir le dossard 6. Ni de pile ou face ou de tirage à la courte paille.

«Les deux, nous voulions l'avoir. Mais j'ai décidé de le laisser à Laurence.»

Les soeurs Saumure ont fait leurs classes sur les bancs d'école et sur le terrain à l'école primaire Trois-Portages, puis à la polyvalente Grande-Rivière. Sans surprise, maman et papa les ont initiés au basket.

Un sport que les deux adolescentes ont vite assimilé.

Ils ne portent pas seulement le même nom de famille. Elles évoluent aussi à la même position d'ailier.

Identiques, les jumelles causent parfois des maux de tête à leurs entraîneurs. C'est le cas chez les Griffons.

«Nous jouons pareille, commence par dire Laurence.

«Le coach ne sait pas faire la différence entre les deux, ajoute-t-elle en riant. Il nous a même fait écrire des lettres sur nos bras. Moi, je porte un «L» sur les miens tandis que Catherine a deux «C».»

Même leurs amies au fil des ans ont mis un certain temps pour savoir qui est qui.

Laurence dépasse d'un pouce Catherine, qui fait 5' 6". Une possède un petit grain de beauté.

«Des gens se fient aussi à nos sourcils pour nous différencier», indique Laurence, sourire en coin.

Elles se ressemblent. Elles jouent pareilles. Et elles aiment les mêmes choses.

Quoi d'autre ressort de cette entrevue amusante à la sortie du gymnase principal du Cégep de l'Outaouais?

«Nous répondons tout le temps en même temps, fait remarquer de façon synchronisée Catherine et Laurence en souriant.

«Nous allons sûrement finir par faire le même travail plus tard», mentionne plus tard Catherine. Sa soeur et elle étudient en sciences de la nature.

«Nous sommes toujours ensemble. Quand nos amies voient une de nous seule, elles vont toujours demander où se trouve l'autre.»

Les Saumure s'amusent à leur première saison dans les rangs collégiaux, même si leur temps de jeu s'avère limité. C'est la réalité d'être des recrues, peu importe le sport.

«Ça se passe bien. La seule chose que nous trouvons dure, c'est que nous affrontons notamment des joueuses âgées de 21 ans. Elles n'ont pas le même physique que nous», fait remarquer Laurence.

Ce qui l'encourage?

Que de meilleurs jours se trouvent à l'horizon pour les Griffons, qui ont compilé une fiche de 3-5 en première moitié de saison.

La moitié de l'alignement est composée de nouvelles joueuses. Des étudiantes-athlètes qui vont grandir ensemble lors des deux prochaines années. Qui apprendront à gagner. Qui apprendront aussi à faire la différence entre Laurence et Catherine.

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