De toutes les couleurs à la piscine

Montana Champagne a récolté l'or, l'argent et le... (Courtoisie, APShutter.com)

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Montana Champagne a récolté l'or, l'argent et le bronze le week-end dernier à Toronto.

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Sa saison s'annonce prometteuse. Montana Champagne a gagné trois médailles à la compétition internationale junior de l'Ontario.

Ça s'est passé le week-end dernier à Toronto. Dans la même piscine qui a accueilli les Jeux panaméricains en juillet.

Le nageur de l'Université d'Ottawa a notamment gagné l'épreuve du 400 m QNI. Il a récolté l'argent au 200 m papillon et le bronze au 200 m QNI.

«Je suis très satisfait», avoue le jeune homme âgé de 18 ans.

Cette performance survient à trois mois et demi des sélections olympiques. Elles auront lieu dans le même bassin que cette récente compétition.

«L'objectif sera de faire de mon mieux aux essais, de voir si je peux me tailler une place au sein de l'équipe canadienne», lance-t-il en entrevue.

Luke Reilly, de la Colombie-Britannique, sera l'homme à battre au quatre nages individuel (QNI). Un écart assez important existe entre les deux nageurs.

«Je sais que c'est un but assez difficile à atteindre. Mais je n'ai jamais dit que ce serait facile», souligne Champagne.

Ce dernier donne des coups de bras dans l'eau depuis l'âge de sept ans. Depuis qu'il a vu sa soeur s'amuser à nager.

À ses premières saisons compétitives, Champagne s'était spécialisée dans le style papillon. Mais ces dernières années, il s'est tourné vers le QNI.

Carburer à la victoire

Le sport occupe une place de choix au sein de sa famille, à Orléans. Papa a pratiqué diverses disciplines. Il a aussi occupé la présidence du club de natation civil de GO Kingfish.

«Il aime me regarder nager», mentionne Montana Champagne.

Et maman dans tout ça? Elle aussi prend plaisir à encourager fiston.

«Elle n'est pas la spectatrice silencieuse. C'est elle qui crie, la plus bruyante. Tu peux facilement la reconnaître dans les estrades», raconte l'athlète qui étudie en sciences commerciales à l'École de gestion Telfer.

Champagne s'avère tout aussi intense dans l'eau. Il est le premier à le reconnaître. Il carbure à la victoire.

«Ce que j'aime de la natation, c'est de me retrouver en compétition avec un autre nageur à mes côtés. Même à l'entraînement.»

Et il déteste perdre.

Mais pas au point d'être désagréable.

«Je vais parler aux autres nageurs. Je vais leur serrer la main après la course. Je vais prendre le temps par la suite de réfléchir, trouver où j'ai erré.»

Champagne n'a rien de ces athlètes superstitieux.

Pas question d'enfiler le même maillot, course après course, ou de se laisser bercer par la même musique avant chaque départ.

«Tu n'as pas besoin de te rabattre sur un rituel quelconque si tu as mis le temps et l'effort nécessaire à l'entraînement», souligne-t-il.

Les Gee Gees d'Ottawa l'aiment bien. L'université l'a nommé recrue de l'année au printemps dernier lors du banquet annuel de ses équipes sportives.

Avant de faire le saut dans les rangs universitaires, Montana Champagne a fait ses classes chez Go Kingfish où il détient encore cinq records de club. Il a aussi participé à quelques entraînements ici et là au centre sportif de Gatineau.

Et durant les fins de semaine, on peut le retrouver derrière le comptoir d'une succursale de la Banque Scotia dans la région. Il est caissier à temps partiel.

Qui sait, peut-être que dans quelques années, le nageur deviendra banquier après sa carrière sportive.

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