Toney à Ottawa? Le suspense dure

Éric «The Hammer» Martel Bahoeli garde espoir d'affronter... (Pascal Ratthé, Archives Le Soleil)

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Éric «The Hammer» Martel Bahoeli garde espoir d'affronter James Toney. Mais il prévient que sa patience a des limites.

Pascal Ratthé, Archives Le Soleil

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Ce droitier de Québec devait affronter l'ancien champion des poids lourds, James Toney, le 13 novembre à Ottawa. La date du combat a été remise une première fois au 27 novembre, puis au 6 décembre.

Éric «The Hammer» Martel Bahoeli ne montera pas dans le ring contre son idole de jeunesse, ce vendredi soir, à Ottawa. Pourquoi? Le gala professionnel prévu a été déplacé à nouveau. Cette fois-ci, le promoteur planifie sa carte en vue du 29 janvier au EY Centre, un centre de conférence situé non loin de l'aéroport international.

«Je vais être honnête avec toi. Si je devais me battre contre un autre boxeur que James Toney, ça fait longtemps que je serais passé à un autre dossier, avoue Martel Bahoeli au bout du fil. Le fait que le gala soit reporté trois ou quatre fois, ça semble manquer de sérieux à première vue. Mais je suis à Québec. Je ne connais pas les raisons...»

Il a été impossible de joindre Gilles Morrissette, qui a obtenu un permis de la Commission aux sports de l'Ontario pour organiser cette soirée.

Pour l'instant, Martel Bahoeli garde espoir qu'il affrontera Toney. Le pugiliste âgé de 34 ans a reçu son contrat et l'a signé.

«J'espère que ça va se passer», a avoué Martel Bahoeli au sujet de son combat contre l'ancien champion maintenant âgé de 47 ans.

Toney n'a jamais été envoyé au tapis pour une défaite en 91 sorties. Il montre une fiche de 76-10-3 et 46 knock-out.

Sa carrière a été marquée de plusieurs hauts et de quelques bas. Il a gagné des ceintures. Il en a aussi perdu une en raison d'utilisation de stéroïdes.

Ses dernières sorties dans le ring ont suscité des inquiétudes. Plusieurs voix se sont élevées aux États-Unis afin que James Toney prenne sa retraite. On craint pour sa santé.

Le principal intéressé, lui, a confirmé sur les réseaux sociaux son intention de se battre à Ottawa. Mais on attend toujours ce combat.

Le gala était initialement prévu en novembre au Centre Canadian Tire Centre. En plus de Toney, les noms de Steve Molitor, Hector Camacho Junior et Arif Magomedov avaient été annoncés. Depuis ce temps, l'identité des boxeurs a changé plus d'une fois.

«C'est une chance en or qu'on m'offre», a souligné Éric Martel Bahoeli, auteur d'une fiche de 11-5 et sept knock-out. «James Toney est un gars que j'ai toujours apprécié quand j'avais 16-17-18 ans, quand j'ai commencé à boxer. J'aimais beaucoup son style.»

«Si c'est reporté une autre fois, ce combat n'aura pas lieu.»

Éric Martel Bahoeli

Puis ça serait un tremplin pour lui, affirme-t-il, afin d'obtenir le combat tant reluqué. Celui d'une revanche contre Dillon Carman pour le titre canadien.

«Je dis souvent que j'ai livré plus de combats qu'il m'en reste. Je sais que je n'ai pas une fiche immaculée. Ça achève pour moi. Il me reste trois ou quatre combats, peut-être même cinq. Je saisis les occasions quand elles sont là.»

C'est pourquoi il patiente pour Toney. «Mais ma patience a des limites. Si c'est reporté une autre fois, ce combat n'aura pas lieu.»

Éric Martel Bahoeli pense à son emploi d'agent d'intervention dans un centre jeunesse de Québec. Il a dû demander congé à deux reprises à ses patrons par le passé. Il n'a pas le goût de devoir se pointer dans leurs bureaux pour un autre changement à l'horaire.

Le dernier gala pro d'importance à se dérouler à Ottawa remonte à 1998. La finale avait mis en vedette Otis Grand, qui avait défendu avec succès son titre des poids moyens de la WBO. Environ 8000 personnes avaient assisté à la soirée.

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