David Leduc de retour dans la fosse aux lions

Articulé et poli, David Leduc a un style... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Articulé et poli, David Leduc a un style de combat agressif et imprévisible.

Etienne Ranger, LeDroit

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Dix-huit mois plus tard, David Leduc retournera dans une prison à sécurité maximale de Bangkok.

L'athlète de l'Outaouais ne s'en va pas purger une peine derrière les barreaux. Au contraire, le jeune homme âgé de 23 ans mène une vie bien rangée.

Ce mordu d'arts martiaux mixtes a été invité à participer à nouveau à Prison Fight, une compétition sanctionnée par les services correctionnels thaïlandais. Le concept? Opposer des détenus à des étrangers dans le ring.

Ça se tapoche. Ça se fait mal. Ça saigne. Le prisonnier qui gagne peut voir sa sentence être réduite.

«Même si je porte souvent des habits et cravates, je suis un gars de défi. Et ça, c'en est un gros», dit Leduc au sujet de sa décision de revivre l'expérience.

Le jeune entrepreneur est devenu le premier Canadien à remporter un combat en juillet 2014 à sa première participation au Prison Fight. L'événement était suivi par plusieurs médias internationaux dont l'hebdomadaire américain Time et la chaîne de télévision Al Jazeera.

Sa famille et ses amis n'ont pas cherché à le décourager. Il mettra le cap vers l'Asie le mois prochain. «Mon entourage est tout aussi intense que moi», précise-t-il en riant.

Leduc pratique le muay-thaï. Ce style debout permet les coups de pied et coups de poing, mais également les coups de genou et de coude.

Il s'entraîne ces jours-ci sous les ordres de Sifu Patrick Marcil. Il sue à grosses gouttes non seulement en vue du Prison Fight, mais également d'un autre rendez-vous important à ses yeux.

Le Québec compte une nouvelle organisation d'arts martiaux. S-1 Fighting, qui se spécialise dans le muay-thaï, présentera un premier gala professionnel ce vendredi à la Tohu, le haut lieu de cirque à Montréal.

Quatorze combats seront présentés, dont un impliquant David Leduc.

«J'ai hâte. C'est rare que je peux me battre à la maison. Habituellement, je dois aller outre-mer», note-t-il.

À titre d'exemple, il était en Espagne plus tôt en novembre, participant au championnat du monde WKU. Là-bas, le pugiliste de 6' 2" et 178 livres a raflé la médaille d'argent.

«Je suis content de faire partie de ce premier gala. Il y a plusieurs gars qui se sont battus dans de grosses ligues aux États-Unis.»

Le Réseau des sports (RDS) diffusera cette soirée.

Un bon spectacle

Ce ne sera pas les seules caméras braquées sur David Leduc. On tourne en ce moment un documentaire à son sujet. La fosse aux tigres sera diffusé au Canal D et au Fight Network. Ça risque de donner de la bonne télé.

Leduc est un type articulé. Il a de l'entregent. Il est tout le temps poli et respectueux, note son entraîneur.

«C'est un gars aussi très discipliné. Il ne manque jamais un entraînement. S'il dit qu'il va être là à deux heures, il sera là à deux heures. Il est très bien organisé.»

Et Leduc le combattant, il est comment?

«Il est très agressif. Il possède un style qui le rend difficile à prédire. Gagne ou perd, ça ne sera pas plate à regarder. Il va se battre pour finir l'adversaire», indique Patrick Marcil.

Comme il a achevé son adversaire de Prison Fight, un ancien trafiquant de drogue en Thaïlande, l'an dernier.

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