Une saison déterminante attend Turgeon

Malgré les apparences, le ski de fond est... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Malgré les apparences, le ski de fond est encore la priorité d'Alexis Turgeon.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Alexis Turgeon n'a pas remisé sa tuque, ses pôles et ses skis, même si l'idée lui a effleuré l'esprit. Il se tapera une autre saison sur la neige. Tout ça dans l'espoir de renouer avec l'élite mondiale.

«Une saison importante», avoue le fondeur originaire de Hull au bout du fil.

Ce dernier a beaucoup réfléchi à la conclusion de l'hiver passé. Ce qui a débouché sur une décision importante, celle de délaisser le centre national d'entraînement de Québec après un séjour de trois ans.

«Je ne suis pas fâché. Ça n'a rien de négatif, précise-t-il.

«Mais financièrement, je n'étais plus capable de suivre. C'était un investissement important avec tous les voyages et camps d'entraînement.»

Ça, et sa motivation faisait défaut. Les résultats n'étaient pas à son goût depuis son passage chez les seniors après un fructueux stage junior marqué par des participations aux championnats du monde et deux épreuves de la Coupe du monde.

«Je pensais trop à l'argent, à ramasser des points. Je veux recommencer à m'amuser», lance Turgeon.

Des amis ont cru qu'il arrêtait de skier en ne voyant plus son nom sur la liste des membres du centre national. Ou qu'il avait été mis à la porte.

C'est tout le contraire.

«Je skie encore à temps plein. J'ai même continué à m'entraîner cet été et cet automne avec Alex Harvey deux à trois fois par semaine», note-t-il.

Sauf que maintenant, Turgeon choisira ses courses. Il se tapera les épreuves de la Coupe Canada de même que les championnats américains prévus immédiatement après le jour de l'An au Michigan.

«Je dois réserver moi-même mes billets d'avion, trouver des farteurs, louer une chambre d'hôtel et une voiture. Mais ça va me coûter moins cher», explique l'athlète âgé de 22 ans.

À travers tout ça, il va renouer avec des visages qui ont marqué son adolescence et ses belles années au club Skinouk, en Outaouais. Turgeon voyagera avec les skieurs Simon Lapointe et Nicholas Pigeon en plus de faire équipe avec son ancien entraîneur, Pierre-Olivier Dorégo.

Les deux hommes se sont assis dans les dernières semaines afin d'établir un plan de match. «Ensemble, nous avons décidé ce que je voulais faire et ne plus faire», précise-t-il.

Son horaire a été allégé afin de lui permettre de travailler un peu et poursuivre ses études en administration des affaires à l'université Laval. Mais la priorité demeure le ski de fond.

Turgeon veut participer en février aux championnats du monde en Roumanie, un rendez-vous qu'il a manqué les trois saisons précédentes. Il s'agit de sa dernière année d'admissibilité chez les moins de 23 ans.

Et si tout va bien, le fondeur de l'Outaouais aimerait glisser dans son patelin en mars lorsque le Ski Tour Canada débarquera au parc Jacques-Cartier. Une épreuve de sprints de la Coupe du monde sera disputée dans l'ombre du Parlement.

«Tout va se décider avec le genre de début de saison que je connais», avoue le principal intéressé, qui participera notamment aux sélections nationales à la mi-janvier à Thunder Bay.

Avant de partir vers l'Ouest canadien en vue de sa première course, Alexis Turgeon passera en Outaouais. Une activité de financement est organisée afin d'appuyer Lapointe, Pigeon, lui et une autre skieuse, Sophie Carrier-Laforte, d'Aylmer, qui a participé aux Mondiaux juniors en 2015. Il s'agit d'un «5 à 7» prévu ce vendredi au Relais Plein Air du parc de la Gatineau.

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