Karaté: un vendredi 13 chanceux pour Rivest

Le médaillé de bronze Maxym-Olivier Rivest en compagnie... (Courtoisie)

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Le médaillé de bronze Maxym-Olivier Rivest en compagnie de son entraîneur Denis Beaudoin

Courtoisie

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Maxym-Olivier Rivest redoutait le pire scénario en jetant un coup d'oeil au calendrier des championnats du monde juniors de karaté.

Sa journée de combats à Jakarta, en Indonésie, était prévue un vendredi... 13 novembre. «Moi qui suis superstitieux... Je m'attendais à ce qu'il m'arrive quelque chose de mal, une malchance», a souligné en riant l'ado de Gatineau au bout du fil.

Le colosse de 1,88 m (6' 2") s'est trompé. Et comment.

Rivest a gagné quatre de cinq combats en route vers la médaille de bronze chez les 14-15 ans de plus de 70 kg. C'était la première fois qu'un athlète canadien montait sur le podium à ces championnats juniors depuis 2007.

«Je me remets lentement de mes émotions», a avoué l'étudiant-athlète de l'école secondaire Nicolas-Gatineau. Il se trouvait dans un aéroport de Tokyo, lundi soir, lorsque le journaliste l'a joint sur un portable.

Les membres de l'équipe canadienne et lui attendaient un vol afin de rentrer au pays après une douzaine de jours en Asie. Un voyage qui aura été long, mais fructueux.

Surtout avec une médaille dans les bagages.

«Ça me surprend...? Oui, mais non. Je savais que j'étais capable de gagner. Je m'étais fixé l'objectif de finir parmi les cinq premiers, a commencé par expliquer Rivest. Mais je ne pensais pas aller si loin que ça.»

Sa seule défaite est survenue au troisième tour contre l'Égyptien et l'éventuel champion, Taha Tarek Mahmoud, sur une décision partagée des juges. Le pointage était égal 3-3 après le temps réglementaire.

Rivest, 15 ans, a rebondi en battant deux adversaires en repêchage. Il tenait à dédier sa performance à plusieurs personnes.

D'abord à son instructeur Denis Beaudoin du dojo du même nom. «La personne qui me pousse à l'entraînement», a-t-il noté.

Puis sa famille, qui était sur place en Indonésie. Ses frères plus âgés Alexandre Benjamin et Nicholas Patrick participaient aux Mondiaux.

«Mes deux frères me donnent toujours de bons conseils, a dit le plus jeune des trois enfants de la famille Rivest.

«Puis mes parents sont toujours là pour moi, à m'aider.»

Et surtout, ils paient la moitié des factures reliées au karatéka.

Fiston s'occupe de l'autre portion.

«En travaillant comme instructeur de karaté. Toutes mes paies servent à payer mes voyages», a-t-il pris le soin de noter.

Ses frères et lui auront peu de temps pour célébrer son exploit. Un retour sur les bancs d'école est prévu mercredi matin.

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