Une fratrie, trois chances de médailles

Nicholas Patrick, Maxym-Olivier et Alexandre Benjamin s'envolent vendredi... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Nicholas Patrick, Maxym-Olivier et Alexandre Benjamin s'envolent vendredi pour l'Indonésie.

Etienne Ranger, LeDroit

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En quatre décennies sur les tatamis, Denis Beaudoin a été témoin de plusieurs exploits et phénomènes. Mais jamais rien de la sorte.

Trois frères de Gatineau participeront aux championnats du monde juniors de karaté. Maxym-Olivier, Alexandre Benjamin et Nicholas Patrick Rivest mettront les pieds dans un avion vendredi en direction de Jakarta, en Indonésie, où ils affronteront l'élite internationale chez les moins de 21 ans.

«J'ai déjà vu deux frères participer à des championnats en même temps, mais trois? C'est exceptionnel», raconte Beaudoin, un entraîneur de l'Outaouais qui dirigera l'équipe canadienne.

Le trio en question, il le connaît très bien.

Les Rivest fréquentent son dojo du boulevard Maloney depuis une douzaine d'années. Ils ont grandi sous ses yeux.

Leur maman Julie, détentrice d'une ceinture noire et juge en karaté, les a initiés aux arts martiaux.

«Ce sont des passionnés, des jeunes sympathiques. De bons athlètes qui sont de super travaillants, souligne Beaudoin. Ils s'entraînent toujours à fond. Ils sont aussi curieux. Ils veulent toujours apprendre. C'est comme ça qu'on avance, qu'on s'améliore.»

Leur papa Stéphane, qui est président de Karaté Québec et trésorier de Karaté Canada, va les accompagner. Il agira en tant que gérant de l'équipe nationale.

«C'est assez spécial ce qui nous arrive», avoue l'aîné Nicholas Patrick, âgé de 19 ans.

«C'est déjà un bel exploit de participer aux championnats du monde, qui se déroule chaque deux ans. Pour y aller, tu dois être classé premier dans ton pays. Que les trois soient premiers dans trois catégories différentes en même temps, c'est remarquable.»

Ce dernier se présentera en sol indonésien avec une feuille de route étoffée. Karaté Canada l'a notamment nommé athlète masculin international junior de l'année en 2014. De plus, il a gagné la médaille d'argent en avril à l'Omnium des États-Unis.

Musique et chocolat

Le cadet, Alexandre Benjamin, est le poids lourd de la famille à 6' 3" (1,90 m) et 222 livres (100 kg). Et il n'a que 17 ans.

C'est le plus connu des trois dans le milieu sportif dans la région. Il avait démoli un adversaire après l'autre, il y a deux ans et demi, aux Jeux du Québec, à Chicoutimi.

Un scénario qui ne risque pas de se reproduire aux championnats du monde. Pas que le jeune homme n'est pas bon. Mais la compétition s'avère plus relevée. Ses attentes sont donc modulées en conséquence.

«Je vais aborder ça un point à la fois», lance-t-il.

Sa préparation ne changera pas. Il va enfiler ses écouteurs format géant avant chaque combat. La toune restera la même. Ce sera du Eminem qui crachera dans ses oreilles. Plus précisément au rythme de Lose Yourself.

«J'écoute toujours ça avant de me battre», confie Alexandre Benjamin.

Ça lui porte chance. Pourquoi donc changer une formule gagnante?

Maxym-Olivier, qui a 15 ans, adopte la même approche, mais avec un bémol. «Je n'ai pas une chanson en particulier que j'écoute, précise-t-il. Tant que c'est énergique, rien de trop slow

Donc pas de Céline Dion et son succès des années 1980 D'amour ou d'amitié sur le baladeur numérique.

«Non, pas vraiment», lance en riant le benjamin du clan.

Et le plus vieux dans tout ça? Il doit bien être superstitieux, lui aussi.

«Je dois toujours manger la bonne barre de chocolat et boire du gatorade. Ça marche chaque fois», assure Nicholas Patrick.

Pas question de déroger à sa routine. Pas question non plus d'essayer une barre locale.

«Je vais en avoir dans mes valises», fait remarquer l'étudiant-athlète de l'Université d'Ottawa.

Le trio aura une pensée pour leur grand-père Roger Flansberry, qui ne fera pas le voyage avec eux. «Il a 79 ans et il pratique encore le karaté», fait remarquer le plus vieux des frères Rivest.

Est-ce que grand-papa affronte parfois ses petits-fils à l'occasion de combats amicaux?

«Non, non. Lui, c'est récréatif», précise en souriant Nicholas Patrick.

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