Heur et malheur à Spa-Francorchamps

Le Britannique Lewis Hamilton a remporté le Grand... (Agence France-Presse)

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Le Britannique Lewis Hamilton a remporté le Grand Prix de Belgique hier. Il a ainsi porté son avance au championnat sur son coéquipier Nico Rosberg à 28 points.

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Daniel ORTELLI
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SPA-FRANCORCHAMPS

Lewis Hamilton (Mercedes) a réussi sa rentrée en remportant hier le Grand Prix de Belgique de Formule 1, après un mois de vacances, et Romain Grosjean (Lotus) est monté sur son premier podium depuis l'automne 2013.

Auteur d'un nouveau sans-faute, de bout en bout, en partant de la pole position, le double champion du monde et leader du championnat n'a jamais été inquiété. Il a bouclé, après 43 tours d'une course intense, épargnée par la pluie, sa 39e victoire en F-1, dont six en 2015.

Parti de la première ligne, Rosberg, futur père de famille, était cinquième au premier virage, puis il est revenu dans le sillage d'Hamilton mais n'a jamais pu tenter la moindre manoeuvre. Un scénario bien différent de l'an dernier, quand il avait accroché son coéquipier dès le premier tour.

Grosjean profite

La bonne affaire du jour a été réalisée par Grosjean, monté sur son 10e podium de F-1, en 75 Grands Prix, après avoir mieux géré ses pneus que Sebastian Vettel (Ferrari): le quadruple champion du monde allemand a crevé son pneu arrière droit, trop usé, à deux tours de la fin, alors que le Français allait probablement le dépasser.

Grâce à la puissance de son moteur Mercedes, et à une stratégie parfaitement mise en oeuvre par l'écurie d'Enstone (ex-Renault), Grosjean est donc allé chercher de gros points aux dépens de la Scuderia Ferrari, qui disputait dimanche à Spa son 900e GP depuis 1950. Un GP très frustrant pour Vettel, furieux contre ses pneus italiens après l'arrivée.

«Je fois faire attention à ce que je dis mais ces pneus sont lamentables et tout le monde le sait. Si j'avais crevé 200 mètres plus tôt, j'aurais tapé dans le mur à 300km/h», a dit Vettel à la télévision allemande. Sa stratégie risquée, à un seul arrêt, n'a pas payé, et il n'y a pas eu de 689e podium pour une Ferrari en F-1.

«C'est la seule voiture qui a tenté cette stratégie (à un seul arrêt). Ses pneus étaient en fin de vie. Les autres équipes ont choisi une autre direction», a aussitôt réagi Paul Hembery, le directeur de la Compétition chez Pirelli. «Parfois vous essayez de faire quelque chose de différent et, si ça passe, vous êtes considéré comme un génie [...] Il faut lui laisser le bénéfice du doute. Il est en colère et frustré de ne pas avoir obtenu le résultat qu'il souhaitait. Je ne vais pas le critiquer pour ça», a-t-il ajouté, histoire de calmer le jeu.

Au pied du podium, les places d'honneur sont allées au Russe Daniil Kvyat (Red Bull), quatrième, et au Mexicain Sergio Pérez (Force India), cinquième. Ils ont assuré le spectacle et dépassé à tour de bras pendant une heure et demie.

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