Forcé à l'abandon par un cancer

Double vainqueur du Tour d'Italie, Ivan Basso laisse... (Photo AFP)

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Double vainqueur du Tour d'Italie, Ivan Basso laisse un grand vide au sein de la formation Tinkoff, menée par Alberto Contador.

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Agence France-Presse
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L'Italien Ivan Basso a quitté, l'air grave, le Tour de France, hier à Pau, après la découverte «d'un petit cancer des testicules» qui le force à abandonner son leader, l'Espagnol Alberto Contador, très affecté.

«J'ai appris cette mauvaise nouvelle ce lundi midi. Je quitte la course pour rentrer à Milan, me faire soigner en urgence», a expliqué le coureur, âgé de 37 ans, avant de donner le récit de «cette mauvaise nouvelle».

«Lors de la cinquième étape, j'ai été victime d'une petite chute. Je me suis légèrement blessé aux testicules».

«J'ai ressenti une légère douleur durant quelques jours et j'ai donc décidé de consulter les médecins du Tour et de mon équipe hier dimanche. Ils m'ont envoyé à l'hôpital où les analyses ont révélé un petit cancer des testicules. On m'a informé ce lundi midi», a-t-il expliqué, sereinement mais le visage fermé.

«J'ai bien sûr décidé de me retirer de la course et de rentrer en Italie où je vais être opéré par un spécialiste aussi vite que possible», a conclu le coureur avant de «remercier (son) équipe pour le soutien apporté dans cette épreuve».

Basso, double vainqueur du Tour d'Italie (2006 et 2010), avait aussi pris la 3e place du Tour de France en 2004, puis la deuxième en 2005.

«Un vrai gentil»

Le cycliste italien avait été suspendu deux ans pour dopage (2006-2008) à la suite de sa mise en cause par la justice de son pays dans l'affaire Puerto. Après des aveux, il s'était rétracté, expliquant avoir eu l'intention de recourir au dopage mais de finalement renoncer. La justice ne s'était pas rangée à cette version.

«C'est un jour très difficile pour moi, a déclaré son leader, Alberto Contador, très ému. On n'imagine jamais que cela puisse se produire. Maintenant, la première chose est d'analyser ce qu'il s'est passé avec Ivan et espérer que tout se résolve le plus vite possible».

«C'est vraiment dur. Sur les six derniers mois, nous avons passé 120 jours ensemble. Nous sommes très liés. Je suis sûr que nous serons ensemble à Paris pour célébrer la victoire», a-t-il conclu avant de clôturer une conférence de presse qui devait lui être consacrée.

Basso, dont la maman est décédée d'un cancer, n'est pas le premier coureur à souffrir d'un tel mal. Avant lui, l'Américain Lance Arsmtrong, le champion déchu du Tour de France, avait vaincu un cancer des testicules avant de dominer le peloton durant plusieurs années puis d'être rattrapé par les affaires de dopage.

Coup dur

Le coup est rude, humainement d'abord pour la formation Tinkoff et Contador qui perdent «un vrai gentil, un mec bien», selon le directeur sportif de l'équipe, Steven De Jongh.

D'un point de vue sportif, c'est aussi un coup dur pour Alberto Contador dont l'ambition est de réussir le doublé Giro-Tour.

L'Espagnol est apparu très affecté par la nouvelle. Et s'il assure qu'il se battra pour offrir le jaune à son équipier, il sait aussi qu'il a perdu un capitaine de route précieux.

Si Basso n'a plus ses jambes des années 2000, c'est un coureur d'expérience précieux et dont la santé était au centre des préoccupations des suiveurs du Tour.

Les réseaux sociaux se sont immédiatement enflammés après l'annonce faite par Basso. De nombreux coureurs ont posté des messages d'encouragement à celui que beaucoup appellent «champion».

«Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai été sous le choc. Ivan est un ami, on a couru ensemble plusieurs saisons à la Liquigas, a rapidement réagi Vincenzo Nibali. J'espère qu'il sera de nouveau parmi nous rapidement».

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