Un sport en pleine éclosion

Mike Lee, des Outlaws, tente de capter le...

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Mike Lee, des Outlaws, tente de capter le disque lors du match de l'équipe ottavienne entre le DC Breeze.

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Une équipe sportive professionnelle d'Ottawa est en pleine course aux séries éliminatoires. Le Rouge et Noir? Non. Le Fury? Non. Les Champions? Non plus.

Les Outlaws de la American Ultimate Disk League (AUDL) joueront deux parties cruciales le week-end prochain en vue d'une qualification.

Relativement méconnus, les Outlaws d'Ottawa ont tout de même attiré près de 500 personnes lors de leur dernier match, le 4 juillet à l'Université Carleton.

L'AUDL n'est vieille que de quelques années, la franchise ottavienne en est à sa première saison seulement, mais les joueurs comme les propriétaires sont confiants d'avoir un produit intéressant entre les mains.

«C'est un investissement pour nous, on aime le sport. On est très excité à la perspective de transformer le sport d'une activité participative à un sport avec des spectateurs.»

- Jim Lloyd, copropriétaire des Outlaws d'Ottawa

La franchise montréalaise offre déjà de belles promesses avec des foules moyennes de 2000 personnes à chaque partie locale. Le Royal de Montréal a également entamé un partenariat avec TVA Sports pour la diffusion de matches.

ESPN 3, aux États-Unis, et TSN GO, au Canada, diffusent également des parties de l'AUDL.

«Il faut faire un plan d'affaires et planifier trois à cinq ans avant d'avoir des résultats financiers positifs. C'est un investissement pour nous, on aime le sport. On est très excité à la perspective de transformer le sport d'une activité participative à un sport avec des spectateurs», indique Jim Lloyd, copropriétaire des Outlaws d'Ottawa.

Le frisbee extrême (ultimate frisbee) a effectivement longtemps été une activité récréative. La plupart des joueurs ont commencé par hasard sur un campus universitaire, et ce, depuis la création du sport dans les années 1970. C'est le cas du Gatinois Léon Forest-Nault, joueur des Outlaws.

«Ça fait depuis cinq ans qu'on joue à un haut niveau, c'est une super opportunité de jouer pour une équipe professionnelle et d'avoir des investisseurs qui ont cru au potentiel.»

DU JEU DE HAUT NIVEAU

Même chose pour Pierre-Samuel Proulx.

Ancien joueur de soccer de haut niveau, il a fait la transition vers le frisbee extrême pendant ses études universitaires. «Le frisbee nous permet de jouer à un haut niveau, même si c'est un sport qu'on a joué plus tard. La plupart d'entre nous ont joué à un haut niveau dans d'autres sports auparavant.»

UN POTENTIEL PRÉSENT POUR LA LIGUE

M. Lloyd et les joueurs de l'équipe croient au potentiel du sport en raison du spectacle qu'il offre, les Outlaws et l'AUDL misent d'ailleurs beaucoup sur la vidéo pour promouvoir leur sport et la ligue.

Les joueurs reçoivent une mince rémunération pour leur participation, une rémunération qui augmentera certainement au fur et à mesure que le sport gagne en popularité.

En attendant, des joueurs comme Léon Forest-Nault (auditeur chez E & Y) et Pierre-Samuel Proulx (attaché politique de la députée de Québec) gardent leur emploi et consacrent leurs week-ends à leur sport.

Le prochain week-end sera crucial. Deux victoires contre le puissant Rush de Toronto assureraient une place en séries aux Outlaws dès leur première saison.

Ce ne sera toutefois pas une mince tâche.

COMMENT SE JOUE LE FRISBEE EXTRÊME?

Le frisbee extrême (ultimate frisbee) peut être le théâtre de jeux spectaculaires, au même titre que le football et le basket-ball, deux sports qui ont servi d'inspiration pour l'élaboration des règles.

Un lancer de disque d'un bout à l'autre du terrain lance le jeu. Le joueur qui reçoit le frisbee doit garder un pied bien ancré au sol et passer le disque à un coéquipier pour le faire avancer jusqu'à la zone des buts à l'autre bout du terrain, un peu comme au rugby et au football américain. Les joueurs doivent faire preuve de créativité et d'athlétisme pour se démarquer et réussir les jeux nécessaires pour marquer des points. Le jeu s'arrête seulement lorsqu'un point est marqué, que ce soit l'équipe qui a reçu le lancer de départ ou l'équipe en défensive, après une interception, un disque échappé ou une pénalité.

Aucun contact n'est toléré. Si un contact survient, une pénalité est appelée.

Fait rare, les deux équipes peuvent se consulter pour renverser une mauvaise décision d'un officiel, ce qui se produit dans la plupart des matches. Julien Paquette, LeDroit

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