Abel et Ware dominantes

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Pamela Ware (à gauche) et Jennifer Abel (à droite) ont décroché l'argent et l'or respectivement, hier en plongeon.

USA TODAY Sports

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Alexandre Geoffrion-M.
La Presse Canadienne
SCARBOROUGH

La logique a été respectée dimanche au Centre aquatique des Jeux panaméricains, où les Canadiennes Jennifer Abel et Pamela Ware ont réalisé le doublé au tremplin de trois mètres, permettant ainsi à Abel d'obtenir son billet pour les Jeux olympiques de Rio en 2016.

La Lavalloise a littéralement survolé la compétition avec un score cumulatif de 384,70 points, devançant sa compatriote par un énorme fossé de 58,70 points. La Mexicaine Dolores Hernandez, qui a donné du fil à retordre à Ware avant de finalement s'avouer vaincue lors de la cinquième et dernière ronde, a complété le podium avec 323,10 points.

«C'est la première fois que je gagne par une aussi grande marge au niveau international», a admis Abel, le sourire aux lèvres.

«Toute l'année, moi et Jennifer on était les deux meilleures plongeuses en Amérique, a rappelé Ware. Je crois qu'aujourd'hui, ça nous a vraiment aidées de plonger devant notre famille et nos amis. Ce sont mes premiers Jeux panaméricains, donc le fait d'arriver deuxième, c'est incroyable.»

Abel, la médaillée de bronze au tremplin de trois mètres synchro aux Jeux olympiques de Londres en 2012, a notamment réussi à sa troisième tentative son fameux double saut périlleux et demi avant avec deux vrilles - «un plongeon d'homme», selon l'entraîneur Arturo Miranda. En finale, Ware et elle étaient d'ailleurs les seules à tenter ce plongeon, dont le coefficient de difficulté est de 3,4.

Après avoir admis plus tôt cette saison éprouver des problèmes de confiance, Abel a visiblement peaufiné sa technique en prévision de la finale après avoir manqué de constance en ronde préliminaire. La jeune femme de 23 ans n'a jamais été inquiétée, en route vers la conquête de la médaille d'or.

«Après les Séries mondiales, on est revenues à la maison et on est retournées à l'entraînement de façon très intense, a expliqué Abel. Ç'a été très difficile, au point où je me demandais de quoi j'aurais l'air en me présentant ici - autant physiquement que mentalement. Je vois maintenant le résultat et pourquoi on a poussé aussi fort. C'est parce que je voulais atteindre mes objectifs et pousser au maximum de mes capacités.»

Pour sa part, Ware, qui disposait d'une avance de seulement trois points sur Hernandez avant son cinquième plongeon, a tenté le tout pour le tout avec son double saut périlleux et demi avant avec deux vrilles. La Montréalaise âgée de 22 ans ne l'a pas réussi aussi bien que Abel, mais ce fut suffisant pour lui octroyer l'argent.

«J'étais vraiment calme, je n'ai pas vu à combien de points j'étais de la Mexicaine, mais je savais qu'elle (Hernandez) était proche, a relaté Ware. Quand je suis sortie de l'eau après mon plongeon, je me suis dit: 'Oh non, je viens de le rater'. Je me suis mise en petite boule et je pouvais juste espérer demeurer devant elle. Donc je suis contente, mais ma performance n'était pas à la hauteur.

CHEZ LES HOMMES

Du côté masculin, Vincent Riendeau, de Pointe-Claire, et Maxime Bouchard, de St-Constant, n'ont pu imiter leurs compatriotes lors de la finale à la tour de 10 mètres masculine. Riendeau et Bouchard ont respectivement terminé cinquième et septième, avec 419,35 et 374,00 points.

«Ça n'a pas été facile, mais je suis vraiment content d'avoir été capable de revenir avec mes deux derniers plongeons - surtout mon dernier, avec lequel j'ai le plus de difficulté», a dit Bouchard.

Tout s'est joué lors du quatrième plongeon. Pendant que Bouchard voyait ses chances de décrocher une médaille s'envoler en raison d'un plat, Riendeau brillait en obtenant un score de 95,70 qui l'a momentanément fait passer du quatrième au deuxième rang. Riendeau n'a toutefois pu garder la cadence et a abouti à deux places du podium.

«Quand je suis parti, j'ai ressenti comme un choc dans mon coude, comme si mon nerf avait coincé, et ça s'est propagé jusqu'au cou, a expliqué Bouchard, visiblement déçu. Ça m'a surpris et j'ai perdu mes repères pendant ma chute. C'est pour ça que je suis arrivé sur le dos.»

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