L'appel du Mans

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De gauche à droite: Nicholas Tandy, Earl Bamber et Nico Hulkenberg.

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Daniel Ortelli
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LEMANS

En remportant les 24Heures du Mans dimanche dès sa première participation, Nico Hülkenberg, pilote Force India en Formule 1, a montré l'exemple à Fernando Alonso et Jenson Button, deux champions du monde qui galèrent comme lui en F-1 et songent à rejoindre l'endurance.

Humble et souriant, intelligent et rapide, l'Allemand de 27 ans n'a pas gagné au Mans parce que c'était facile. Il a gagné, avec Earl Bamber et Nick Tandy, parce qu'il avait la meilleure voiture, une Porsche 919 Hybrid, et parce que tous trois ont fait un sans-faute.

De quoi donner envie à Alonso et Button? Ces deux pilotes d'exception hésitent depuis l'an dernier à quitter une F-1 en crise pour rejoindre les rangs de l'endurance. Ils gagnent encore beaucoup d'argent, mais plus de courses, et ils montent de plus en plus rarement sur le podium.

L'an dernier, Alonso avait donné le départ des 24Heures. Six mois plus tard, il a quitté Ferrari et demandé à son nouveau patron chez McLaren, Ron Dennis, s'il pouvait aller au Mans cette année, dans une Porsche. Le maître de Woking a mis son veto.

Le précédent Webber

Avant Hülkenberg, un autre pilote de F-1 a ouvert la voie. Mark Webber a quitté Red Bull pour Porsche, fin 2013, avec une bonne raison. À 37 ans, il n'était plus aussi rapide et n'avait plus envie de se déplacer 20 fois par an sans espoir de gagner un Grand Prix.

Depuis la saison dernière, l'Australien se régale, huit fois par an. Il attire les fans en Championnat du monde d'endurance (WEC), parce que son image est forte, et les audiences montent grâce à cet «effet Webber», confient les promoteurs. Il a terminé 2e de ces 24Heures, derrière Hülkenberg, et Porsche a fait un doublé.

Entre deux course du WEC, Webber revient parfois en F-1 et essaie de convaincre ses deux amis, Alonso et Button, de venir le rejoindre en endurance. Pour l'instant, ils n'ont pas cédé à ses avances, mais ça pourrait venir: dans leurs McLaren-Honda, ils se traînent en queue de peloton, encore plus loin qu'Hülkenberg.

Ce dernier est un symbole parce qu'il n'a que 27 ans, beaucoup de talent, et parce que son avenir est bouché, à court terme.

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