Plus affamé que jamais

Patrick Chan croit avoir ce qu'il faut pour... (Paul Chiasson, La Presse Canadienne)

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Patrick Chan croit avoir ce qu'il faut pour revenir au sommet.

Paul Chiasson, La Presse Canadienne

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Lori Ewing
La Presse Canadienne
VAUGHAN

Patrick Chan a décidé de réécrire la fin de son aventure olympique lors des cérémonies de clôture des Jeux de Sotchi, à l'issue de la traditionnelle remise du drapeau olympique aux organisateurs des Jeux de Pyeongchang, en Corée du Sud, en 2018.

«Je me suis dit: 'Je ne veux pas que ça finisse. Ce n'est pas la fin que j'espérais', a commenté Chan, qui avait terminé deuxième derrière le Japonais Yuzuru Hanyu quelques jours plus tôt. La fin d'un chapitre, oui. Mais je veux en commencer un autre.»

De retour d'un voyage de surf de huit jours au Costa Rica, le triple champion du monde de patinage artistique a rouvert son livre cette semaine, reprenant l'entraînement en étant plus affamé que jamais après avoir opté pour une année sabbatique en 2014.

«C'est le fun, c'est excitant, a lancé Chan. Mais c'est aussi très épeurant, parce que c'est un peu étonnant.»

Il a reconnu qu'il avait légèrement craqué lorsqu'il a repris pour la première fois son programme long.

«C'est tellement difficile, patiner est tellement difficile présentement», a-t-il évoqué.

Et au niveau de la forme physique, en dépit du fait qu'il semblait être en bonne condition pendant l'entraînement de mercredi avec son chorégraphe David Wilson, Chan a reconnu qu'il était à des lunes d'être compétitif.

«Absolument. Je ne suis même pas près de pouvoir faire mon programme court ou mon programme long, ni même des portions de ceux-ci, a expliqué le Torontois. J'ai essayé de pratiquer mes triples axels et mes quadruples en tournée, mais c'était difficile parce que la patinoire était plus petite et que je me contentais de m'amuser.»

Une pause qui n'en était pas une

Wilson, qui a travaillé avec Chan pendant des années, a cependant dit que le patineur âgé de 24 ans n'était plus le même patineur qu'à l'époque où il a décidé de prendre une pause. Wilson a expliqué qu'en saison, un patineur peut participer à six ou sept événements. Chan, entre-temps, a effectué près de 40 spectacles autour du monde dans la dernière année. En conséquence, la pause de Chan n'en était pas véritablement une, mais plutôt une façon différente de s'entraîner.

«Quand vous passez du statut d'amateur à celui de professionnel, que vous êtes sur la patinoire à chaque soir afin de vendre votre salade à l'audience et de créer des liens avec elle, c'est une expérience inestimable, qui vous change, a étayé Wilson. Tout est dans le contact visuel, dans son dévouement à réaliser chaque mouvement comme s'il y avait une foule dans les gradins.

«On peut facilement voir qu'il est habitué de patiner devant une foule. Il a plus de charisme que lorsqu'il a quitté la première fois.»

Ainsi, s'il avait décidé d'annoncer sa retraite, Chan a assuré qu'il aurait été satisfait de ses résultats, qui comptent notamment sept titres nationaux. Il participe déjà à des projets à l'extérieur de la patinoire, dont la fabrication de son vin de glace, qui sera lancé ce week-end.

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