Canuel flirte avec la victoire

La Néerlandaise Kirsten Wild a été la plus... (Etienne Ranger, LeDroit)

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La Néerlandaise Kirsten Wild a été la plus rapide à franchir les 108 km. La Gatinoise d'adoption Karol-Ann Canuel, ci-dessous, a glissé au 30e rang alors qu'elle menait avec 5 km à faire.

Etienne Ranger, LeDroit

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Le Grand Prix cycliste de Gatineau a bien failli couronner une championne locale pour la première fois de son histoire.

Karol-Ann Canuel menait la course sur route sanctionnée par l'Union cycliste internationale (UCI) avec cinq kilomètres à parcourir sur le trajet qui en comptait 108, hier soir, dans le secteur Hull. Mais elle n'a pu maintenir la cadence devant un peloton de tête relevé et agressif.

Une des adversaires qui l'a doublée alors que le soleil se couchait sur l'Outaouais?

La vedette néerlandaise Kirsten Wild, qui brûle les bitumes en Europe et en Asie. Cette dernière s'est imposée lors d'un sprint final impliquant 39 des 114 participantes. Elle a remporté cette sixième édition du Grand Prix, devançant la Lavalloise Joëlle Numainville et la championne du Luxembourg, Christine Majerus qui ont pris respectivement les deuxième et troisième positions.

«J'ai essayé quelque chose au dernier tour. J'ai tout donné. Je me disais que je n'avais rien à perdre. Je me disais que je pouvais peut-être me rendre jusqu'au bout.»

Karol-Ann Canuel

Tout ce monde a complété la course en deux heures, 45 minutes et 14 secondes. Un temps rapide. La vitesse moyenne a atteint le cap des 38 km à l'heure dans les deux dernières boucles.

«Je suis déçue, surtout qu'aucune fille de notre équipe ne se trouve sur le podium, a soutenu Canuel, qui a glissé en 30e position, franchissant le fil d'arrivée parmi le peloton de tête.

«J'ai essayé quelque chose au dernier tour, a ajouté l'étoile de la formation Velocio-SRAM. J'ai tout donné. Je me disais que je n'avais rien à perdre. Je me disais que je pouvais peut-être me rendre jusqu'au bout. Tout allait dépendre comment les filles réagiraient derrière. Des fois ça fonctionne, d'autres fois ça ne fonctionne pas, comme ce soir.»

Flanquée de Numainville, Canuel avait tenté une première échappée avec deux tours à compléter sur la promenade du Lac-des-Fées. Les deux femmes avaient toutefois été rattrapées.

Victoire prévisible

Mais la Gatinoise d'adoption s'est essayée une deuxième fois lors de la dernière boucle, tenant le coup cette fois pendant cinq kilomètres. Sa plus longue avance a été de 15 secondes.

Que Wild gagne n'a rien de surprenant. Elle a vu le drapeau à damiers de près souvent depuis le début de la saison internationale.

Sa feuille de route comprend notamment des victoires à la Ronde van Gelderland et l'Omloop van Borsele. À cela s'ajoute une deuxième position au Tour de Chongming, une étape chinoise de la Coupe du monde.

Par le passé, l'athlète âgée de 32 ans a remporté le maillot jaune au Tour du Qatar à quatre reprises.

«Ce fut une course très difficile. Il y a d'excellentes cyclistes en piste, mais j'ai été bien appuyée par mes coéquipières», a dit Wild au sujet de l'équipe norvégienne Hitec Products. Ses amies et elle se doutaient que l'épreuve se déciderait lors d'un sprint.

Aucune attaque n'avait collé durant la centaine de kilomètres.

Restait à voir si Wild avait encore les jambes fraîches. «Tu ne sais jamais comment tu vas te sentir dans un sprint. Sauf que j'avais confiance en mon équipe», a-t-elle répété avant de prendre la direction du podium.

Quant à Numainville, il s'agissait d'une quatrième présence sur le podium du GP cycliste de Gatineau. La membre de l'équipe canadienne avait notamment remporté l'édition inaugurale en 2010.

Ça continuera de rouler sur le boulevard des Allumettières ce matin. Ce sera place à la Chrono Gatineau, un contre-la-montre de 14 km.

La déception de Bonhomme

Ça pleurait sous la tente d'une équipe locale après la course.

Une de leurs jeunes vedettes, Ariane Bonhomme, a dû être consolée après avoir été contrainte à l'abandon avec un tour à compléter. C'était la deuxième année qu'elle ne ralliait pas le fil d'arrivée devant parents et amis dans son patelin.

«Ariane veut tellement réussir, a noté la directrice sportive de la formation OPUS - The Cyclery, Jenny Trew. Elle se met beaucoup de pression. Et quand ça ne va pas super bien...»

Bonhomme s'est retrouvée dans un groupe qui a été largué par le peloton après seulement 20 km. Elle peut toutefois se consoler. Plusieurs cyclistes n'ont pu terminer la course sur route. Il y a eu un total de 35 abandons.

«Tu as besoin de journées moins bonnes pour devenir excellente», a rappelé Trew, elle-même une ancienne cycliste compétitive.

Bonhomme, 20 ans, excelle avant tout sur piste. La Gatinoise compte des participations à plusieurs épreuves internationales, dont une étape de la Coupe du monde et les championnats du monde juniors.

«Il y a six semaines, elle a chuté lors d'une course en Arkansas. Elle a subi une commotion cérébrale. Elle vient de recommencer à courir.»

Son équipe veut prendre bien soin d'elle. L'objectif? Que la jeune femme soit prête à attaquer les championnats nationaux sur piste à l'automne.

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