Un «oubli» qui a ébranlé Sinclair

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Christine Sinclair

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Son absence parmi les trois finalistes du Ballon d'Or féminin de la FIFA avait été qualifiée d'injustice par son entraîneur. Une semaine après avoir été snobée pour ce prestigieux prix, Christine Sinclair a brisé le silence, mercredi après-midi, devant plus de 200 étudiants-athlètes d'une école secondaire francophone d'Ottawa.

«J'étais sous le choc...», a avoué la capitaine de l'équipe canadienne de soccer féminin. Une des meilleures marqueuses au monde, elle avait inscrit six buts à Londres en août, un nouveau record des Jeux olympiques, aidant sa formation à gagner le bronze.

L'attaquante âgée de 29 ans avait épaté notamment en demi-finale, touchant la cible trois fois contre les puissantes Américaines.

«Ça m'a pris quelques jours pour m'en remettre», a souligné Sinclair. Mais elle était surtout peinée pour une personne, John Herdman. L'homme qui a dirigé l'équipe canadienne à un premier podium olympique.

Ce dernier était un candidat pour le trophée d'entraîneur de l'année, mais tout comme sa joueuse vedette, il ne s'est pas retrouvé parmi les trois finalistes.

«J'étais encore plus sous le choc qu'il ne soit pas un finaliste», a-t-elle indiqué.

Une semaine plus tard, la page a été tournée sur cet épisode.

«Je n'ai jamais rêvé de remporter un titre de joueuse de l'année de la FIFA, a-t-elle noté. Ce qui s'avère important à mes yeux, c'est la médaille olympique que nous avons gagnée.»

Puis, Christine Sinclair a rappelé que le soccer se veut avant tout un sport d'équipe.

«Ce qui est important aussi pour moi, c'est de savoir ce que je peux faire pour aider notre formation à gagner le prochain match», a-t-elle ajouté.

Sa réponse lui a valu les applaudissements les plus nourris de la conférence qui a duré une quarantaine de minutes.

Sinclair, qui a porté le drapeau canadien lors des cérémonies de fermeture des Jeux, était l'invitée du programme sport-études de l'école secondaire Louis-Riel, tout comme ses coéquipières Karina LeBlanc, Diana Matheson et Rhian Wilkinson. En plus de répondre à une dizaine de questions, elles ont été prises en photo en plus d'autographier chandails, affiches et même un iPhone!

Durant la conférence, les joueuses ont parlé de leurs superstitions, leur parcours olympique de même que leurs débuts au soccer.

La gardienne LeBlanc a touché à un ballon sur le tard à l'âge de 11 ans. Elle tripait basket et athlétisme avant de se tourner vers le foot.

Sinclair, elle, a foulé un terrain plus tôt dès l'été de ses quatre ans. Ses débuts compétitifs quelques saisons plus tard n'ont pas été faciles à Burnaby, en Colombie-Britannique.

«Notre équipe se faisait démolir match après match», a-t-elle relaté en riant.

Quant à Matheson, elle est toujours amoureuse de sa médaille de bronze gagnée aux Jeux. C'est celle qui avait marqué le but vainqueur contre la France dans le match décisifi.

«Je viens de connaître le plus bel été de ma vie», a avoué l'ancienne joueuse du Fury d'Ottawa.

Dans la foule, on retrouvait des membres de l'équipe de soccer des Rebelles de Louis-Riel dirigées par Joé Fournier. Elles ont conservé une fiche de 37-3 la saison dernière, s'inclinant en finale du championnat ontarien scolaire AAA en tirs de barrage.

Une des adolescentes, le milieu central Christine Rebus, avait eu la chance de s'entraîner mardi avec les quatre médaillés olympiques. À ses côtés hier se trouvait l'arrière central des Rebelles, Adrienne Li. Elle cogne aux portes du programme canadien.

Dans deux semaines, l'étudiante participera au camp de sélection finale de l'équipe nationale des moins de 16 ans.

«Aujourd'hui, c'est une opportunité de rencontrer des modèles et leur poser des questions», a soutenu Li.

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