Deux pour signifier une deuxième participation en carrière aux Jeux olympiques. Les deux doigts pointés en forme de «V» comme dans le mot victoire.
À pareille date l'an dernier, peu de gens croyaient que la triathlète de Gatineau obtiendrait son billet vers Londres. Sauf elle. Mais c'est fait. Elle a gagné son pari.
Triathlon Canada a officialisé hier ce que LeDroit rapportait dans son édition de mardi. Que Tremblay prendra le départ de l'épreuve olympique le 4 août prochain.
«Il n'y avait pas de plan B pour moi. Le seul plan que j'avais cette année, c'était me qualifier pour les Jeux, rien de moins, a soutenu l'athlète âgée de 29 ans lors d'une téléconférence.
«Je n'ai jamais douté que je serais à Londres, même si j'avais connu une saison boiteuse.»
Tremblay avait empilé contre-performances, abandons et malchances en 2011. Mais elle a rebondi ce printemps avec une première victoire en carrière en Coupe du monde, triomphant en avril à Ishigaki, au Japon.
Puis il y avait eu cette huitième position, une semaine auparavant, à une étape de la série des Championnats du monde à Sydney, en Australie.
Un revirement qui a épaté les dirigeants de Triathlon Canada. «Je la crois quand elle dit n'avoir jamais eu de plan B, a soutenu le directeur Alan Trivett.
«Kathy s'est engagée auprès de nous l'automne dernier à changer d'entraîneur et faire tout ce qui était possible afin de se qualifier. Les bottines ont suivi les babines (...) Elle a su se sortir d'une situation difficile et rebondir. Elle a confiance en elle-même et son entraîneur.»
Tremblay a renoué avec son ancien coach Alex Sereno, qui l'avait guidée vers sa première médaille internationale en 2006 avant de tirer sa révérence. Des retrouvailles, qui visiblement, ont tout changé.
«J'ai à nouveau du plaisir», a soutenu Tremblay, qui avait terminé 31e il y a quatre ans à sa première présence aux Jeux
«En 2008 à Pékin, je ne m'entendais plus avec mon entraîneur de l'époque, a-t-elle précisé par la suite en entrevue. Je n'avais pas envie de le voir durant les Jeux. Ça faisait un an que ça durait.»
Plus de détails dans LeDroit du 13 juin ou sur ledroitsurmonordi.ca