Soirée émotive à la Place TD

Le Rouge et Noir disputera sa première partie... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Le Rouge et Noir disputera sa première partie régulière de la saison vendredi.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Ce sera soirée de premières, vendredi soir, à la Place TD.

Le Rouge et Noir disputera une première partie régulière en 2017. Mais il s'agira aussi de la première fois de son histoire qu'il ouvre une saison à la maison.

En 2014, le coup d'envoi a été donné à Winnipeg. L'année suivante, c'était à Montréal contre les Alouettes. Puis il y a 12 mois, ça se passait à Edmonton.

«Il était temps», avoue un des propriétaires Jeff Hunt.

Mais surtout, ce sera la première fois que le Rouge et Noir hissera une bannière de champion de la coupe Grey. Ça se passera dans les minutes qui précéderont le botté d'envoi de sa partie contre les Stampeders de Calgary. La même équipe qu'il a vaincue en novembre dernier en finale de la Ligue canadienne de football (LCF).

«Ça sera spécial, reconnaît le bloqueur étoile SirVincent Rogers.

«L'an dernier à Edmonton, nous étions dans la position des Stampeders. Nous avions assisté à une cérémonie soulignant le championnat remporté par les Eskimos quelques mois auparavant contre nous.»

Jeff Hunt promet que les amateurs sur place auront des frissons. Qu'ils vivront un autre «moment mémorable». Un peu comme le défilé.

La dernière bannière de champions de la coupe Grey à la Place TD remonte à 1976. Plusieurs des jeunes amateurs du Rouge et Noir n'étaient pas nés à l'époque.

L'équipe n'a pas cherché longtemps pour déterminer qui dévoilera cette nouvelle bannière attendue depuis 40 ans. «Il n'y avait qu'un choix possible. Puis ça tombait bien. Cette personne tenait à le faire, raconte Hunt en parlant du nouveau retraité Henry Burris.

«Ça sera émotif pour lui aussi car il a gagné la coupe Grey avec les gars qui s'apprêteront à entamer une nouvelle saison sans lui.»

Pour sa part, le bloqueur SirVincent Rogers dit que les joueurs ne pourront savourer le moment «que deux ou trois secondes». Car les Stampeders seront gonflés à bloc. «Il faudra être prêt dès le botté d'envoi. Pas le choix», dit-il.

Des joueurs des Stampeders n'ont pas caché qu'ils n'ont toujours pas digéré cette défaite en prolongation. Le Rouge et Noir le sait trop bien.

«Eux autres sentent qu'on leur a volé le match de la coupe Grey. Nous, nous sentons que le pointage n'aurait jamais dû être si serré que ça, fait valoir l'ailier défensif Arnaud Gascon-Nadon.

«Chacun a sa perception des choses», enchaîne-t-il.

Un petit deux que les vétérans prendront la parole dans le vestiaire avant de fouler le terrain. Le Rouge et Noir compte huit recrues dans son alignement pour ce premier match.

«On se doutait bien qu'il y aurait une cérémonie, même si nous ne sommes au courant de rien, ajoute le capitaine des unités spéciales, Patrick Lavoie. «Notre concentration est dirigée vers les Stampeders. C'est un gros test pour entamer la saison.»

Surtout que les deux clubs s'affronteront à nouveau la semaine suivante, mais à Calgary.

«Si nous pensons à autre chose que les Stampeders et notre préparation, nous pourrions nous ramasser rapidement avec une fiche de 0-2 ou 0-3 après deux ou trois semaines, laisse tomber Lavoie. Tu ne veux pas ça. Nous essayons prendre ce premier match très au sérieux.»

Hanter les Stampeders

A. J. Jefferson sait que les Stampeders de Calgary le mettront à l'essai tôt dans le match. Ça fait l'affaire du nouveau demi de coin du Rouge et Noir. « J'ai hâte que leur quart Bo Levi Mitchell lance un ballon dans ma direction. Je piaffe d'impatience de réaliser un gros jeu et le narguer avec ça durant le match. »

Sans surprise, il se décrit comme un joueur qui adore le jeu physique. « Et qui parle beaucoup... beaucoup sur le terrain », précise Jefferson, qui a disputé 43 parties dans la NFL avant de passer les deux dernières saisons dans la LCF à Toronto.

Chez les Argos, il a réussi 39 plaqués et trois interceptions en seulement 12 parties en 2016. Deux de ses interceptions ont été réalisées durant un match à la Place TD. « A.J. c'est un gars qui excelle à réussir des jeux spectaculaires à des moments importants, fait valoir le vétéran demi défensif Jerrell Gavins.

Un commentaire qui arrache un sourire au principal intéressé.

«Quand le ballon dans les airs, je ne suis jamais trop loin. Je veux toujours être la personne qui va mettre les mains sur cette passe adverse.»

Jefferson a été embauché durant l'hiver afin de combler le départ de Mitchell White, qui a pris la route de la NFL. «Je ne le cacherai pas. J'ai de gros souliers à chausser, dit-il. Martin Comtois, Le Droit




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