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Quatre marathons, 10 000 m de dénivelé, un défi épique

Richard Turgeon a vécu des sensations fortes en... (Courtoisie)

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Richard Turgeon a vécu des sensations fortes en s'approchant du fil d'arrivée. «En rentrant à Chamonix, ils font sentir les coureurs pour des héros. C'est dur d'accoter cet événement en terme de grandeur.»

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Le Mont-Blanc a beau se trouver en altitude, la plus haute montagne des Alpes n'a pas échappé à la canicule le week-end dernier.

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Le trio d'ultra-marathoniens de l'Outaouais a UTMB: Benoît Létourneau, Richard Turgeon et Éric Deshaies

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Des 2555 coureurs qui ont pris le départ de la monstrueuse épreuve de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) vendredi soir, 43% n'ont pas été en mesure de compléter le parcours. Habituellement, ils sont environ 30% à devoir abandonner la course de 170 kilomètres sur 10 000 mètres de dénivelé.

Un trio d'ultra-marathoniens de l'Outaouais n'a pas échappé à cette vague d'abandons. Si Benoît Létourneau et Richard Turgeon ont réussi à franchir le fil d'arrivée en 35 et 37 heures respectivement, Éric Deshaies a dû déclarer forfait au 112e kilomètre. Victime de problèmes digestifs qui l'ont fait vomir à quelques reprises, l'ancien champion du double IronMan devait s'arrêter.

Ancien membre de l'équipe canadienne de ski de fond, l'Ottavien Benoît Létourneau a été le premier Canadien à croiser le fil d'arrivée en plein coeur de Chamonix, à cinq heures dimanche matin, pendant que ses habitants dormaient encore. Il a pris le 69e rang du groupe d'âge des 40-49 ans et le 204e rang du classement général. Le Gatinois Richard Turgeon est arrivé deux heures plus tard à la levée du jour dans une ambiance festive et avec un comité d'accueil bien plus considérable. Il a terminé 17e dans la catégorie des 50-59 ans et 329e parmi les 1468 finissants.

Pour lui, «la mère de toutes les trails» a fait honneur à sa réputation.

«C'était épique cette course-là! Elle a été plus difficile que nous pensions. Le parcours était très technique et il faisait super chaud. Il y a eu des orages, du tonnerre et de la grêle, mais l'ambiance était capotée! Au départ, c'était presque spirituel notre affaire! Tout le monde était en transe. Je vais retenir la beauté des paysages et les encouragements des gens dans les petits villages où il y avait des ravitaillements», a expliqué Richard Turgeon après avoir complété l'équivalent de quatre marathons sur des sentiers de montagne en seulement 37 heures.

Doyen du trio qui s'entraîne dans le parc de la Gatineau, Turgeon était parti pour la gloire. Il a même occupé la tête des participants de son groupe d'âge pendant un moment et il a détenu jusqu'à deux heures d'avance sur son ami Létourneau au 112e kilomètre, mais ce dernier avait gardé le meilleur pour la fin.

«Ben a mieux géré sa course. Il a dormi deux heures à un moment où la chaleur était accablante, durant le jour, alors que j'ai fait trois siestes d'une trentaine de minutes. Il trouvait que nous étions partis trop vite. Il a été visionnaire. Il a terminé en force. Vers le 150e kilomètre, il m'a rattrapé en passant comme une flèche!», a ajouté le physiothérapeute de 50 ans.

Richard Turgeon a vécu des sensations fortes en s'approchant du fil d'arrivée. «En rentrant à Chamonix, ils font sentir les coureurs pour des héros. C'est dur d'accoter cet événement en terme de grandeur.»

La plus ardue et la plus longue course de leur vie étant derrière eux, les trois surhommes de l'Outaouais voudront-ils la refaire?

«Éric va sûrement vouloir y retourner pour finir ce qu'il a commencé. Il y a d'autres courses tripantes dans le monde. On va prendre le temps de se savourer notre expérience. Plus tard, nous prendrons une bière pour discuter du calendrier à venir. Nous avons trop de fun pour arrêter», a conclu celui qui a perdu jusqu'à 30 000 calories pendant sa course folle sur le Mont-Blanc.

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