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Course folle sur les pentes du Mont-Blanc

L'Ultra-Trail du Mont-Blanc emprunte des sentiers de la... (Jean-Pierre Clatot, Archives AFP)

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L'Ultra-Trail du Mont-Blanc emprunte des sentiers de la célèbre montagne en traversant les frontières de la France, de la Suisse et de l'Italie.

Jean-Pierre Clatot, Archives AFP

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Ils travaillent dans trois domaines différents. Le premier est physiothérapeute. Le deuxième est informaticien. Le troisième est spécialiste du sommeil. Pourtant, Richard Turgeon, Benoît Létourneau et Éric Deshaies partagent un trait commun. Ils s'abreuvent de défis extrêmes.

Benoît Létourneau, Richard Turgeon et Éric Deshaies amorceront vendredi une... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 1.0

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Benoît Létourneau, Richard Turgeon et Éric Deshaies amorceront vendredi une course trépidante de 170 kilomètres sans interruption sur les pistes du Mont-Blanc.

Etienne Ranger, LeDroit

Vendredi, sur le coup de 18h en France, ces trois surhommes vont amorcer une course trépidante de 170 kilomètres sans interruption. 

L'«Ultra-Trail du Mont-Blanc» emprunte des sentiers de la célèbre montagne en traversant les frontières de la France, de la Suisse et de l'Italie. Ces adeptes du trail auront jusqu'à dimanche après-midi pour compléter le parcours qui se fera sur 10 000 mètres de dénivelé. Assez différent de leur terrain d'entraînement dans le parc de la Gatineau!

Benoît, l'informaticien, espère compléter l'épreuve en 30 heures alors qu'Éric, le spécialiste du sommeil, veut franchir le fil d'arrivée en 32 heures et Richard, le physio, vise un chrono de 35 heures. Le trio pourra s'arrêter pour sommeiller de 20 à 30 minutes et faire le plein de protéines à l'occasion, mais attention, le chronomètre ne s'arrêtera pas.

Un peu cinglés, ces trois adeptes du trail?

«C'est ce que les gens ont tendance à penser!» s'exclame Richard Turgeon dans une conversation FaceTime en direct de Paris, alors qu'il s'apprêtait à aller rejoindre ses confrères à Chamonix. «Par contre, dans la communauté de l'ultra-marathon, on se trouve bien normal. C'est une question de perspective. On ne s'en va pas là-bas à l'improviste. On s'est qualifié pour cette prestigieuse course. Nous avons amassé des points en complétant des courses de plus de 100 kilomètres dans la dernière année.»

«Le plus grand défi sera de bien s'alimenter et de résister à la tentation d'aller dormir tout en prenant de bonnes décisions.»

Richard Turgeon

L'Ultra-Trail du Mont-Blanc existe depuis 2003 et l'engouement est palpable chez ses participants. Cinq mille personnes s'y inscrivent chaque année, mais seulement 2300 coureurs sont retenus par un système de tirage au sort. En Outaouais, Benoît Létourneau et Éric Deshaies ont été chanceux cette année, mais Richard Turgeon n'avait pas été retenu. Il a toutefois eu droit à une deuxième chance.

«J'ai hérité d'un dossard solidaire. Celui-ci est réservé aux participants qui amassent des fonds pour des campagnes humanitaires. J'ai réussi à obtenir mon dossard en me rendant compte que j'étais entouré de beaucoup de gens généreux», a ajouté Turgeon, âgé de 50 ans, qui s'est spécialisé dans le triathlon, le marathon et le ski de fond dans une autre vie.

Ses compagnons sont expérimentés. Éric Deshaies, 43 ans, a complété une quinzaine d'IronMan et il a été champion du monde du double IronMan en 2008. Benoît Létourneau, 45 ans, fait des ultra-marathons depuis deux ans, mais l'Ottavien s'est fait connaître sur l'équipe nationale de ski de fond.

Pour Richard Turgeon, l'Ultra-Trail du Mont-Blanc fait partie de sa bucket list depuis qu'il est tombé dessus par pur hasard lors d'un voyage à Chamonix il y a cinq ans. «Tout de suite, je me suis dit qu'il fallait que j'essaie ça un jour. Le Mont-Blanc, c'est la mère de toutes les trails

L'épreuve sera périlleuse. Chaque année, 30% des participants n'arrivent pas à boucler le parcours dans les délais accordés. Les athlètes ont 46 heures pour traverser les frontières des trois pays sur un trajet accidenté. «Le plus grand défi sera de bien s'alimenter et de résister à la tentation d'aller dormir tout en prenant de bonnes décisions. Quand la fatigue s'installe, l'épreuve devient psychologique. Nous allons repousser nos limites à l'extrême.»

Il sera possible de suivre la progression des trois concurrents de l'Outaouais en direct sur le web. Au bord de l'épuisement pendant certaines portions de la course, nos trois comparses auront besoin de mots d'encouragement. Et comme il est obligatoire d'avoir un portable durant l'épreuve...

«On s'attend d'avoir l'appui de nos amis», demande Turgeon!

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