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Aleksa Gardijan croque l'or en water-polo

«Les coaches nous avaient dit que si nous... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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«Les coaches nous avaient dit que si nous étions prêts à prendre les coups, ça vaudrait la peine», raconte Aleksa Gardijan.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Ses entraîneurs de l'équipe nationale junior de water-polo masculin l'avaient averti avant la finale. Aleksa Gardijan devait s'attendre à être brassé comme jamais dans l'eau par l'adversaire.

«Je n'ai jamais encaissé autant de coups dans un match», confirme en souriant le Gatinois âgé de 18 ans.

«Les coaches nous avaient dit que si nous étions prêts à prendre les coups, ça vaudrait la peine», ajoute-t-il. Ces adultes avaient raison.

Gardijan et ses coéquipiers ont remporté ce match ultime contre les États-Unis, mettant la main sur l'or aux championnats panaméricains qui se sont conclus le week-end dernier à Edmonton. Il s'agit d'une deuxième médaille internationale en carrière pour le joueur d'utilité qui a grandi près de l'hôpital de Gatineau.

En 2013, ce fut le bronze à ce même rendez-vous pour son groupe d'âge en Argentine.

Il y a deux ans, Gardijan a participé aux championnats du monde chez les moins de 18 ans à Istanbul. «Nous avions terminé 10e, ce qui est très bon pour le Canada», note-t-il.

«L'atmosphère à la piscine, c'était fou. Les partisans turcs criaient lors de notre match préparatoire. Il y avait autant de bruit pour les autres parties.»

On comprend pourquoi il rêve maintenant aux prochains championnats du monde en 2017 en Hongrie. Ce sera sa dernière année d'admissibilité dans les rangs juniors avant de passer chez les seniors.

Les temps ont changé

Le produit du club de water-polo de Gatineau était déjà de retour à l'entraînement, mardi soir, lorsque le journaliste est passé lui jaser à la piscine du Cégep de l'Outaouais.

Il a été question de cette médaille d'or, mais aussi de ses débuts dans l'eau, il y a 10 ans.

Sa mère et son père, tous deux d'origine serbe, sont ceux qui l'ont inscrit au water-polo. Un sport qui s'avère très populaire dans leur pays natal. «Moi, je ne savais pas c'était quoi ça», souligne Aleksa Gardijan, né en Outaouais.

«Mes parents m'ont placé dans ce sport pour que je m'épuise, pour que je mange plus! J'étais très difficile avec la bouffe quand j'étais plus jeune.»

Visiblement, les temps ont changé. Le voilà qui fait 1,83 m (6') et 86 kg (190 livres).

Ce n'est plus le mince jeunot. Celui que les entraîneurs ont longtemps considéré «trop petit». Mais chaque fois, le principal intéressé trouvait le moyen de se tailler une place.

«J'étais un paquet d'os il y a six ans quand je me suis retrouvé au sein de l'équipe nationale pour la première fois. Mais je n'ai jamais lâché. Je n'ai jamais été coupé d'une équipe.»

Le voilà maintenant non seulement plus imposant, mais aussi médaillé d'or. Une récompense qui a bon goût.

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