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Les volleyeurs canadiens en route pour Rio

La formation de Glenn Hoag entreprendra un camp... (Courtoisie, Volleyball Canada)

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La formation de Glenn Hoag entreprendra un camp préparatoire à Sao Paul lundi, et arrivera au village olympique de Rio le 1er août.

Courtoisie, Volleyball Canada

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Leur place pour Rio était déjà assurée depuis leur victoire au dernier match du tournoi de la dernière chance à Tokyo, début juin, mais pour les Gatinois d'adoption qui composent l'équipe nationale masculine de volley-ball, leur prochaine participation aux Jeux olympiques d'été est devenue encore plus tangible vendredi.

Ils se sont vus présenter leurs survêtements olympiques officiels lors d'une cérémonie au centre sportif de Gatineau, domicile de l'équipe lors des sept dernières années.

Le moment a été particulièrement chargé d'émotions pour l'entraîneur-chef Glenn Hoag, qui a eu la voix nouée à quelques occasions lors de son discours venant souligner l'aboutissement d'un travail de 10 ans à rebâtir la formation nationale, absente des Olympiades depuis Barcelone en 1992.

Cela l'était d'autant plus que son fils Nicholas, né à peine deux mois avant ces Jeux, est un membre à part entière de l'équipe depuis quatre ans. Il imitera d'ailleurs son père en réalisant son rêve olympique, Glenn ayant fait partie de l'équipe de 1984, qui avait terminé au quatrième rang à Los Angeles.

«C'est un aboutissement, et c'est pour ça que c'est ressorti. Il y a beaucoup de joueurs qui ne sont pas ici mais qui ont fait partie de ça, mes pensées étaient beaucoup avec eux autres. Ça a fait ressortir les émotions et c'est correct, c'est l'endroit où il fallait le faire», a confié Glenn Hoag quelques minutes plus tard.

C'était aussi un beau moment à partager en famille, sous les yeux de la mère de ce dernier et grand-mère de Nicholas. 

«C'est super le fun. Quand tu as un petit garçon, tu ne te dis pas qu'un jour, tu vas aller aux Jeux olympiques avec lui. Nick est un joueur important dans l'équipe canadienne et c'est ce qui importe avant tout, le reste est du gravy, comme on dit. On passe ça ensemble. On est bien heureux, mais on n'en a pas jasé trop, trop. On se concentre sur l'entraînement», souligne le paternel, qui quittera lundi avec son équipe pour un camp préparatoire à Sao Paulo, avant de rentrer au village olympique de Rio le 1er août.

Pour Nicholas Hoag, qui est natif de Sherbrooke, cette participation aux Olympiques de Rio aura un caractère bien spécial évidemment en raison du lien particulier qu'il a avec son entraîneur, lui qui fait partie de l'équipe nationale senior depuis maintenant quatre ans.

«De le voir sur l'estrade avec des émotions comme ça, c'était émotif pour moi aussi. C'est spécial d'aller là-bas avec lui comme entraîneur. C'est vraiment le fun, j'ai hâte d'y aller, de participer et de connaître une bonne compétition. Je suis fier de faire partie de cette équipe et c'est certain qu'il (Glenn) m'a aidé beaucoup à réaliser mon rêve», note le rejeton de 1,96 m (6' 5"), plus jeune joueur du club à 23 ans.

Pour les joueurs de l'équipe qui ont travaillé toute leur vie pour atteindre cet objectif, ce n'est certainement pas la crainte du virus Zika qui les empêcherait de se rendre à Rio, contrairement à certaines vedettes du tennis et du golf.

«Nous, on ne s'arrête pas là-dessus, on va prendre les précautions pour le contrer et rendu là-bas, nous jouons à l'intérieur, donc on n'y est pas trop exposé. On va aller là-bas pour faire notre compétition et on ne pensera pas trop à ça. Pour nous, c'est notre plus grosse compétition, c'est notre rêve depuis qu'on est tout jeune. Maintenant qu'on y est rendu, ça va être le fun d'aller là-bas», affirme Nicholas Hoag, qui a passé la dernière saison à jouer comme professionnel en France alors qu'il ira à Milan, en Italie, la saison prochaine.

Pour son père Glenn, l'objectif à Rio est bien simple: essayer de se qualifier pour les quarts de finale, en terminant parmi les quatre premiers du groupe de six pays de leur pool. «Après ça, c'est un match sudden death, tout peut arriver. Sortir du pool, ce ne sera pas facile, il y a quatre équipes - France, Italie, Brésil et États-Unis - qui peuvent être sur le podium. Notre côté est plus fort que l'autre côté. Il va falloir battre des équipes classées plus hautes que nous», analyse-t-il.

Le tournoi préliminaire aura lieu du 7 au 15 août. Les quarts de finale débuteront ensuite le 17.

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