Korir veut mettre les pieds à Rio

La compétition sera féroce pour Tarah Korir chez... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

La compétition sera féroce pour Tarah Korir chez les coureuses d'élite au marathon. Comme d'habitude, la compétition sera principalement africaine.

Martin Roy, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Tarah Korir n'a clairement pas peur de se fixer des objectifs ambitieux. La Canadienne prendra part à son deuxième marathon à vie, dimanche, à Ottawa. Son but? Rien de moins qu'atteindre le standard olympique. Elle veut obtenir sa place au sein de la délégation canadienne des Jeux de Rio.

«Pas besoin de me le dire. Je sais que c'est un peu fou», reconnaît-elle.

La menue athlète de 28 ans a une raison toute personnelle de viser si haut. Son mari, le politicien kényan Wesley Korir, devrait se trouver à Rio. Il a été retenu au sein de son équipe nationale de marathon.

«Participer aux Jeux en famille? Ce serait un rêve! Je pense que tout le monde peut comprendre notre situation. Je sais que ce sera difficile. Si jamais ça ne fonctionne pas, j'irai quand même au Brésil pour le soutenir et pour l'encourager», dit la jeune mère. Ses enfants sont âgés de cinq et de trois ans.

La route vers Rio se fera à deux chez les Korir.

Wesley, un coureur d'élite qui a remporté le prestigieux marathon de Boston en 2012, a choisi de faire lui aussi le voyage jusqu'à Ottawa. Il chaussera les espadrilles dimanche. Dans des conditions climatiques qu'il affectionne particulièrement, il servira de «lapin» à son épouse.

«Ça tombe tellement bien. Il vient de courir une fois de plus à Boston. Il n'a pas de courses prévues d'ici le mois d'août. Il a été capable d'inclure ce voyage au Canada dans son agenda. Pour lui, ce marathon, c'est ni plus ni moins qu'un long entraînement», dit Mme Korir.

«Avec mon mari, les petites courses faciles, ça n'existe pas. Si je veux me la couler douce, généralement, je sors courir seule. Quand il m'accompagne, je dois être prête à travailler fort», ajoute-t-elle.

La compétition sera féroce pour Tarah Korir chez les coureuses d'élite au marathon. Comme d'habitude, la compétition sera principalement africaine.

La championne en titre du marathon d'Ottawa, l'Éthiopienne Aberu Mekuria, est de retour. L'an dernier, elle a franchi les 42 km en deux heures, 25 minutes et 30 secondes.

Elle était donc à environ une minute du record du parcours, établi en 2014 par sa compatriote Tigist Tufa. «Si Dieu le veut bien, je répéterai mes performances de l'année dernière», a-t-elle déclaré en conférence de presse, vendredi après-midi.

On gardera également un oeil sur une Kényane de 36 ans, Isabella Ochichi.

Médaillée d'argent sur 5000 mètres, lors des Jeux olympiques d'Athènes en 2004, elle a bien cru qu'elle devrait renoncer à sa carrière d'athlète. Une série de blessures l'ont sérieusement ralenti il y a une dizaine d'années.

À la surprise générale, dont celle des médecins qui l'ont traitée, elle a réussi à retrouver un statut d'athlète d'élite au marathon.

Elle a remporté celui du Cap, en Afrique du Sud, en 2015. Là-bas, elle a réussi un chrono de deux heures, 30 minutes et 20 secondes.

Dans un bassin aussi relevé, la Canadienne Korir souhaiterait simplement faire son meilleur temps à vie. Si elle échoue dans sa tentative de se qualifier pour Rio, elle a un plan B.

Elle pourrait tenter de se tailler une place sur l'équipe canadienne d'athlétisme sur 10 000 mètres, plus tard cet été.

Les Africains aussi se méfient de la chaleur

Même les coureurs africains se méfient des conditions climatiques qui devraient sévir lors du marathon d'Ottawa, dimanche.

«Chez nous, il fait chaud. Sauf que nos entraînements ont généralement lieu tôt le matin ou en fin de journée», souligne Evans Ruto. Le Kényan de 32 ans a remporté trois marathons entre 2009 et 2014.

Curieusement, il n'a pas gagné lors de l'épreuve où il a établi son meilleur temps à vie. Il a enregistré un chrono de deux heures, sept minutes et 49 secondes au Marathon international de la Paix de Kosice, en Slovaquie, en 2012.

À Ottawa, il sera confronté à un Éthiopien qui vient tout juste d'inscrire une grosse victoire. Dino Sefir a été sacré vainqueur du Marathon de Barcelone, en mars dernier. Là-bas, il a signé un chrono de deux heures, neuf minutes et trois secondes.

«Il me reste beaucoup d'énergie en banque», de dire celui qui fêtera son 28e anniversaire de naissance samedi.

Il promet de se tenir peinard et de ne pas trop célébrer avant d'avoir franchi le fil d'arrivée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer