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Le «6», un chiffre qui marque le marathon d'Ottawa

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Les coureurs en pleine action lors du départ de l'édition 2015 du marathon d'Ottawa

Martin Roy, Archives LeDroit

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Si la tendance se maintient, l'édition 2016 du marathon d'Ottawa trouvera une façon de marquer l'histoire de la Fin de semaine des courses. Reste à savoir comment.

L'épreuve de 42 km est prévue dimanche matin dans les rues de la capitale fédérale. Elle marquera plusieurs anniversaires. Certains tristes, d'autres cocasses.

Tous reliés par un même chiffre. Le «6».

Il y a 20 ans, le marathon d'Ottawa s'est déroulé dans la... neige et le froid. Le mercure avait chuté à -6 °C. Des vents de 25 km/h avaient été enregistrés.

Pierre Donais s'en souvient encore très bien. Il était président de l'événement en 1996.

À son réveil le dimanche matin du marathon, une mince couche de glace recouvrait même certaines rues de la capitale. Il avait pris la décision d'annuler la course de patins à roues alignées qui précédait le marathon.

«C'était extrêmement dangereux. Il avait fallu annuler sur la base que le risque était beaucoup trop grand», s'est souvenu Donais.

Une décision qui avait été contestée.

«Des gens voulaient m'arracher la tête. Certains étaient descendus de Syracuse pour cette course. Là, tu dois leur dire qu'ils ne peuvent pas rouler.»

En 1996, des braves avaient même décidé de... (Archives LeDroit) - image 2.0

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En 1996, des braves avaient même décidé de se taper la distance en culottes courtes malgré le temps glacial. Ce fut le cas de Jean Lagarde, qui avait remporté la course.

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Les marathoniens, eux, avaient pu prendre le départ une heure plus tard. Des braves avaient même décidé de se taper la distance en culottes courtes. Ce fut le cas de Jean Lagarde, qui avait remporté la course à travers les flocons de neige tombant sur Ottawa.

Pas de risque de voir de pareilles conditions ce week-end. Les plus récentes prévisions météorologiques indiquent du temps chaud et humide accompagné d'orages.

«À l'époque, le Marathon se déroulait plus tôt en mai lors de la fin de semaine de la fête des Mères, a rappelé Donais. Ça imposait un travail supplémentaire pour trouver nos 1000 bénévoles.»

L'erreur de 2006

Une erreur de bénévoles a marqué le marathon il y a 10 ans. L'édition 2006 sera toujours reconnue comme celle où le Marocain Abderrahime Bouramdane a été couronné champion sans avoir été le premier à franchir le fil d'arrivée en bordure du canal Rideau.

En 2006, les 14 premiers coureurs à franchir... (Archives LeDroit) - image 3.0

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En 2006, les 14 premiers coureurs à franchir le fil d'arrivée avaient été disqualifiés pour avoir dévié du tracé initial. Des bénévoles devant indiquer le chemin avaient quitté leur poste, semant la confusion chez les athlètes.

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Les 14 coureurs ayant terminé avant lui ont été disqualifiés après avoir dévié du tracé initial, se tapant 400 mètres en moins. Des bénévoles devant leur indiquer le chemin avaient quitté leur poste, laissant une barricade ouverte et semant la confusion chez les athlètes.

En 1986, il a bien failli ne pas avoir de marathon. L'organisation était incapable de dénicher un assureur et un commanditaire.

L'événement avait été sauvé au dernier instant.

Et si on recule plus loin dans le temps, il y a quatre décennies en 1976, le Marathon d'Ottawa avait connu un de ses premiers moments importants. Il avait accueilli les sélections canadiennes en vue des Jeux olympiques devant se dérouler quelques semaines plus tard à Montréal.

Que se passera-t-il en 2016? La réponse dans deux jours.

Courir, soigner et encore courir

Le paramédic André Mollema a été initié à... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit) - image 5.0

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Le paramédic André Mollema a été initié à la course à pied il y a plus de 25 ans. Depuis, c'est une passion, tout comme son boulot.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

André Mollema n'a pu compléter le marathon d'Ottawa à l'intérieur du temps voulu ces dernières années. Pas qu'il s'avère en mauvaise forme physique ou qu'il n'est pas assez rapide.

Au contraire. Le père de famille franco-ontarien a été triathlonien durant son adolescence.

Son coeur d'ambulancier paramédical l'a toutefois poussé à aider les pauvres coureurs qui tombaient autour de lui sur les routes. «Je ne peux pas avoir des oeillères et continuer à courir», explique l'homme âgé de 35 ans.

Ce dernier pratique son métier depuis 14 ans. «Nous pouvons reconnaître les gens qui sont malades, même s'ils se disent corrects», souligne-t-il.

«Tu as beau pousser, mais le corps peut juste en prendre tant. Puis il y a des gens qui courent en ayant des conditions médicales qui n'ont pas été diagnostiquées. Quand ils poussent, les symptômes finissent par sortir.»

Habituellement, la Fin de semaine des courses se veut une activité familiale chez les Mollema. Sa conjointe et leurs enfants se tapent d'autres distances.

Mais cette année, ce ne sera que lui sur le bitume.

«Nous avons un gros événement en fin de semaine. Une réunion de famille. Nous serons 105 personnes», mentionne-t-il

Son père l'a initié à la course à pied à l'âge de huit ans. Cet été-là, le jeune André s'était tapé une première course de deux kilomètres lors du défunt Demi-Marathon des Outaouais.

Un sport accessible

Cette passion, il l'a transmise à son tour à ses trois fils.

«C'est un sport qui est tellement accessible. N'importe qui peut prendre une heure pour aller courir 10 km, tant que tu t'étires, que tu écoutes bien ton corps. Sinon, ton corps va te lâcher.»

Courir, André Mollema fait ça 12 mois par année. Peu importe la température qui l'attend en se pointant le bout du nez à l'extérieur.

«Je m'entraîne à longueur d'année, même quand il fait -35°. Je cours dans le parc de la Gatineau.»

L'hiver, des raquettes vont remplacer parfois ses espadrilles.

«Le mois de mai, c'est l'idéal pour courir. Il ne fait pas trop chaud encore.»

Sauf peut-être ce week-end. Ce qui pourrait signifier que Mollema pourrait devoir s'arrêter à nouveau durant sa course pour secourir des participants.

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