• Le Droit > 
  • Sports 
  • > Brinck-Croteau prépare son épée pour Rio 

Brinck-Croteau prépare son épée pour Rio

Maxime Brinck-Croteau a été confirmé au sein de... (Courtoisie, Comité olympique canadien)

Agrandir

Maxime Brinck-Croteau a été confirmé au sein de l'équipe olympique en escrime, mardi matin, à Montréal. «Il n'était pas question que je manque ça», a-t-il avoué, lui qui se trouvait la veille à... Paris.

Courtoisie, Comité olympique canadien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Montréal) Le Comité olympique canadien a déniché une photo de lui à l'adolescence, debout sur la deuxième marche d'un podium aux Jeux du Québec en 2001, à Rimouski. On y voit Maxime Brinck-Croteau, sourire aux lèvres, qui porte des lunettes, des broches et un débardeur aux couleurs de l'Outaouais.

Quinze ans plus tard, l'escrimeur de Gatineau n'a rien perdu de sa joie de vivre et son optimisme. Il espère récolter une autre médaille. Celle-là aux Jeux olympiques, à Rio.

Cette fois-ci, ce sera les couleurs canadiennes qu'il défendra en sol brésilien en août.

Brinck-Croteau a été confirmé au sein de l'équipe olympique en escrime, mardi matin, lors d'une cérémonie protocolaire à la Maison olympique située à Montréal. «Il n'était pas question que je manque ça», a-t-il avoué, lui qui se trouvait la veille à... Paris.

L'athlète âgé de 30 ans s'est tapé un vol de six heures d'avion en direction de Toronto. Puis il a roulé presque un autre six heures vers la métropole québécoise.

«Puis il y a le six heures de décalage, a-t-il précisé. Ce matin, j'ai pris un capuccino et un quadruple espresso. Là, je suis réveillé!»

Il n'y avait pas que lui en provenance de l'Outaouais à cette annonce.

«J'ai deux tantes ici, un oncle, deux amis, ma soeur et mes parents... Un bus complet», a énuméré en riant Brinck-Croteau.

Tous des gens qui ont été témoins de son long parcours l'ayant guidé vers cette première participation aux Jeux olympiques. Des gens qui l'ont appuyé dans sa décision, il y a cinq ans, de plier bagage et se diriger vers la Chine.

Un choix qui l'a aidé, dit-il, à apprivoiser le côté professionnel de l'escrime.

Brinck-Croteau a aussi rendu hommage à son premier entraîneur Michel Dessureault. «Il m'a donné cette passion du sport. Un des deux éléments les plus importants pour connaître du succès», a-t-il pris le soin de noter en parlant de l'ancien Olympien.

Une photo de lui aux côtés de Dessureault a aussi défilé à l'écran géant durant la remise officielle des vestons de l'équipe olympique canadienne.

«Je porte encore des lunettes, mais j'ai grandi un peu et je suis un peu moins gras», a lancé Brinck-Croteau.

Qu'il obtienne son laissez-passer en vue des JO ne s'avère plus une surprise. Son sort a été scellé tôt en avril lors de la fin des qualifications olympiques. Mais depuis quelques heures, c'est officiel.

Les deux prochains mois et demi seront consacrés maintenant à l'entraînement et surtout, à prendre soin de son corps. 

«Il tient à un fil», a reconnu Brinck-Croteau.

«J'ai une opération prévue en septembre à une hanche. J'avais aussi des problèmes aux poignets et aux chevilles. Mes genoux commencent à vieillir. Mais tous les athlètes sont dans le même bateau. Nous avons des problèmes d'usure.»

Mais avant de penser au bistouri, il garde un oeil sur ses adversaires. C'est ce qu'il a fait durant le dernier week-end en France où se déroulait une étape de la Coupe du monde.

«Je suis allé faire mes devoirs», a-t-il avoué.

Là-bas, il s'est notamment incliné de justesse devant le Russe Vadim Anokhin, un aspirant à une médaille aux Jeux. Ce dernier a déjà remporté une épreuve du circuit Grand Prix.

Brinck-Croteau, qui a été vice-champion panaméricain en 2015, est revenu confiant de ce séjour en Europe. Il dit que «c'est réaliste» de zieuter une médaille aux JO.

«Il y a toujours des surprises, encore plus à l'épée parce que la marge d'erreur est si mince. Il y a quatre ans, un Norvégien a gagné l'argent. Il n'avait jamais rien fait de sa vie avant les Jeux et il n'a rien fait après. Que tu sois un champion olympique en titre ou un négligé comme moi, tu as autant de chance.»

Cinq escrimeurs, cinq histoires différentes

Maxime Brinck-Croteau, Eleanor Harvey, Joseph Polossifakis et Maximilien... (Courtoisie, Comité olympique canadien) - image 3.0

Agrandir

Maxime Brinck-Croteau, Eleanor Harvey, Joseph Polossifakis et Maximilien Van Haaster seront à leur première participation olympique, tout comme leur collègue Leonora Mackinnon (qui n'est pas sur la photo).

Courtoisie, Comité olympique canadien

Il y a eu cette commotion cérébrale subie à la suite d'un entraînement de boxe. C'est sans compter une tumeur à une jambe, un ulcère causé par des anti-inflammatoires et des blessures à une cheville, un genou et au dos.

Joseph Polossifakis ne l'a pas eu facile en route vers sa place au sein de l'équipe olympique canadienne d'escrime. Le sabreur âgé de 25 ans de Montréal sera un des coéquipiers de Maxime Brinck-Croteau à Rio.

«De nombreux athlètes n'auraient pu surmonter tout ce qu'il a passé à travers», a noté un des entraîneurs de la formation nationale, Benjamin Manano. «Ça va aider Joseph à réaliser une grande performance aux Jeux», a-t-il ajouté de l'escrimeur qui tire de la gauche.

Polossifakis et Croteau en seront à leur première participation olympique. Même chose pour les trois autres membres de l'équipe, Maximilien Van Haaster, Leonora Mackinnon et Eleanor Harvey.

Pour des conseils, ils pourront se tourner vers un autre entraîneur: Henri Sassine. Ce dernier connaît ça, les Jeux olympiques. Van Haaster s'avère le neuvième escrimeur qu'il forme et guide vers l'aventure olympique.

«Nous avons une équipe jeune», a admis la directrice générale de la Fédération canadienne d'escrime, Caroline Sharp.

Mais cette bande s'avère prometteuse. Surtout Eleanor Harvey, double vice-championne du monde junior au fleuret en 2014 et 2015..

«Elle a été couronnée championne du circuit de la NCAA», a souligné Sharp.

Ces nouveaux Olympiens ont été présentés sous les yeux de l'adjointe au chef de mission, Isabelle Charest. «Chaque athlète a une histoire intéressante à raconter», a-t-elle noté.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer