Du bronze gagné sur l'Outaouais

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Zachary Zwanenburg a mis ses études universitaires sur la glace pour la prochaine année ou deux. Il veut se concentrer uniquement sur sa carrière sportive.

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L'exploit d'un pagayeur franco-ontarien est passé inaperçu, il y a une dizaine de jours. Zachary Zwanenburg a remporté la médaille de bronze aux championnats du monde de canoë-kayak en style libre.

Tout ça non loin de la capitale nationale. Plus précisément à 90 minutes de route au nord-ouest d'Ottawa.

Beachburg, situé en bordure de la rivière des Outaouais, de l'autre côté de Campbell's Bay, accueillait l'élite internationale du 30 août au 5 septembre. Zwanenburg, qui est originaire de Cornwall, a monté à sa grande surprise sur la troisième marche du podium.

«Ça s'est passé beaucoup mieux que ce à quoi je m'attendais», a soutenu l'athlète âgé de 19 ans.

Ce dernier en était à sa première participation en canoë à une place. Il avait pris le départ de ces championnats, il y a deux ans en Caroline du Nord, mais en kayak, terminant en 16e position.

«Ce n'est pas la même chose. En C1, tu es positionné à genoux dans l'embarcation. Ton centre de gravité est plus haut», a-t-il expliqué.

Zwanenburg avait un avantage sur ses adversaires. Il connaît bien cette portion de la rivière des Outaouais.

«Je pagaie pas mal souvent là-bas. C'est l'endroit où j'ai appris le kayak. Je suis habitué à la vague «Garburator». Toute la rivière compresse dans une toute petite section. Ç'a créé cette vague tellement puissante.»

Les JO 2020 dans sa mire

Ce sport, il le pratique de façon compétitive depuis maintenant neuf ans.

Son père Robert, dont la famille possède des racines hollandaises, l'a initié à l'eau vive. Ce dernier s'est impliqué au sein de la direction de la fédération nationale.

Sa mère Sylvie l'accompagne parfois aux compétitions internationales. Elle agit en tant que gérante d'une des équipes canadiennes.

Ajoutez à cela que sa soeur Emily excelle aussi en canoë-kayak. Elle a terminé sixième aux Mondiaux chez les juniors.

Zachary Zwanenburg, qui aspire à travailler en génie mécanique, a mis ses études universitaires sur la glace pour la prochaine année ou deux. Il veut se concentrer uniquement sur sa carrière sportive.

Les Jeux olympiques de 2020 à Tokyo se trouvent dans sa mire.

Pour l'instant, les épreuves en style libre ne figurent pas au menu. Donc, le pagayeur de l'Est ontarien devra se rabattre sur les courses en slalom.

Et pour le plaisir, il se tape ici et là des compétitions extrêmes dans lesquelles se trouvent des chutes. Tiens, le week-end dernier, on le retrouvait sur la rivière Rouge à se faire brasser dans son embarcation.

«Je suis chanceux de ne jamais avoir été blessé sérieusement. Je connais plusieurs gens qui se sont disloqués une épaule ou se sont fait mal au dos en tombant d'une chute.»

Quand il ne pagaie pas, le jeune homme joue de la batterie. Ou il s'occupe de Kiwi Dezignz, qu'il a fondé en 2009.

Cette compagnie se spécialise dans la fabrication de... pinces nez pour des canoéistes et kayakistes.

«Ça se vend bien. Ç'a commencé comme un petit projet. Au début, le club où je m'entraînais achetait nos pinces nez auprès d'autres compagnies. Mais ça coûtait cher. J'ai donc décidé d'en faire. Les gens ont aimé ça.»

Sur ce, «Zach l'homme d'affaires» est né. Et depuis une semaine et demie, il est devenu «Zach le médaillé de bronze».

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