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Maureen Drake, d'ancienne gloire à ancienne retraitée

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Maureen Drake participera dès samedi matin aux qualifications du Challenger, une épreuve de l'ITF qui se déroulera jusqu'au 2 août au parc de l'Île. À 44 ans, elle est de loin la joueuse la plus âgée du peloton.

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Certaines des joueuses inscrites au Challenger de Gatineau pourraient être ses filles.

Quelques-unes n'avaient qu'un an ou deux lorsque Maureen Drake a atteint la quatrième ronde de l'Omnium australien en 1999. Elle a déjà croisé le fer avec Venus Williams au troisième tour de Wimbledon en 2002.

La Torontoise était à l'époque la raquette canadienne la plus redoutée sur la scène internationale. C'était avant Aleksandra Wozniak puis Eugenie Bouchard.

Voilà qu'elle tente un retour au jeu à l'âge de 44 ans.

Un retour qui a été lancé l'été dernier. Qui se poursuit en Outaouais dans les prochains jours.

Drake participera dès samedi matin aux qualifications du Challenger, une épreuve de l'ITF qui se déroulera jusqu'au 2 août au parc de l'Île. Elle est de loin la joueuse la plus âgée du peloton.

«Quand j'ai pris ma retraite en 2011, ce n'est pas parce que je n'avais plus de plaisir. Je m'étais blessée sérieusement à l'aine. Ça prenait du temps à guérir. Je me suis dit que le bon Dieu m'envoyait un message, qu'il était temps d'arrêter», a relaté la droitière de 5'9", vendredi après-midi, avant un entraînement en sol gatinois.

Lentement mais sûrement, son bobo a fini par guérir.

Drake a joué quelques tournois provinciaux pour le plaisir, tôt l'an dernier. Il n'était pas question initialement de réintégrer les rangs pros. Un poste d'entraîneur meublait ses journées.

«J'enseignais, mais ça ne se passait pas comme je voulais. Je n'étais pas trop heureuse. Puisque j'avais retrouvé la santé, que ma jambe ne causait plus de problèmes, j'ai décidé de revenir au jeu. Je veux quitter ce sport sur mes propres termes, ce qui n'était pas le cas il y a quelques années.»

Jusqu'ici, les résultats sont mitigés pour Drake, qui a déjà été classé 47e au monde en simple en 1999.

En sept tournois ITF depuis le mois de mars, l'ex-retraitée n'a pu accéder au tableau principal qu'à trois reprises, gagnant seulement une de ses quatre parties en simple. Il y a eu des arrêts à Granby, Charlotte, Bethany Beach, Charlottesville, Dothan et Palm Harbor.

On est loin de ses beaux jours à fouler les surfaces de Roland-Garros, Flushing Meadows et Melbourne.

Ça ne semble pas la déranger.

«Je prends un jour à la fois. Je n'ai plus rien à prouver. Je joue parce que je suis une passionnée de tennis. Le retour se fait lentement. Les visages sont bien différents. Je commence à me réhabituer à la routine d'une joueuse professionnelle.»

Nouvelle garde-robe

Un truc a changé dans son cas.

Sa tenue vestimentaire s'avère plus classique. Finis les morceaux flamboyants. À la fin des années 1990, c'est elle qui était souvent dans la mire des photographes.

Lors d'un tournoi à Miami contre Martina Hingis, Drake avait enfilé des vêtements dorés au look d'un léopard. «Les gens s'en souviennent encore très bien. Je ne voulais pas les porter, mais mon équipe y tenait. Le tout avait retenu l'attention. Même Martina m'avait dit que c'était beau.»

C'était la deuxième fois qu'elle portait ces couleurs. Elle avait tenté le coup un an plus tôt en Égypte. Un journaliste l'avait alors surnommée Cléopâtre.

«Un autre tournoi, j'avais adopté un look disco. Ma jupe était argentée. Ça flashait pas mal.»

Lors des prochains jours, Maureen Drake espère sûrement retenir l'attention pour une seule chose, de bons coups et quelques victoires lui permettant d'accéder au tableau principal.

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