Huit secondes de sensations fortes

Une quarantaine de cowboys provenant du Québec, d'ailleurs... (Martin Roy, LeDroit)

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Une quarantaine de cowboys provenant du Québec, d'ailleurs au Canada et même de l'Australie et du Brésil ont pris part aux trois épreuves.

Martin Roy, LeDroit

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Pendant que le mercure chutait pour s'approcher d'un record de froid à l'extérieur, la chaleur est montée d'un cran vendredi soir à l'intérieur du Centre Robert-Guertin. Revêtissant pour la plupart bottes, chapeaux et jeans, quelques centaines de personnes ont assisté aux balbutiements du premier Rodéo Gatineau.

Dans une ambiance électrisante, une quarantaine de cowboys venus de l'Australie, du Brésil, des États-Unis et bien sûr d'ailleurs au Canada, ont pris part aux trois épreuves lors desquelles ils affrontaient des chevaux et taureaux sauvages dont le poids peut frôler les 2 000 livres. Aussi dangereuses que difficiles, les compétitions ont tenu en haleine les spectateurs pendant deux heures.

Huit secondes, qui dans les circonstances pouvaient paraître comme une éternité, c'est le laps de temps réglementaire qu'avaient les compétiteurs pour demeurer en selle sur les bêtes.

Cumuler le meilleur pointage possible était certes l'objectif de plusieurs cowboys car le rodéo sert de qualification en vue de la Coupe Canada, qui aura lieu en marge du 48e Festival western de St-Tite, en septembre.

Certains étaient venus en solo ou en couple, mais à voir le nombre d'enfants dans les gradins, l'activité a attiré bon nombre de familles.

«Je suis venue par curiosité mais aussi pour mon intérêt pour le country et les rodéos. Nous sommes allés à St-Tite l'an dernier et on a bien aimé ça, alors on avait le goût de voir le rodéo ici», s'est exclamée Annie Larose à son arrivée à l'amphithéâtre gatinois.

Selon la directrice générale du Centre équestre de Gatineau, qui se cache derrière l'organisation de l'événement, le public-cible est plus large que l'on pourrait croire.

«On est à l'an un, alors il faut faire connaître l'événement. Il y a énormément de gens qui sont propriétaires de chevaux, puis on ne s'adresse pas juste à Gatineau. Il y a l'Ontario, la Petite-Nation, etc. Il y a des gens qui courent les rodéos. On a des spectateurs venus de Montréal et Québec», de dire Isabelle Millette.

La transformation du Centre Robert-Guertin en aire de rodéo n'a pas été une mince tâche.

«On avait beaucoup de contraintes ici en raison de la bâtisse. Faire entrer le sable et l'équipement a été un défi énorme», ajoute-t-elle, précisant qu'un terrain d'une superficie de dix acres aurait été nécessaire si l'événement avait eu lieu en plein air.

Par ailleurs, consciente que les rodéos s'attirent toujours les critiques des défenseurs des animaux, Mme Millette réplique en disant être une passionnée des chevaux et que «s'il y avait eu une seule once de mal envers ceux-ci, elle n'aurait pas embarqué dans l'aventure. Il y a zéro maltraitance ici, ce sont des athlètes au même titre que les cowboys. Ils travaillent environ 15 minutes par an, ils sont en pâturage le reste du temps», répond-elle.

Le Rodéo Gatineau prendra fin samedi soir et les mêmes épreuves que vendredi sont au programme. Des billets sont en vente à la porte.

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