La passion du judo et des poules

Nicolas Perrault aimerait bien devenir vétérinaire ou biologiste... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Nicolas Perrault aimerait bien devenir vétérinaire ou biologiste plus tard. Mais il ne serait pas contre devenir champion canadien de judo.

Etienne Ranger, LeDroit

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Le judo le passionne. Ses poules aussi.

Faites la connaissance de Nicolas Perrault, un ado de 16 ans de Cantley. Il s'avère un des plus beaux espoirs sportifs de l'Outaouais.

Un étudiant-athlète de quatrième secondaire au collège Saint-Alexandre qui vient de remporter une médaille de bronze aux championnats canadiens. Il a terminé troisième chez les moins de 18 ans de moins de 66 kg.

Ça s'est passé vendredi dernier à St-Jean-sur-Richelieu. Le lendemain, Perrault a terminé cinquième contre des adversaires plus âgés chez les moins de 21 ans.

«Se retrouver sur le podium l'a peut-être surpris, mais pas nous, lance Ann Larouche, qui le dirige au club St-Jean Bosco, à Hull.

«Nicolas a obtenu de bonnes performances toute la saison. Il a terminé deuxième à l'Omnium du Québec, premier à l'Omnium de l'Ontario et premier au championnat provincial.»

Donc, rien d'un accident de parcours?

«Pas du tout. Il s'est toujours bien battu, ajoute Larouche. C'est un garçon très assidu aux entraînements, très perfectionniste et persévérant. C'est un char d'assaut! Il fonce. Il n'y a pas grand-chose à son épreuve. Quand il a de la difficulté avec quelque chose, il va travailler, travailler et encore travailler afin d'obtenir du succès. Il est comme ça dans tous les domaines de sa vie.»

Ses journées commencent sur les bancs d'école. Puis à son retour à la maison en après-midi, une visite au poulailler l'attend.

Sa famille élève une vingtaine de poulets. «Je les nourris. Je ramasse les oeufs», relate Perrault, qui a aussi la tâche d'abattre les bêtes.

Plus tard, il rêve de devenir vétérinaire ou biologiste. «Travailler avec les animaux», précise-t-il.

Obligé de se chamailler

Ce dernier ne détesterait pas non plus devenir champion canadien. «Et me battre sur la scène internationale, ça serait bien aussi», avoue le médaillé de bronze, qui pratique le judo depuis sept ans.

Papa et maman ont décidé de l'initier à ce sport.

«Au début, j'y allais parce que j'étais un peu obligé, raconte-t-il en riant. Mais j'ai aimé ça assez vite. [...] J'aime me chamailler.»

Lundi, il était déjà de retour à l'entraînement. Aucun congé n'est prévu cette semaine.

Un test important l'attend le 7 juin pour l'obtention de sa ceinture noire.

«Je dois me dépêcher. Je dois pratiquer», explique-t-il. Surtout que le dernier mois a servi à le préparer en vue des championnats canadiens.

Une préparation qui aura été payante comme en témoigne sa médaille de bronze.

Le club St-Jean Bosco se cherche un nouveau toit

Fini le judo à quelques pas de l'église St-Joseph.

Le club St-Jean Bosco doit déménager son tatami après 16 ans dans les mêmes locaux. Son fondateur Jacques Beaudry confirme que les derniers entraînements auront lieu jeudi soir au deuxième étage du centre St-Joseph, situé sur la rue Berri.

Reste à voir maintenant où aboutira l'organisme qui existe depuis plus de cinq décennies. «Nous aurions aimé rester ici, mais la fabrique a vendu la bâtisse en janvier. Les frais de location ont augmenté», raconte M.  Beaudry, toujours très impliqué dans les activités du club.

C'est lui qui pilote le dossier du déménagement. Des discussions ont lieu depuis plusieurs semaines avec la Ville de Gatineau afin de trouver un nouvel édifice pouvant accueillir les 150 judokas du club. La possibilité de s'entraîner au centre sportif a été soulevée, mais écartée assez rapidement. «Nous sommes allés voir. Mais ce n'est pas notre place à nous. Le centre est trop gros, note Jacques Beaudry. Nous voulons rester dans le secteur St-Jean Bosco. Le club est venu au monde ici. Nous voulons aider les jeunes ici qui n'ont rien à faire, qui traînent dans la rue.»

Un autre local aurait été ciblé, mais les négociations se poursuivent toujours avec la municipalité. M. Beaudry s'attend à obtenir des nouvelles «d'ici 15 jours». Il est confiant qu'un nouveau dojo sera aménagé à temps en vue de la nouvelle saison prévue en septembre.

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