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Les Sénateurs jouent avec le feu et gagnent en prolongation

«À cette période de l'année, seuls les deux points comptent. Ce soir, nous... (Photo Justin Tang, La Presse canadienne)

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Photo Justin Tang, La Presse canadienne

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Sylvain St-Laurent

sstlaurent@ledroit.com

Le Droit

«À cette période de l'année, seuls les deux points comptent. Ce soir, nous avons trouvé une façon de récolter les deux points. C'est vraiment la seule chose qui compte.»

Dave Cameron était soulagé, samedi soir, quand il s'est présenté devant la presse pour livrer ses impressions d'après-match. Son équipe a effectivement réussi à se maintenir dans la course aux séries éliminatoires. Elle a réussi à signer une victoire de 4-3, en prolongation, contre les Capitals de Washington.

L'entraîneur-chef cherchait sans doute un peu à protéger ses joueurs quand il répétait que seule la victoire compte en avril. Parce que ses joueurs se sont vraiment compliqué la vie dans cet avant-dernier match à domicile de la saison 2014-15.

À mi-chemin en première période, ils menaient par trois buts. Mark Stone, Clarke MacArthur et Mika Zibanejad avaient, coup sur coup, déjoué Braden Holtby.

Une fois de plus, les jeunes Sénateurs ont prouvé qu'ils n'avaient pas la maturité nécessaire pour bien protéger une avance. Les Caps ont obtenu deux fois plus de lancers au but qu'eux dans les 40 dernières minutes de jeu. Andrew Hammond était en forme, mais à force de se faire bombarder, il a éventuellement cédé. Marcus Johansson, Mike Green et Troy Brouwer ont marqué les buts qui ont permis à leur équipe d'empocher un point.

«Au début de la deuxième période, j'ai vraiment commencé à sentir que le vent tournait de bord et qu'ils prenaient le contrôle», dit le Hamburglar.

Le gardien a quand même réussi quelques gros arrêts en fin de partie pour porter sa fiche à 17-1-1.

Cette victoire était essentielle pour la suite des choses.

Les Bruins de Boston et les Red Wings de Détroit ont aussi signé des victoires, samedi. Les deux formations de la section Atlantique ont signé des victoires en tirs de barrage.

À l'aube de la dernière semaine de la saison régulière, les Sénateurs accusent toujours un retard de trois points sur les détenteurs du dernier ticket pour les séries éliminatoires.

Depuis un certain temps, les joueurs de Cameron ont un avantage certain. Ils ont un match en main sur les Bruins.

Eh bien, ce match sera disputé ce soir. Tandis que les Bruins profiteront d'un congé pascal à la maison, les Sénateurs se rendront à Toronto pour affronter les Maple Leafs.

Pour accéder aux séries, ils devront donc dompter leurs démons.

Personne n'a oublié ce qui s'est passé la dernière fois. Le 28 mars dernier, au Air Canada Centre, les Sénateurs menaient par deux buts en milieu de troisième période. Ils ont fini par s'incliner en surtemps.

«Nous avons perdu ce match parce que nous avons commis trop d'erreurs mentales. Nous leur avons accordé trop de supériorités numériques. Nous leur avons donné la chance de revenir dans cette rencontre. Cette fois, ça ne pourra pas se passer ainsi. Nous avons besoin de gagner ce match bien plus qu'eux», estime MacArthur.

Hier, au Centre Canadian Tire, les Sénateurs n'ont pas eu de problèmes de discipline.

Ils ont marqué deux de leurs trois premiers buts alors qu'ils avaient l'avantage de deux hommes.

Les Caps n'ont pas eu l'opportunité d'attaquer à cinq contre trois à leur tour plus tard durant la rencontre. Les Sénateurs leur ont permis une seule supériorité numérique dans le reste de la partie.

«Ça faisait partie du plan de match, souligne d'ailleurs Dave Cameron. Le jeu de puissance des Capitals est dangereux. Il est mortel. Il ne fallait absolument pas leur permettre de le déployer.»

Cameron a lancé des fleurs à Bobby Ryan après le match. L'Américain n'a pas marqué. Ça lui fait huit matches consécutifs sans but. Au moins, il a mené son équipe avec cinq tirs vers le filet de Holtby. «Dans des descentes en surnombre, à quelques occasions, Bobby a choisi de lancer. C'est bon signe. Dernièrement, il cherchait constamment à faire des passes.»

Le but gagnant a été marqué par un Kyle Turris à bout de souffle, en échappée, vers la fin d'une présence sur la glace.

«Je suis chanceux. Sur une patinoire de dimension olympique, je n'aurais peut-être pas réussi à me rendre jusqu'au filet», raconte-t-il avec humour.

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