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Saveur locale à la Coupe Canada de plongeon

L'édition 2015 de la Coupe Canada permettra aux... (Courtoisie, Vaughn Ridley)

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L'édition 2015 de la Coupe Canada permettra aux amateurs de plongeon d'apprendre à connaître Jamie Bissett, un athlète de la région qui commence à se faire un nom.

Courtoisie, Vaughn Ridley

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Un premier plongeur local participera à la Coupe Canada, dont la troisième édition en eaux gatinoises aura lieu la semaine prochaine.

Jamie Bissett fera partie des 112 athlètes provenant de 19 pays qui prendront place sur les tremplins et plateformes du centre sportif du 9 au 12 avril. Originaire d'Ottawa, le jeune homme âgé de 21 ans s'avère l'invité-surprise de cette étape du circuit Grand Prix de la FINA.

Sorti de nulle part

Le plongeur, qui étudie en médecine et plonge à l'Université Purdue, est sorti de nulle part en février pour se qualifier en vue de cet événement international dans sa région natale. Il a remporté la médaille d'or à l'épreuve de 3 m aux championnats nationaux seniors, devançant deux membres de l'équipe canadienne, Marc Sabourin-Germain et Philippe Gagné.

«Je me suis surpris moi-même, avoue Bissett, qui en était à sa première compétition canadienne en trois ans.

«Je savais que je m'étais beaucoup amélioré depuis mes derniers plongeons au pays. Je voulais simplement avoir du plaisir. Gagner n'était vraiment pas dans ma mire.»

Ce dernier a réussi un record personnel de 451,45 points au tremplin de 3m pour mettre la main sur un premier titre national. «Quand j'ai vu le pointage, j'étais très excité. Mais j'ignorais que je venais de remporter l'or», relate-t-il en riant.

Ses coéquipiers et entraîneurs à Purdue, en Indiana, étaient moins sous le choc. Ils l'ont vu travailler fort lors des quatre dernières années.

Surtout, Bissett était bien entouré chez les Boilermakers.

Là-bas, de gros noms plongent à ses côtés. Des exemples?

Tiens, on retrouve le champion olympique à la plateforme de 10 m, David Boudia. Quant à Steele Johnson, il a terminé troisième aux championnats du monde en 2014.

Chez les femmes, il y a Mary Beth Dunnichay, qui était de l'aventure olympique en 2008 à Pékin. Elle n'avait que 15 ans à l'époque. «C'est un environnement propice pour devenir meilleur, concède Jamie Bissett. Tu vois des coéquipiers connaître du succès, célébrer, vivre de beaux moments.»

Là, c'est à son tour.

«Oui. Un peu tout le monde m'encourage en vue de la Coupe Canada.»

Ce sera ses premiers plongeons à une rencontre internationale. Une bonne performance pourrait solidifier sa candidature en vue des Jeux panaméricains, qui auront lieu en juillet à Toronto.

Qui sait, peut-être qu'il se trouvera aux championnats du monde. Déjà, il a rencontré un des premiers critères en remportant la Couronne canadienne.

Tout ça, Bissett le sait. Mais pas question d'y penser plus longtemps.

Pas de pression

«Je veux savourer pleinement cette première compétition internationale. Je ne cherche aucunement à me mettre de la pression sur les épaules. Je vais me pointer à la piscine tôt pour m'acclimater. Et quand viendra le temps de plonger, je vais être calme. Je vais respirer lentement.»

Toute sa famille y sera. De maman à papa en passant par ses grands-parents et une tonne d'amis.

«Ça sera excitant de plonger tous ces gens et d'entendre ton nom être crié dans les estrades. En même temps, ça sera honneur de côtoyer tous ces plongeurs d'élite qui possèdent une vaste expérience sur la scène mondiale. Je n'oublierai pas cette compétition. C'est sûr.»

Les premiers athlètes se pointeront lundi pour de légers entraînements. La compétition commencera le jeudi avec les préliminaires.

La fracture au visage qui a tout changé

Pas question de le voir sur la plateforme de 10 m au centre sportif.

Jamie Bissett ne cache pas qu'il préfère les épreuves de tremplin. On le verra notamment aux compétitions de trois mètres, la semaine prochaine, à la Coupe Canada. «Je n'aime pas me retrouver très haut», explique-t-il.

Tout ça à la suite d'un accident lors d'une période de réchauffement avant une compétition, il y a cinq ans, dans les rangs juniors. «J'avais subi une blessure assez sérieuse au visage. On avait dû m'opérer en raison d'une fracture à un os orbital.»

L'oeil gauche n'avait pas été atteint.

Et les médecins avaient effectué du très bon boulot lors de la chirurgie. «Je n'ai aucune cicatrice de cette opération», note Bissett fièrement. «Cette blessure m'a toutefois changé. Ça m'a convaincu de me concentrer sur le tremplin.»

Il reste que Bissett a quand même participé à des épreuves à la tour ici et là durant ses quatre saisons dans la NCAA. Ça permettait à son équipe de récolter de précieux points.

Bilingue, il a étudié en immersion française durant ses années à l'école primaire à Ottawa. Puis une fois rendue en Indiana, il a suivi ses cours en français en parallèle avec des études en sciences de la santé. Dans un an et demi, des études en médecine l'attendront.

Si tout va bien, ce sera après les Jeux olympiques.

«J'y pense un peu aux Jeux. Mais ce n'est pas un but pour moi. Je veux simplement continuer à m'amuser. Si je me qualifie, ça sera super. Mais si je n'y arrive pas, je serai ok. À mes yeux, je me suis déjà rendu plus loin que j'avais prévu en plongeon.»

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