Le sauteur de Gatineau fait un retour à la compétition demain à Pékin

Rochon s'envolera du «Nid d'Oiseau»

Olivier Rochon est fébrile à l'idée de renouer... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

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Olivier Rochon est fébrile à l'idée de renouer avec la compétition.

Photo Alain Roberge, archives La Presse

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Son retour à la compétition ne passera pas inaperçu. Olivier Rochon s'élancera devant des milliers de Chinois, demain, dans le «Nid d'oiseau», ce stade ayant accueilli les Jeux olympiques en 2008 à Pékin.

L'an dernier, ils étaient plus de 15000 personnes à assister à l'épreuve des sauts acrobatiques de la Coupe du monde présentée dans la capitale. Un rendez-vous que le skieur de Gatineau avait manqué.

Rochon venait de se blesser au genou gauche. Une déchirure au ligament croisé antérieur qui l'avait obligé à passer sous le bistouri, lui coûtant la saison entière et une possible participation aux JO à Sotchi.

«Je n'ai plus aucun problème avec mon genou», a confirmé l'ancien gagnant du globe de cristal.

Rochon participait hier à une conférence téléphonique organisée par l'Association canadienne de ski acrobatique. On moussait le début d'une nouvelle saison.

Il a été question du retour à la compétition du sauteur acrobatique de 25 ans.

«Je suis fébrile et un peu nerveux (...) Un peu comme lorsque je suis revenu à la compétition après ma suspension», a-t-il noté, faisant allusion à la saison 2011-2012.

Une campagne marquée par cinq médailles en Coupe du monde. Le principal intéressé avait terminé premier au classement général.

Est-ce qu'on reverra le même athlète dominant cet hiver?

Le nouvel entraîneur-chef de l'équipe nationale, Dennis Capicik, a rappelé que Rochon n'a pas eu l'occasion de s'élancer autant que ses coéquipiers sur les rampes d'eau durant l'été. «J'étais heureux de voir la façon dont il a sauté, même s'il a paru un peu rouillé, a-t-il soutenu.

«Je m'attends à ce qu'il se retrouve sur le podium à un certain moment durant la saison. Je ne peux tout simplement pas prédire quand cela se produira.»

Capicik prône la patience. Il a rappelé que la formation possède quatre ans pour remettre sur pied le champion afin de batailler pour une médaille en 2018 à Pyeongchang.

Quant à Olivier Rochon, il n'a pas fixé d'objectifs en vue de cette première compétition majeure en 22 mois.

«Côté résultat, je ne sais pas trop à quoi m'attendre. Je veux juste bien sauter et montrer que je suis encore là. J'ai connu un bon camp d'entraînement en Finlande.»

Dans le stade à Pékin, des sauts sur une piste hors de l'ordinaire l'attendent.

«Ça se passe sur un échafaudage. Ce n'est pas de la neige naturelle. Je ne sais pas trop où ils (organisateurs) vont la chercher. Il n'y a pas de neige à Pékin.»

Ses coéquipiers et lui ont pu tester la rampe hier avant de parler aux journalistes à tour de rôle.

«La neige était très granuleuse en après-midi. C'était presque devenu une patinoire. Ça devient un peu stressant.»

Mais sauter dans un stade offre un avantage.

«Au moins, il n'y a pas de vent», a noté Olivier Rochon.

Son principal adversaire demain sera son ami ontarien et co-chambreur Travis Gerrits, qui avait gagné l'épreuve de Pékin en 2013.

Dimanche, tous ces sauteurs participeront à une rare épreuve de sauts par équipe en Coupe du monde.

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