Le Canada prépare Rio à Gatineau

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«Ça fait deux fois que nous terminons (son coéquipier Ben Russell et lui) quatrièmes aux championnats du monde. Là, ça suffit!», a lancé le canoéiste Gabriel Beauchesne-Sévigny.

Etienne Ranger, LeDroit

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Ils étaient une trentaine d'athlètes canadiens réunis depuis deux jours dans un hôtel du secteur Aylmer. Certains excellent à plonger, d'autres à boxer, pagayer ou courir très vite.

Leur point en commun? Ils ne visent non seulement une participation aux Jeux olympiques dans 20 mois à Rio, mais également une médaille.

«Ça fait deux fois que nous terminons (son coéquipier Ben Russell et lui) quatrièmes aux championnats du monde. Là, ça suffit! Je suis prêt à monter sur le podium et faire partie d'une équipe très forte, a soutenu le canoéiste Gabriel Beauchesne-Sévigny, jeudi, à sa sortie d'un atelier de préparation olympique organisé par le Comité olympique canadien (COC).

«On nous a parlé de plusieurs choses ici: comment se préparer le plus efficacement possible, comment gérer son stress. On nous a appris des techniques de relaxation», a ajouté le Gatinois d'adoption.

À 30 ans, Beauchesne-Sévigny s'avérait un des athlètes les plus âgés sur place. Un des rares qui peut se souvenir de la conquête olympique à Lillehammer, en 1994, du skieur acrobatique Jean-Luc Brassard, maintenant chef de mission de la délégation canadienne.

Ce dernier a notamment blagué à ce sujet. Un journaliste lui a demandé si plusieurs athlètes avaient voulu obtenir un selfie en sa compagnie depuis mardi.

Une question qui a fait rire Brassard.

«Non... Je ne pense pas que ces athlètes-ci étaient nés quand j'ai gagné, mais j'en ai fait plusieurs (selfies) avec le staff de l'hôtel», a répondu l'ancien double champion du monde en bosses, offrant ce sourire qui l'a rendu si populaire auprès de la gent féminine.

Sur un ton plus sérieux, Brassard avait rappelé, quelques minutes auparavant, les bienfaits de réunir à un même endroit les meilleurs athlètes du Canada, un an et demi avant les Jeux. Des jeunes adultes qui ont eu droit à des témoignages d'experts de divers domaines, dont de la santé physique et psychologique.

Le Consul général du Canada au Brésil a aussi pris la parole entre quelques activités de groupe.

Une recette efficace

«Ces athlètes s'entraînent souvent chacun de leur bord, dans leur communauté. Là, ça leur donne un autre élan pour continuer, a rappelé Jean-Luc Brassard.

«Tu veux établir une complicité entre le personnel de mission, le Comité olympique canadien, les athlètes, les entraîneurs et le personnel de soutien. Tu veux créer une équipe. Cette recette a fait ses preuves à Vancouver, Londres et Sotchi. Le Canada a connu les meilleurs Jeux de son histoire ces dernières années. C'est en partie grâce à ces rassemblements-ci qui permettent de trouver des atomes crochus.»

Puis, c'est aussi une façon de donner un avant-goût de l'aventure brésilienne.

«De leur donner un bonbon», a imagé Brassard, qui a aussi pris la parole devant ces athlètes.

«Dans ma vie, je n'ai pas juste obtenu de bons résultats. J'ai eu davantage de mauvais résultats que de bons aux Jeux... Je sais c'est quoi ne pas gagner. Je peux leur raconter des histoires sur des choses qui n'ont pas marché.»

Et tous ces espoirs de médaille ont offert une attitude exemplaire dans les 48 dernières heures. Ce qui n'a pas surpris le chef de mission.

«C'est comme si je suis un professeur d'école et je n'ai que des premiers de classe, a lancé Brassard. Tu as des gens motivés. Tu n'as pas besoin de les réveiller, de leur dire quoi faire. Ils sont prêts. Ils sont disciplinés et surtout très passionnés.»

Pour l'instant, ça augure bien pour le Canada dans 20 mois au Brésil.

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