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Le «Gros Bill» a laissé des traces dans la région

Jean Béliveau a joué à quelques reprises à... (Photo fournie par le Temple de la Renommée du Hockey)

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Jean Béliveau a joué à quelques reprises à Ottawa alors qu'il portait les couleurs des As de Québec en 1951.

Photo fournie par le Temple de la Renommée du Hockey

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Jean Béliveau a déjà joué et marqué des buts à Ottawa.

Plus précisément aux débuts années 1950 quand il portait les couleurs des As de Québec dans la Ligue de hockey senior du Québec. Un circuit comptant sept équipes, dont les Sénateurs. C'était deux hivers avant de se joindre à plein-temps au Canadien de Montréal.

«Je m'en souviens encore très bien. Je l'avais vu jouer à l'époque en ville dans l'ancien Auditorium. C'était déjà tout un joueur, a témoigné Brian Kilrea, qui a dirigé les 67's d'Ottawa pendant plus de trois décennies après une brève carrière dans la LNH chez les Kings de Los Angeles.

«Nos chemins se sont croisés à plusieurs reprises par la suite. Je me rappelle encore de notre dernière rencontre.»

Il s'agissait d'un match des légendes du hockey au centre municipal en 2001.

Jean Béliveau avait accompagné les anciennes étoiles dans la capitale nationale. «Il s'était pointé à l'aréna avec une pile de cartes de hockey. Il s'était assis et avait signé des autographes sans arrêt. Il avait accommodé tout le monde avec un large sourire, a relaté Kilrea.

«C'était une autre démonstration du gentilhomme qu'il était.»

Un peu plus tard, le légendaire entraîneur des rangs juniors avait reçu la visite de l'ancien capitaine du Canadien dans son bureau.

«Nous avions jasé pendant plus d'une heure. Je lui avais offert une bière, a souligné en riant Kilrea, un amateur des produits Molson. Mais il (M. Béliveau) avait décliné. Il ne buvait que de l'eau. Il avait d'ailleurs toujours une bouteille avec lui.»

Charles Henry

Un autre homme de hockey de la région a souvent interagi avec le numéro 4. Charles Henry a raconté mercredi une série d'anecdotes.

Où commencer? Tiens par la première fois que l'ancien dg des Olympiques de Hull a parlé à Jean Béliveau au milieu des années 1950.

Henry était ado à l'époque. Et la vedette du CH était l'invité d'honneur de la parade de la fête de Dollard-des-Ormeaux dans la basse ville d'Ottawa.

«Il était assis sur la banquette arrière d'une voiture. J'avais couru pour lui demander son autographe. Je portais alors mon chandail de baseball avec le numéro quatre dans le dos. Il m'avait pris par le bras et m'avait dit: fais attention à ce numéro. Il est très important.»

Une phrase qui est restée ancrée dans la mémoire de Charles Henry. Une phrase qu'il a répétée à Jean Béliveau chaque fois que les deux hommes se voyaient.

Henry lui avait notamment offert son siège en première classe d'un vol d'avion vers Israël au milieu des années 1990. Mais son idole, qui était assise à l'arrière de l'appareil, avait décliné.

«Il n'a jamais voulu. J'étais retourné vers l'avant un peu déçu.»

Denis Potvin

Quant à Denis Potvin, il a appris le décès de son idole après avoir terminé l'analyse du match des Panthers de la Floride, mardi soir, à Détroit. «Une nouvelle très triste», a affirmé l'ancien défenseur étoile natif de Vanier.

Jean Béliveau et lui avaient plusieurs points en commun. Des joueurs imposants qui ont été capitaines de grandes équipes ayant marqué l'histoire de la LNH.

Deux hockeyeurs qui ont leur place au Temple de la renommée. «C'était toujours spécial pour moi quand il prenait le temps de me saluer. Il me disait chaque fois: comment ça va Denis?», a soutenu Potvin en reprenant le timbre de voix du «Gros Bill».

Des salutations dont il va s'ennuyer.

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