Coupe du monde de kin-ball

Gros ballon, grosse conquête

Marie-Claude Pariseau, Patrice Huneault-Genest et Jean-Francois Bourgon comptent... (ETIENNE RANGER, Le Droit)

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Marie-Claude Pariseau, Patrice Huneault-Genest et Jean-Francois Bourgon comptent parmi les représentants de l'Outaouais qui ont aidé le Canada à remporter l'or en Coupe du monde de kin-ball.

ETIENNE RANGER, Le Droit

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Les athlètes de l'Outaouais ont gagné leur lot de médailles sur la scène internationale en 2013. Que ce soit en surf des neiges, ski alpin, karaté, natation ou même en... kin-ball.

Oui, le kin-ball. Ce sport qui a fait son entrée dans les écoles du Québec, il y a un quart de siècle. Plus précisément en 1987.

Cette discipline qui se pratique à trois équipes. Dans laquelle est utilisé un gros ballon qui fait 1,22 mètre de diamètre.

Cinq joueurs de l'Outaouais ont ramené de l'or de leur séjour en Belgique, le mois dernier. La ville de Verviers, située en province de Liège, accueillait la septième édition de la Coupe du monde.

Oui, il y a même un circuit de la Coupe du monde au kin-ball. Et ce n'est pas que l'affaire d'une poignée de pays comme dans d'autres sports, même si le Canada demeure invaincu jusqu'ici.

«Chez les gars, il y avait 11 équipes. Tu avais notamment le Japon, l'Allemagne, l'Espagne, la République tchèque, la Corée du Sud et la France», souligne Jean-François Bourgon, qui a aidé la formation canadienne à remporter les grands honneurs chez les hommes.

L'étudiant en sciences de l'activité physique à l'Université d'Ottawa était flanqué de deux autres joueurs du coin là-bas, Patrice Huneault-Genest et Alexandre Gauthier.

«Souvent, les gens ne savent pas c'est quoi le kin-ball. Ils sont doublement étonnés quand on leur apprend qu'il y a une Coupe du monde», avoue Bourgon, qui été initié à ce sport lors de ses années à l'école primaire.

L'équipe féminine aussi

L'équipe féminine canadienne a aussi raflé l'or en sol belge. On y retrouvait Marie-Claude Pariseau et Stéphanie Gratton, tous deux des produits locaux.

Âgée de 22 ans, Pariseau est également étudiante, mais en éducation au primaire à l'Université du Québec en Outaouais (UQO). Elle pratique le kin-ball depuis presque 10 ans en plus d'être instructrice auprès de la relève.

Deux à trois entraînements dans une école élémentaire de Hull se trouvent à l'horaire chaque semaine. Lors du passage du Droit, ils étaient une quinzaine de joueurs à polir leur technique dans ce petit gymnase.

Coopération, stratégie et vitesse étaient au menu.

Aucune surprise quand on apprend que le but du jeu au kin-ball est de frapper le ballon à un endroit stratégique sur le terrain afin que le club visé ne soit pas en mesure de répliquer.

«Nous pouvons passer des heures et des heures à trouver de nouvelles stratégies, à nous dire que nous pourrions essayer telle affaire, que personne ne va s'attendre à ça durant une partie, souligne Bourgon.

«En même temps, la préparation physique est assez intense. Il n'y a pas beaucoup de temps mort. Et il y a de grosses frappes.»

Les blessures

Le kin-ball n'est pas différent des autres sports. Les blessures font partie du quotidien. «C'est difficile sur les articulations... les genoux, les chevilles et les coudes», note Pariseau.

Bourgon en sait quelque chose. Il a eu son lot de déchirures. «Ça arrive souvent dans les sports en gymnase qui impliquent des changements de direction», fait valoir le jeune homme de 24 ans.

Ce qui étonne au sujet du kin-ball? Il paraît que les commotions cérébrales se font rares malgré la taille surdimensionnée du ballon.

«Je n'en ai jamais vu se produire durant une partie. Quand ça arrive, c'est durant un entraînement. Ça implique une personne qui ne joue pas, qui se trouve sur le bord du mur et qui est dans la lune», soutient Patrice Huneault-Genest, qui avait aussi gagné l'or en 2011 à la Coupe du monde à Nantes, en France.

Parlant de ce fameux gros ballon, il ne coûte pas qu'une simple poignée de huards. La facture peut atteindre presque 300$ l'unité. «C'est pour ça qu'on le répare quand il déchire», souligne Patrice Huneaut-Genest en montrant les nombreuses cicatrices sur le ballon utilisé par ses coéquipiers et lui.

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