Aux grands maux, les grands moyens

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Les deux entraîneurs impliqués dans une confrontation à la fin d'un match de hockey bantam B il y a une dizaine de jours à l'aréna de Buckingham vont avoir beaucoup de temps pour penser à la gravité de leurs actes.

Le comité de discipline de la Ligue de hockey Régionale de l'Outaouais n'y est pas allé avec le dos de la cuillère dans les cas de Roch Marcil, entraîneur adjoint des Remparts de Gatineau, et Marcel Bazinet, entraîneur-chef des Sharks de La Lièvre, suspendus pour cinq et trois ans, respectivement.

Qui plus est, un autre entraîneur adjoint des Remparts, Nicolas Leclair, s'est vu imposer une suspension jusqu'au 1erjuin 2013, donc le reste de la présente saison, pour avoir menacé un arbitre à la même occasion.

Rappelons que Marcil avait traversé la glace pour aller au banc des Sharks afin de confronter leurs entraîneurs après que ces derniers eurent obtenu des officiels que la traditionnelle poignée de mains entre les joueurs des deux équipes n'ait pas lieu afin d'éviter des débordements anticipés. Une bousculade s'en est ensuivie et même si des coups ont été échangés, la police n'a pas déposé d'accusations dans cette affaire.

Il s'agissait d'un deuxième incident du genre en moins d'un mois. Un entraîneur de niveau midget BB de Gatineau ait été impliqué dans une échauffourée avec des parents de l'équipe adverse dans le lobby de l'aréna Baribeau (il a été suspendu jusqu'au 1erfévrier). Des suspensions exemplaires s'imposaient pour rappeler à tous les intervenants dans le monde du hockey mineur que de tels affrontements sont inacceptables.

«C'est très sévère comme sanction, mais nous à Hockey Outaouais, nous sommes à 100% derrière le comité de discipline. Il fallait faire passer le message que ça n'a pas sa raison d'être», me confiait hier le président de l'organisation régionale, Mario Lemery.

Le président de Hockey Gatineau, Albert Renaud, se disait satisfait des sanctions imposées.

«Nous avons passé le message à tous nos entraîneurs que de tels comportements ne sont pas acceptables et lorsque des sanctions seront imposées par la ligue, notre association va doubler celles-ci par la suite, a-t-il indiqué. Évidemment, une suspension de cinq ans, c'est beaucoup et dans ce cas-ci, on ne la doublera pas.»

Renaud était heureux de voir que l'entraîneur des Sharks, Bazinet, n'avait pas simplement eu une tape sur les doigts dans cette histoire, car il aurait nargué ses adversaires, contribuant à l'escalade. «Selon ce qu'on m'a rapporté, il a applaudi en direction des parents de Gatineau et fait le signe de lever son pouce. Ça a eu pour effet de jeter de l'huile sur le feu et c'est bien de passer le message que ça n'a pas sa place non plus dans le hockey», dit-il.

Plus de détails dans LeDroit du 22 novembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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